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La Voix des Sports - 10/09/2007
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France : maintenant, on va savoir
Championnat d’Europe masculin

 Tony Parker et les Bleus n’ont pas l’intention de vaciller devant la Lituanie. Madrid (envoyée spéciale). – Samedi, la France a négocié son premier obstacle du deuxième tour, l’Allemagne, sans trembler (78-66). Ce soir (19 h), face à la Lituanie de Jasikevicius, championne d’Europe 2003, ce sera une autre paire de manches. Un test, un vrai, pour le jeu collectif français en nets progrès depuis son transfert d’Alicante à Madrid.


« On a fait un match complet contre les Allemands, cadre Fred Weis. Mais cette victoire était tellement vitale qu’on ne peut pas se reposer sur nos lauriers. L’Allemagne n’est pas la Lituanie, beaucoup plus forte, et malheureusement pas l’Espagne ou la Grèce non plus.  »

 

Direction les quarts. – Une victoire assurerait la qualification pour les quarts de finale. Le dernier match, mercredi, contre les Turcs servirait alors à déterminer le classement du groupe et donc les affiches des quarts, croisés avec le groupe E. Il reste toutefois risqué de se projeter pour « choisir » son adversaire. « On aimerait éviter l’Espagne. Je suis amateur de corrida, je préfère être le toréador que le taureau, image le sélectionneur Claude Bergeaud. Mais on ne peut pas être calculateurs. La Grèce (championne d’Europe et vice-championne du monde) est en difficulté. Elle peut terminer 4e et nous premiers, or c’est une nation forte dans les moments importants… Mais vaut-il mieux Israël qui joue intelligemment avec des combattants hors-pair ? »

 

Sécuriser le jeu. – Au-delà de son billet pour les quarts, la France paye toujours à la fois ses retards de préparation et le peu de vécu avec le groupe de Tony Parker (absent au mondial, émoussé au début de l’Euro 2005) et a surtout besoin de stabiliser son jeu avant les matchs couperets. « Il faut gagner un maximum de matchs pour sécuriser notre jeu. La seule chose qui nous permettra de gagner le quart, c’est sa qualité », estime Bergeaud.

 


Le phénomène Jasikevicius. – Au révélateur balte, les Bleus auront fort à faire. La Lituanie aussi a sa star, Sarunas Jasikevicius (31 ans, 1,93 m), meneur d’exception, maître de l’Europe où il a tout gagné, trois Euroligues entre autres, avant son départ en 2005 pour la NBA (Golden State). Son retour en sélection, après une impasse en 2005, avec son comparse Ilgauskas, pivot dominant et éminent (Cleveland), fait de la Lituanie le plus redoutable adversaire de la France jusque-là. Pas un hasard si les Lituaniens, rentrés dans le rang après leur titre de 2003, sont cette fois invaincus et déjà qualifiés pour les quarts. Depuis le début de l’Euro, Jasikevicius, dont la taille complique encore la tâche des défenses, obligées de lui envoyer des grands sur le paletot (Diawara, Kirksay, Diaw sans doute ce soir), a signé un retour taille patron : 14 points, 6,3 points, 4,3 rebonds.


Autour, il y a du monde au balcon, des pivots qui tirent à trois points, des scoreurs en veux-tu en voilà (6 joueurs entre 9,3 et 14 points). Alors Bergeaud l’assure : « C’est un match référence, si on le gagne, on ne pourra prétendre à rien en terme de résultats mais au niveau du jeu, on pourra dire qu’on est dans les nations dominantes. »

Ce soir, on saura.

Sandrine ARRESTIER
Photo AFP

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