La Voix du Nord - 18/09/2007 |
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Basket-ball : situation compliquée
Privés de Jeux olympiques, obligés de repasser par les qualifications européennes sans leurs joueurs NBA, les Bleus doivent se reconstruire un avenir.
Le basket français avait une fenêtre médiatique, il ne s’y est pas engouffré. Sa huitième place, dimanche après une ultime défaite contre la Slovénie (69-86), d’un Euro remporté par la Russie aux dépens de l’Espagne (59-60), a plombé sa crédibilité pour un moment. Au-delà des conséquences négatives, l’équipe de France repart quasiment de zéro. Son prochain rendez-vous n’aura lieu qu’à l’automne 2008, en novembre sans doute, pour les qualifications à l’Euro 2009. Un chemin tortueux que ne balise pour le moment aucune feuille de route. Quel entraîneur ? Quels joueurs ? Les interrogations sont nombreuses.
Avec ou sans Bergeaud ?
Malgré l’échec, Claude Bergeaud se dit prêt à « continuer dans cette voie. Les qualifications, je sais ce que c’est, il faut revenir aux tranchées. » Et le sélectionneur d’imaginer qu’en 2009, il faudrait que 70 % de la sélection soit reconduite… Pas sûr toutefois que la FFBB le laisse poursuivre.
Bergeaud, dont les propos n’ont jamais laissé transparaître de remise en question, était déjà sur la sellette malgré ses résultats précédents (3e en 2005, 5e au Mondial 2006). Le président Mainini s’est laissé jusqu’à fin octobre, début novembre pour dresser un bilan. En 2003, après la non-qualification pour les Jeux d’Athènes, Alain Weisz avait été démis de ses fonctions. Reste que les bons candidats ne sont pas forcément légion : un étranger (Maljkovic déjà approché), un ancien international ? Le débat est loin d’être tranché.
Une certitude en revanche, la France devra faire sans sa cohorte NBA. Dans le sillage de Ronny Turiaf, ils sont profondément attachés au maillot national. « L’équipe de France, ça me tient à coeur et ce n’est pas une jambe cassée qui va m’empêcher d’essayer de marcher », martèle le pivot des Lakers. Mais la saison américaine démarrant début novembre, les franchises risquent de ne pas goûter un départ pour de simples qualifications.
Clairement, Tony Parker, qui a tenu la maison bleue tout l’Euro, n’y sera pas. Surtout, le meneur des Spurs sait qu’il ne pourra pas toujours enchaîner. « Je ne peux pas m’arrêter sur ça, mais l’équipe est assez bonne pour se qualifier sans moi. Ça fait trois années sur les cinq dernières que je joue 125 matchs par an. » Alors que Bergeaud n’a eu de cesse de dénoncer les manques de la formation comme l’absence de joueurs d’Euroligue, il va falloir rajeunir, rappeler des joueurs, faire avec les moyens du bord, alors que le niveau européen s’est densifié. Yvan Mainini estime, lui, que « le basket français forme suffisamment de bons joueurs pour construire une équipe ». À voir.
Le basket français avait une fenêtre médiatique, il ne s’y est pas engouffré. Sa huitième place, dimanche après une ultime défaite contre la Slovénie (69-86), d’un Euro remporté par la Russie aux dépens de l’Espagne (59-60), a plombé sa crédibilité pour un moment. Au-delà des conséquences négatives, l’équipe de France repart quasiment de zéro. Son prochain rendez-vous n’aura lieu qu’à l’automne 2008, en novembre sans doute, pour les qualifications à l’Euro 2009. Un chemin tortueux que ne balise pour le moment aucune feuille de route. Quel entraîneur ? Quels joueurs ? Les interrogations sont nombreuses.
Avec ou sans Bergeaud ?
Malgré l’échec, Claude Bergeaud se dit prêt à « continuer dans cette voie. Les qualifications, je sais ce que c’est, il faut revenir aux tranchées. » Et le sélectionneur d’imaginer qu’en 2009, il faudrait que 70 % de la sélection soit reconduite… Pas sûr toutefois que la FFBB le laisse poursuivre.
Bergeaud, dont les propos n’ont jamais laissé transparaître de remise en question, était déjà sur la sellette malgré ses résultats précédents (3e en 2005, 5e au Mondial 2006). Le président Mainini s’est laissé jusqu’à fin octobre, début novembre pour dresser un bilan. En 2003, après la non-qualification pour les Jeux d’Athènes, Alain Weisz avait été démis de ses fonctions. Reste que les bons candidats ne sont pas forcément légion : un étranger (Maljkovic déjà approché), un ancien international ? Le débat est loin d’être tranché.
Une certitude en revanche, la France devra faire sans sa cohorte NBA. Dans le sillage de Ronny Turiaf, ils sont profondément attachés au maillot national. « L’équipe de France, ça me tient à coeur et ce n’est pas une jambe cassée qui va m’empêcher d’essayer de marcher », martèle le pivot des Lakers. Mais la saison américaine démarrant début novembre, les franchises risquent de ne pas goûter un départ pour de simples qualifications.
Clairement, Tony Parker, qui a tenu la maison bleue tout l’Euro, n’y sera pas. Surtout, le meneur des Spurs sait qu’il ne pourra pas toujours enchaîner. « Je ne peux pas m’arrêter sur ça, mais l’équipe est assez bonne pour se qualifier sans moi. Ça fait trois années sur les cinq dernières que je joue 125 matchs par an. » Alors que Bergeaud n’a eu de cesse de dénoncer les manques de la formation comme l’absence de joueurs d’Euroligue, il va falloir rajeunir, rappeler des joueurs, faire avec les moyens du bord, alors que le niveau européen s’est densifié. Yvan Mainini estime, lui, que « le basket français forme suffisamment de bons joueurs pour construire une équipe ». À voir.
À MADRID, SANDRINE ARRESTIER














