La Voix des Sports - 17/09/2007 |
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Madrid (envoyée spéciale). – La France ne sera pas aux Jeux de Pékin. Huitième de l’Euro, hier, au terme d’un match qu’elle avait, une nouvelle fois, en mains (57-49, 30e) avant de prendre une pluie de trois points par Lavkovic et autres Slovènes, elle n’a même pas gagné le droit à un repêchage olympique.
Prétendante déclarée à la finale il y a quinze jours, elle se retrouve désormais face à un vide de plus d’un an, privée de JO, contrainte d’en passer par les qualifications pour l’Euro 2009, l’automne prochain, à une période où les joueurs NBA entament leur saison… « C’est une grosse déception, ça va faire mal pendant très longtemps, avoue Tony Parker. Tout le monde vient, fait des efforts et tu prends ça dans la gueule… » La pilule a du mal à passer pour le triple champion NBA, déjà privé d’Athènes, en 2004.
Et pourtant, il régnait une curieuse ambiance, hier. Après match, il se trouvait bien un Tariq Kirksay pour balancer : « Notre point fort, c’est de parler, on ne fait que ça. On avait tout ce qu’il faut pour gagner. Au lieu de parler, il aurait fallu mettre toute l’énergie sur le terrain, c’était le minimum. » Mais autour, place à une sorte de consensus mou. « On ne va pas chercher la petite bête, estime Parker.
Il y avait une super ambiance entre nous, j’ai pris du bon temps. » Reflet exact d’un groupe qui a bien vécu jusque dans ses catastrophes.
Mais entendre Claude Bergeaud expliquer, après la défaite, que « (son) plus grand regret, c’est qu’on se fait “enfler” contre la Russie, sinon, peut-être, que c’est nous qui serions en finale », laisse songeur. Oui, la France s’est loupée de peu dans la charnière du quart de finale (75-71).
Certes, la compétition, venue après une préparation compliquée, est très relevée et la France manque de joueurs d’Euroligue. Mais elle a aussi affiché des manques chroniques. Faible à l’intérieur, incapable de gérer un match (les deux défaites contre la Slovénie, la Russie en quart), d’attaquer une zone, elle a péché par irrégularité. Sa défense, première du Mondial 2006 (65,9 points encaissés), est retombée dans l’anonymat (73,6 pts, 7
On retiendra aussi les défaillances individuelles, celle de Boris Diaw la plus visible, celles du coaching. Plusieurs fois surprenant. Que dire aussi de la gestion d’Aymeric Jeanneau, seul meneur gestionnaire du lot déclaré forfait avant de rejouer avec son club, à la veille du deuxième tour ?
Et pourtant, le sélectionneur s’est dit prêt à poursuivre : « Si la Fédération compte sur moi, je continuerai. »
« Ce n’est pas lui qui est sur le terrain, ça ne sert à rien de changer, on va prendre qui ?, défend Parker. Il a eu de bons résultats. Si on me demande mon avis, je dirai qu’il faut le garder. » Pourtant très agacé, Yvan Mainini distille juste quelques messages : « Je suis convaincu que les bons joueurs NBA présents ici seraient bons en Euroligue. » Le président de la Fédération prend sa part de la faillite et se donne le temps d’un bilan, fin octobre, début novembre : « Il faudra rebâtir. » Avec Bergeaud ? « Aucune idée pour l’instant. » Les règlements de comptes attendront.
FRANCE - SLOVENIE : 74-88 (17-18, 40-36, 57-51).
– FRANCE : Parker 31, Gomis 10, Diaw, Piétrus 4, Weis, puis Turiaf 13, Kirksay 2, Diawara 7, Sangaré, Ferchaud 5, Giffa 2.
– SLOVENIE : Lavkovic 26, D. Lorbek 8, Jagodnik 5, Smodis 13, Nesterovic 19, puis Dragic, Slokar 13, E. Lorbek 2, Klobucar 5.














