La Voix du Nord - 17/08/2008 |
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La belle aventure de Martial Mbandjock à Pékin se sera donc arrêtée aux portes de la finale. Dernier de sa demi-finale en 10’’16, l’ex-Lillois n’a, toutefois pas à rougir de sa performance.
« J’aurais pu revenir sur le Japonais si je n’avais pas été crispé, si je n’avais pas voulu aller trop vite, mais je ne suis pas déçu , assura-t-il. Je progresse. L’an passé j’étais sorti en séries à Osaka, là je suis allé jusqu’en demi-finale. Je suis ambitieux, même si ça dérange certains. Dans une course d’un tel niveau, les émotions sont décuplées, c’est une bonne leçon pour l’avenir. »
Vers une bien maigre récolte
Le parcours du sprinteur nordiste aura été avec les qualifications pour la finale de Vanessa Boslak à la perche (lire par ailleurs) et du tandem Tahri - Mekhissi-Benabbad sur 3 000m steeple, l’une des rares satisfactions tricolores de cette deuxième journée des épreuves d’athlétisme.
Comme on le pressentait, les Français auront, malheureusement, bien du mal à exister durant ces JO. Et la récolte, ne serait-ce que de places de finalistes, s’annonce bien maigre. Hier, Christine Arron est sortie sans gloire en quart de finale du 100 m : « Je ne comprends pas, ma course n’a pas ressemblé à ce que je suis capable de faire à l’entraînement ou à l’échauffement, déplora-t-elle. J’étais tonique, mais je n’ai pas réussi à accélérer. » Salim Sdiri a connu la même déconvenue dans les qualifications de la longueur et Teresa Nzola Meso ne verra pas davantage la finale du triple saut. Tous ces athlètes n’étaient, bien évidemment, pas des médaillés potentiels, mais on était, tout le même, en droit d’espérer les voir entrer, au moins, en finale.
Les deux Françaises engagées dans l’heptathlon n’ont pas fait davantage d’étincelles. Marie Collonvillé, dont on disait qu’elle pouvait jouer un rôle d’outsider, a échoué à une très lointaine treizième place avec 6 302 points, tandis que la jeune Antoinette Nana Djimou Ida a fait l’apprentissage du très haut niveau en se classant dix-neuvième (6 055 points). Et pour ne rien arranger la prometteuse Élodie Guégan s’est blessée en demi-finale du 800 m.
À moins d’un exploit, peu probable, de la marathonienne Christelle Daunay, la nuit passée, les espoirs tricolores du jour résideront donc simplement dans la capacité du Lillois Mehdi Baala à bien gérer sa demi-finale du 1 500 m comme il a pu le faire en séries.













