La Voix du Nord - 21/08/2008 |
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Qualifiée pour la finale du K2 500, samedi, en compagnie de la Dijonnaise Anne-Laure Viard, Marie Delattre ne cache pas ses ambitions.
L’Immercurienne vise clairement la médaille d’or.
– Que retenez-vous de votre course en série ?
« Tout s’est bien passé, on a fait ce qu’il fallait faire. On a noté quelques petites choses qu’il fallait encore travailler d’ici la finale pour partir plus vite, avoir un plus gros train et mieux finir. Ça nous a surtout permis de prendre des repères car nous n’avions pas trop eu l’occasion d’aller voir le bassin à cause des épreuves d’aviron et nous n’avions donc pas nos marques. Nous étions un peu perturbées car nous ne savions pas où on se situait et quand il fallait relancer. Désormais, on sait où sont placées les bouées et quand on lèvera les yeux, on n’aura pas besoin de réfléchir.»
– Ne pas avoir passé par les repêchages, c’est un gros avantage ?
« Franchement, ça ne m’aurait pas gêné de faire une course supplémentaire, mais il faut reconnaître que c’est quand même une très bonne chose. Je suis très contente d’avoir eu cet accès direct en finale, ça nous évitera le stress des repêchages. Je pense d’ailleurs que c’est la course la plus difficile, donc ce n’est finalement pas plus mal de l’éviter. »
– Vous avez pu jauger vos adversaires. Quelles sont vos chances ?
« Sans surprise, les Allemandes et les Hongroises sont bien là, mais elles ne me font vraiment pas peur, elles sont accessibles. Dans ma tête, je n’y vais pas pour le bronze, j’y vais pour l’or. Mais j’avais déjà cet état d’esprit là en attaquant les séries. D’ailleurs, quand on a fini derrière elles, ça brûlait en moi, j’avais la hargne, l’envie de refaire immédiatement la course pour les battre. Mais cela dit, si je ne crains personne, je me méfie aussi de tout le monde car il y a des filles derrière qui sont capables de sortir un grand truc le jour J. »













