La Voix des Sports - 21/08/2008 |
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CANOË-KAYAK
Le Boulonnais Mathieu Goubel s’est comporté en patron
En tête de bout en bout lors de sa demi-finale en canoë monoplace (C1) sur 1 000 m, hier, le Boulonnais a affiché ses prétentions et prouvé qu’il faudra compter avec lui, demain, dans la lutte pour le podium. Ce matin, il tentera de se qualifier également pour la finale du 500 m.
Le moral est globalement au beau fixe pour le canoë-kayak régional. Après la qualification, mardi, de l’Immercurienne Marie Delattre pour la finale du kayak biplace 500 m, en compagnie de son équipière Anne-Laure Viard (lire ci-dessous), c’est Mathieu Goubel qui a décroché à son tour le précieux sésame pour la finale du canoë monoplace 1 000 m.
Décomplexé par son titre européen, obtenu au mois de mai, le Boulonnais, âgé de 28 ans, s’est depuis mis en quête du podium olympique. Un objectif réalisable à en juger par la façon dont il a maîtrisé sa demi-finale, après avoir manqué de peu l’accès direct en finale, mardi lors des séries : « L’important était de passer, mais je voulais aussi gagner. C’était important, psychologiquement, de montrer que je suis là, de marquer les esprits. La stratégie était de partir vite pour creuser des écarts et prendre, ensuite, un bon train en attendant les deux cents derniers mètres. J’ai réussi à finir en gardant mon rythme. Je vois que ça revient un petit peu à côté sur la fin, mais j’avais suffisamment de marge pour l’emporter. »
Auteur du meilleur temps des demi-finales en 3’57’’607, il a notamment devancé dans sa série le triple champion olympique allemand Andreas Dittmer.
Tchamba sur 500 m ?
Bien déterminé à faire de même, aujourd’hui, en demi-finale du 500 m, le Boulonnais ne risque-t-il pas d’être handicapé par l’enchaînement des efforts ? « Non, je me suis entraîné tellement dur pour être performant durant ces Jeux qu’une course en plus ou en moins ça ne change pas grand-chose, assure-t-il. J’ai les mêmes ambitions sur les deux distances : aller chercher une médaille. Le fait d’enchaîner, ça me permet de prendre davantage de repères pour la finale. »
Son camarade de club, William Tchamba, 24 ans, a lui été un peu moins heureux. Sixième des demi-finales du canoë biplace 1 000 m, hier, avec son partenaire breton Bertrand Hemonic, le Boulonnais n’a, hélas, pas pu décrocher de billet pour la finale. Les deux hommes auront cependant une nouvelle opportunité aujourd’hui, sur 500 m, distance qui convient davantage à leurs qualités.
Hier, pendant la première partie de course, ils ont d’ailleurs fait jeu égal avec les meilleurs (2es aux 250 m puis 4es au coude à coude avec les Chinois aux 500 m) avant, hélas, de craquer. « C’est dommage car nous étions bien partis, confirment-ils en choeur. Ce sont des bateaux avec lesquels on avait déjà rivalisé par le passé. Il faudra à l’avenir réussi à caler et à gérer encore mieux ses efforts. »
Le Boulonnais, qui découvre les JO, assure ne pas avoir été inhibé par l’événement : « Les premiers jours, j’étais peut-être un peu impressionné par le gigantisme, admet-il. Mais, depuis, j’ai réussi à me reconcentrer et à me dire que c’est une épreuve comme une autre. » Et, quoi qu’il arrive aujourd’hui, cette expérience pékinoise lui sera forcément bénéfique pour l’avenir.
Bien déterminé à ne pas en rester là, William Tchamba espère décrocher un sésame pour la finale en C2 500 m : « Il n’y a pas de questions à se poser, comme on l’a fait pour ce 1 000 m, on va tout donner pour tenter d’entrer en finale. »














