La Voix du Nord - 12/08/2008 |
![]() |
Auteur d’un superbe relais, puisqu’après s’être lancé derrière Amaury Leveaux, en quatrième position, il a ramené la France au deuxième rang à mi-course, le Denaisien Fabien Gilot oscillait entre joie et déception à l’issue de sa course, tout en se projetant, déjà, sur le 100 m individuel, dont les séries ont lieu ce midi.
– Fabien, qu’est-ce qui prime à chaud ?
« C’est vraiment du 50-50 entre joie et déception. J’y ai cru jusqu’au bout. Huit centièmes c’est vraiment rien, c’est le facteur chance qui a joué cette fois en leur faveur. C’est dommage car on pouvait vraiment gagner ce relais, on fait la même course que les Américains. Mais bon, c’est quand même une médaille d’argent olympique, c’est la première fois qu’un relais français en rapporte une en natation, on ne va pas cracher dessus. »
– Le chrono est assez exceptionnel… « Oui on le savait. On s’était dit que ça se gagnerait sans doute à trois ou quatre secondes sous l’ancien record du monde. Mais je dois dire que je m’attendais à un temps proche des 8’09 plutôt que des 8’08. »
– On a senti Alain Bernard très abattu à l’arrivée ?
« Oui, c’est normal, sur le coup c’est dur à accepter. Il va peut-être se mettre la faute sur les épaules, mais il ne faut pas car ce n’est pas le cas. Il a fait une belle course, mais il avait à côté de lui un nageur (Jason Lezak) vraiment exceptionnel. »
– Après ça, le 100 m s’annonce assez énorme, non ?
« Oui, c’est, en effet, un gros 100 m qui se prépare. Il va falloir bien se reposer. Les Américains ont gagné la guerre du 4 x 100 m, mais ce n’est pas fini, nous n’avons pas dit notre dernier mot. »













