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La Voix du Nord - 03/08/2008
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LES NORDISTES AUX JEUX (15)

Marie Delattre : « Une cassure qui aura été un mal pour un bien »

 L’Immercurienne a des ambitions de podium – donc de médaille – clairement affichées. J – 5 avant le début des Jeux olympiques. Chaque jour, jusqu’à la cérémonie d’ouverture, « La Voix du Nord » vous propose de découvrir les athlètes régionaux qui seront à Pékin. Aujourd’hui la kayakiste immercurienne Marie Delattre.

PAR DAVID DELPORTE

PHOTO GUY DROLLET

 

Débauchée par des copines pour les aider dans une compétition alors qu’elle avait seulement 13 ans, Marie Delattre n’a pas tardé à prendre goût au canoë-kayak. Amoureuse du sport en nature, la jeune femme native d’Arras n’a, depuis ce jour-là, plus quitté le bateau. C’était en 1994.


Quatorze ans plus tard, licenciée à Saint-Laurent Blangy, elle s’apprête à vivre ses deuxièmes Jeux olympiques après Athènes (4e de sa demi-finale, 10e au général) avec la ferme intention de monter sur le podium.


Déjà médaillée de bronze aux championnats du monde en 2005 et en 2007 en K2 course en ligne avec la Dijonnaise Anne-Laure Viard, l’Immercurienne a, pourtant, bien failli voir son rêve olympique s’envoler en début d’année dernière. Le torchon a, en effet, un peu brûlé entre les deux équipières et si une réconciliation ne s’était pas opérée, les dirigeants tricolores auraient rayé le tandem des tablettes.


Une fois les désaccords exposés et réglés, les deux Françaises démontrèrent heureusement, durant l’été, que le potentiel était toujours là en se hissant sur le podium des mondiaux de Duisbourg, une troisième place synonyme de sésame pour Pékin.

Quête de podium

« Cette cassure a été un mal pour un bien, estime aujourd’hui Marie Delattre. On a pu se dire les choses en face et repartir sur de bonnes bases. Au départ, je me disais que s’il le fallait j’étais prête à repartir avec une autre fille, mais avec le recul je m’aperçois qu’il n’y a qu’avec Anne-Laure que je peux aller chercher une médaille. On ne peut rien espérer l’une sans l’autre. »

Consciente que les Allemandes et les Hongroises seront délicates à aller chercher, l’Immercurienne veut quand même croire en ses chances de titre et, surtout, elle estime que derrière ces deux favoris, tout est ouvert : « Nous avons sensiblement le même niveau que les Finlandaises, les Slovaques, les Tchèques, les Portugaises ou les Polonaises. À une seconde près, on pourra passer de la troisième à la neuvième place.


Il faudra juste sortir la bonne course le bon jour. » La stratégie de course a-t-elle été déjà définie ? « On a fait plusieurs tests, comme des courses à fond avec des oeillères, sans se préoccuper des adversaires, et d’autres courses en gérant justement par rapport à la concurrence. » Verdict ? « Il faut faire sa course, mais en regardant quand même un peu les autres, s’amuse-t-elle. Disons que j’aime bien avoir des repères, savoir quels sont ceux qui partent vite mais calent ensuite ou, à l’inverse, ceux qui démarrent doucement et font de grosses relances. »

Marie Delattre sait aussi qu’avec l’éloignement du bassin de canoë-kayak, elle n’aura guère l’opportunité de humer l’ambiance des Jeux. Mais peu lui importe  : seule la quête d’une médaille fait partie de son projet olympique.  •


À suivre, mardi, le spécialiste du demi-fond lillois Mehdi Baala et l’ancien sprinter du LMA, Martial Mbandjock.

 

Championnat L2

Lundi 1er décembre

à 20h45

> LENS - SEDAN

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