La Voix du Nord - 08/09/2007 |
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Prêts à entrer dans la mêlée !
Dans l’un des halls de l’immense hôtel Melia Castilla, le dernier rendez-vous avec la presse avant France - Allemagne s’étire. Revue de détails.Claude Bergeaud au micro. Le cas Boris Diaw, très en dedans depuis le début de l’Euro, interpelle. « On attend évidemment plus. »
Le sélectionneur hausse ostensiblement la voix : « Boris, il ne faut pas qu’il lise “L’Équipe” mais qu’il vive avec l’équipe. »
L’ailier des Phoenix Suns s’extrait lentement de sa lecture, chambre son coach sur l’heure de la vidéo. Message passé, Bergeaud reprend : « Boris s’est toujours immergé de façon douce. Aujourd’hui, il prend doucement sa place, car il est en retard de compétition. Il lui manque des matchs. » Des interrogations mais pas de tensions. Hier, les Bleus paraissaient zen, remis des péripéties du long voyage vers la capitale dans la nuit de mercredi à jeudi. Partis d’Alicante, à 1 h 30, ils ont récupéré leur chambre à 5 h seulement. Vol normal, moins d’une heure. Mais les bagages se font attendre sur les tapis de l’aéroport désert. Transfert et nouvelle attente à l’hôtel qui tenait à monter les bagages de chaque joueur. Louable mais compliqué, une nouvelle heure de sommeil évanouie.
Et puis, la délégation s’est posée. Et a profité de ce premier break, au milieu des onze autres équipes du deuxième tour, toutes logées ici. Hier matin, les Français ont pris le temps de souhaiter un bon anniversaire à Tariq Kirksay, 28 ans. Une première pour l’ailier naturalisé, centre de la cérémonie habituelle : remise de maillot avec son nom, son âge et bref discours. « Il a parlé basket », s’étonne Bergeaud qui explique encore : « Jeudi, on avait pris le temps d’une vidéo de 1 h 20, c’est important. Quand les matchs s’enchaînent, on ne peut pas massacrer les gars avec ça. On a fait un entraînement “piéton” en fin de journée et ce matin (hier), on s’est rentré dedans. » Remise sous pression. Kirksay : « L’enjeu se voit dans les yeux ».
Pression
À la clé, un match déjà décisif, à défaut d’être couperet (1), contre l’Allemagne. Une défaite compliquerait sérieusement la tâche des Bleus avant de défier la Lituanie, lundi, puis les Turcs mercredi. « La pression pour la qualification est forte, admet le coach.
Si on gagne, on peut commencer à choisir notre place sur le dernier match. Si on perd, on ne sera médicalement pas morts. Mais on réfléchira à ne pas finir 5es. » En attendant d’entrer dans la mêlée, le sélectionneur, pouvait se mettre en quête, ardue en Espagne, d’une chaîne diffusant France - Argentine de rugby, Sud-Ouest oblige. S. A.
1. – Les 4 premiers des deux groupes disputent les quarts de finale.














