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La Voix des Sports - 25/08/2008
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Le journal olympique de Lise Legrand
Exclusif

  Quelle angoisse ! J'ai tellement peur de décevoir  ceux qui sont derrière moi.  Durant toute la durée des Jeux olympiques, la lutteuse boulonnaise Lise Legrand a tenu son journal pour La Voix des Sports. Voici donc les lignes envoyées par Lise. Plongée exceptionnelle dans le quotidien des JO, le temps d’un document unique et émouvant. Et encore merci à Lise de s’être prêtée à cet exercice !


Jeudi 07 août - la journée de patience

9h40, départ de la gare de Boulogne-sur-Mer et déjà le premier pincement au coeur : je quitte mon fils Louis qui lui est plutôt intéressé par les trains que de mon départ  ! Moi je déteste ce moment et verse quelques larmes. Dur dur d’être maman….


Dans le train qui m’emmène à l’aéroport, je sais que la journée va être longue : l’arrivée en Chine est prévue à 2 heures (à 8 heures en Chine).
Des questions me trottent dans la tête. Quelle délégation va voyager avec nous ? Comment va se passer cette journée marathon ? Va-t-il faire chaud  ? Comment est le village ? Qui est déjà arrivé ?


Je ne réalise pas encore qu’il s’agit du dernier départ ! Tant de préparation et voilà j’y suis. Quelle angoisse ! J’ai tellement peur de décevoir ceux qui sont derrière moi… et la liste est trop longue. L’avenir me le dira bien assez vite mais là, je ressors mon petit carnet où je note toutes les phrases importantes. Ma philosophie est un comportement. C’est une décision que je prends, alors Lise reste positive : je vais me battre bec et ongles pour décrocher la médaille et je pense aussi à tous ceux qui rêveraient être à ma place, à l’équipe olympique du Pas-de-Calais plus particulièrement. Petite pensée aux gens que j’ai perdus pendant cette préparation : tonton Serge, Roger, mon beau-père, je me bats aussi pour vous.

 


Vendredi 08 août

la journée marathon Le temps a passé relativement vite dans l’avion : quatre films visionnés est le tour est joué ! Tout de suite, je regarde si mon téléphone portable fonctionne. Ouf il capte je vais pouvoir l’utiliser !


Dés notre arrivée à l’aéroport, la délégation française est prise en charge par les organisateurs chinois. Rien n’est laissé au hasard. Nous avons la priorité sur les autres voyageurs, ce qui nous fait gagner beaucoup de temps. Les bénévoles sont plus nombreux que nous et restent à notre disposition. Tout est fait pour que vous vous sentiez bien. Même les douaniers ont le sourire. C’est vous dire !


Après trente minutes de bus, nous arrivons enfin au village. À peine descendues, les bagages sont immédiatement retirés et stockés par les bénévoles : leur service me rend vraiment mal à l’aise : je veux bien me sentir une princesse mais il ne faut pas abuser !


Nous découvrons l’immeuble où la délégation française a pris ses quartiers : la magie de l’esprit olympique opère. Je me sens faisant partie de l’Équipe de France tout court. Maintenant il n’y a plus de distinction entre le joueur de tennis, de handball et la lutteuse. Nous nous saluons et nous prenons de nos nouvelles respectives : quand commence la compét, l’état de forme, depuis quand nous sommes là, l’ambiance du village, le restoetc, etc. ?


Nous avons hâte de découvrir les chambres et nous ne sommes pas déçues : deux chambres, une grande entrée, une salle de bain et surtout de l’espace. Nous nous installons, rangeons le bel équipement donné en dotation et enfin nous nous posons mais le mot d’ordre est de ne pas dormir pour pouvoir s’adapter au mieux au décalage horaire. Ici, il est midi et je n’ai pas dormi depuis hier cela va être dur… J’ai décidé de participer à la cérémonie d’ouverture puisque je ne l’ai jamais faite. À Athènes, je n’avais participé qu’à la cérémonie de clôture.


Rendez-vous pris à 18h15 et retour prévu à 23h30. J’essaie pour la première fois la tenue officielle de défilé : qu’est ce que je me sens belle, fière, Française dans cette tenue !
18h30 : nous partons en direction d’un gymnase où toutes les délégations se retrouvent ; nous sommes parqués dans cet endroit jusqu’au défilé des athlètes.
21h45 : nous sommes encore dans le gymnase à attendre notre tour, nous loupons le spectacle puisqu’il n’y pas d’écran qui retransmet la cérémonie.
22h : nous sommes appelés pour défiler. Enfin la délivrance !


Du gymnase jusqu’au stade, nous sommes salués par les Chinois qui nous crient « Bienvenue à Beijing, bravo à la France bonne chance, aller la France  ». Je me laisse envahir par cet enthousiasme et j’en suis même euphorique.
Avant d’arriver au stade, nous chantons la Marseillaise : nous sommes fiers de ce que nous sommes, et fiers de notre porte drapeau Tony Estangué. Il représente à mes yeux vraiment le sportif idéal : humble malgré son palmarès, généreux, simple, disponible, volontaire et ambitieux. Enfin le porte drapeau est vraiment représentatif de la France !


Dernière petite pause avant le tour du stade, j’embrasse mon amie Audrey (Prieto) avant le grand saut. Et là, j’en prends plein les yeux, nous repérons ici et là des drapeaux français : cela me fait chaud au coeur de savoir que des Français sont là avec nous. J’agite mon drapeau comme une folle : je profite de cet instant au maximum. Quel pied !


Nous suivons la cérémonie depuis le stade et le spectacle est à la hauteur des espérances. Je fais des photos dans tous les sens ! L’apogée est quand même l’arrivée de la flamme olympique.
1h : il est temps de rentrer la nuit va être profitable et je pense ne pas trop souffrir du décalage cette nuit.

 


Samedi 09 août : la gueule de bois

Ce matin, le réveil à 7h a du mal à passer et je ne commence pas la journée du bon pied et je la terminerai de la même façon.
Commence le même rituel : lever, pesée, petit déjeuner, entraînement. Aujourd’hui, il me reste 3 kilos pour la pesée le 16, ça devrait le faire ! Le programme est entraînement à la salle de fitness. Nous découvrons alors cette salle qui est dédiée au culte du corps : vélo ; tapis de course ; rameur appareil de musculation ne sont là que pour nous !


En sortant, nous apprenons les mauvaises nouvelles pour l’équipe de France : escrimeuses, judokas éliminés. En résumé il y aura des jours meilleurs !

 

Dimanche 10 août la pression, la pression

Aujourd’hui, le moral est au plus bas. Je sens la pression monter et je m’isole un peu… beaucoup. Je ne parle pas aux filles, ni aux entraîneurs, ni au staff médical. Ma mauvaise humeur se fait ressentir depuis deux jours. Heureusement que le groupe est solide et arrive à passer au-dessus de ça. Merci les filles de me supporter ! Je traîne ma peine. Le poids ça va, encore 2,5 kg à perdre.


Ce matin, je découvre la salle d’entraînement spécialement aménagée pour la délégation française. Une école maternelle française nous met à disposition une salle pour pouvoir s’entraîner au mieux. Cela nous évite un trajet trop long puisqu’elle est à 25 minutes du village et cela nous permet aussi de nous entraîner tranquillement, à l’heure que nous souhaitons.


Premières sensations sur le tapis qui sont à l’égal de mon moral : je me sens nulle. Difficile de se mettre en route dans ces conditions.
Nous rentrons vers les coups de midi, je me dirige vers la salle de massage où des kinés sont à notre disposition. C’est un vrai moment de détente, je me sens cocooner : 1. Parce que je me fais masser 2. Parce que l’ambiance dans cette salle est formidable. Je rencontre et découvre d’autres sportifs et à travers eux d’autres sports. C’est un vrai moment d’échange et de convivialité.

Pour le moral, les choses se décantent au petit soir merci les filles !

 

Lundi 11, Mardi 12 les jours se suivent et se ressemblent

Au matin réveil Petit-déjeuner Départ pour la salle de lutte Entraînement Retour au village Massage Repas Internet Repos dans la chambre Dîner Dodo Lundi, une visite à la zone internationale me fait du bien cela pimente le quotidien bien terne. Je repère ainsi les futurs cadeaux et la liste est longue.
Je n’achète rien avant la compétition, superstition oblige (pour moi si je le fais avant, je vais perdre. Je sais, c’est débile, mais bon c’est comme ça).
J’en profite pour aller chez le coiffeur avec un peu d’appréhension mais je ne lui ne demande pas la lune, juste une simple coupe.
Les entraînements se passent de mieux en mieux. Du coup, cela me rassure dans la perspective de la compétition. Mon poids descend aussi. Plus que 2 kg à perdre pour samedi. Je limite la quantité dans mon assiette et je continue à boire environ 2l d’eau (ce qui n’est pas beaucoup pour des sportifs).

 


Mercredi ils sont vraiment, ils sont vraiment.. phénoménal la la la la

J’ai toujours la pêche à l’entraînement les ailes commencent à pousser. Une prise de sang de contrôle me confirme mon ressenti. Pas de carence ! je suis en pleine forme pourvu que ça continue !
Le poids évolue bien je suis à 1,8 kg du poid. La barre des moins de 2 kg tombe. Encore une bonne nouvelle.


Une surprise nous attend en début d’après-midi puisque les lutteurs engagés sont en finale. Nous suivons leur combat depuis notre chambre devant les écrans de télévision et pourtant nous sommes plus que stressées en voyant leurs matchs.

  Je me dis que c’est perdu d’avance, je n’arrive pas à me motiver pour aller chercher la médaille.  Les cris, la tension, les larmes les sauts de joies arrivent après leur sacre. Nous avons du mal à y croire. Un lutteur français est champion olympique. Quelle reconnaissance pour notre sport ! J’imagine déjà les retombées médiatiques en France. BRAVO LES GARÇONS !


Du coup, la pression revient. Maintenant, il faudra faire aussi bien que les lutteurs. Mince !
Deux secondes plus tard, je relativise puisqu’ils ont ramené le quota espéré par la fédération. S’il y a d’autres médailles, ce ne sera que du bonus. Alors je n’ai pas de questions à me poser : fonce !


Jeudi 14 : j - 2
Le poids descend : 1,6 kg bientôt la fin

Aujourd’hui, Gérard Santoro, le coach, nous a proposé d’aller voir le site de compétition. Arrivée là-bas, la pression monte, je veux vite repartir et m’entraîner ailleurs, à la salle de fitness par exemple. J’évite au maximum de croiser des adversaires. Je reste dans ma bulle. Mon petit carnet, que je lis quotidiennement m’aide aussi : rester dans sa bulle, être prête le 17, ça va être la guerre, opportuniste, aller chercher les points.
Toutes ces phrases, je me les répète sans cesse pour me conditionner à cette terrible journée du 17.


J’arrive donc à la salle de remise ne forme ; au programme : course sur le tapis et le vélo. Au total : 35 à 40 minutes d’effort. Bien sûr je mets ma tenue de travail ! Affaire de sudation et tout le tralala pour perdre le poids. Effet immédiat il ne reste que 900 grammes à perdre. Mais il faut encore réduire la quantité dans l’assiette. 3 feuilles de salade, quelques miettes de thon, un peu de fromage et voilà le tour est joué ; l’eau devient rare je passe à 1l. Ce manque de nourriture et surtout d’eau me donne la sensation de jambes lourdes. Heureusement, le massage est là !
J’ai dû mal à réaliser que dans deux jours, ce soit mon tour. J’étais bien dans ce village sans penser réellement à la compét’, à encourager les autres !
Mais je sens aussi l’énergie qui est en moi et qui ne demande qu’à sortir. Je reçois de plus en plus de sms m’encourageant. C’est vraiment super de sentir que je suis soutenue.


Vendredi 15 : arrivée de papa et pesée de Vanessa

À la pesée, il ne me reste que 800g : royal, je décide de ne pas bouger aujourd’hui. Comme je dis, je vais me laisser mourir tout doucement moins manger, moins boire jusqu’à demain.
Ce matin, une conférence de presse est prévue : cela me fait passer du temps. En plus j’aime bien répondre aux questions des journalistes. La seule chose désagréable est la sensation de jambes lourdes dès que je marche plus de cinq minutes. Effet régime, donc le trajet est pénible pour rejoindre David Delporte, l’envoyé spécial de La Voix du Nord. Je suis impatiente d’être ce midi puisque je vais voir papa !
Une voiture avec chauffeur est prêtée par le CNOSF pour que je voyage dans les meilleures conditions. Quelle joie de le revoir ! Je contrôle mes émotions pour ne pas pleurer. Je suis tellement heureuse qu’il est fait le déplacement, fière de lui puisqu’il est venu seul ce qui n’est pas évident pour quelqu’un de sédentaire. Je t’aime papa !
Il me donne immédiatement les pommes de son jardin, les pommes magiques, celles qui vont me rendre encore plus fortes ! C’était ça mon truc !
Les nouvelles de France sont bonnes : tout le monde veut le meilleur pour moi. Quel bien fou ça me fait de serrer mon papa dans les bras.
Après deux bonnes heures d’échange, il faut repartir au village. Je pense à Vanessa (Boubryemm) qui, d’un instant à l’autre, va se peser : la délivrance pour elle. Le rêve encore pour moi.
J’apprends tardivement le tirage de Vanessa, et on peut dire qu’il est plus que mauvais. Toutes les têtes de séries sont dans sa poule : ce n’est vraiment pas de chance. Je réalise que demain ce sera mon tour de rentrer en lice tout du moins pour la pesée. Ce soir, je demande un cachet pour pouvoir m’endormir pour éviter de trop penser.


Samedi 16 : le premier grand jour

6h00 : réveil spontané. Ouh la la ! La journée promet !
Pesée : 300g à perdre pour 15 heures. Du coup j’en profite pour écrire sur l’ordinateur ce petit carnet de bord : ça me passera une heure ou deux.
Gérard me donne les instructions avant qu’il ne parte pour la compétition : boire un peu ; s’occuper et massage. Le reste de mon poids se perdra à la salle deux heures avant la pesée.
Que cette matinée passe lentement : ma bouche commence à être pâteuse. Plus que quatre heures à tenir.
Audrey (Prieto) et moi suivons avec attention le parcours de Vanessa. Elle perd en quart de finale face à l’Américaine. C’est un choc pour nous, mais nous nous concentrons sur l’objectif du jour : la pesée.
Midi, je prépare mon casse-croûte pour l’après pesée.
Arrivée sur le lieu de la pesée, je me soumets au premier contrôle de pesée : il me reste 150g de trop.


Il m’a fallu beaucoup de courage pour me mobiliser et perdre ces satanés 150 g. Après un échauffement et vingt minutes de lutte, je transpire timidement mais le principal c’est que je transpire !


Je recontrôle mon poids. Ouf je vois les 63 kg tout rond ! Il me reste 1h15 avant la pesée : je m’installe devant la balance avec mon livre, histoire de passer le temps.
15h15 : coup de sifflet. La pesée débute, je rentre dans la pièce me pèse et tire le numéro qui va déterminer mon tirage. Je sors de la pièce et je vais directement dans le vestiaire France. Je m’isole un peu et j’ai peur de ce que va m’annoncer l’entraîneur. En un quart d’heure, je bois un litre d’eau et j’essaie de partir vite de cet endroit.


La sentence tombe : premier tour espagnol et, apparemment, mon tableau est le plus facile de la catégorie. Je ne vais pas me plaindre mais je reste lucide  : match par match. On verra bien mais je n’ai pas l’impression que je vais lutter demain : c’est peut-être ça la zen attitude… 16h, j’arrive au village : première décision : aller manger, me ressourcer. Première assiette de pâtes depuis trois semaines, ça fait du bien !
Tout compte fait, quand on a fini le régime, on se dit que ce n’était pas si difficile que ça !
Le reste de la journée est tranquille ; je suis détendue, sachant mon tirage relativement facile (on verra demain).
Je me fais masser et masser. Le prochain repas est prévu à 20h30. Quel bonheur de ne pas avoir d’interdit pour manger, enfin je mange ce que je veux !
Je reçois encore des dizaines de sms tous aussi motivants les uns que les autres. Il va y avoir du monde à 4h du mat’devant l’écran de télévision.

 


Dimanche 17 août le jour J

Le jour auquel je me prépare depuis deux est enfin arrivé. J’aborde la compétition avec une boule au ventre : vais-je réussir le challenge  ? Heureusement, le premier tour est vraiment abordable. Ensuite, les tours se compliquent. Une Polonaise troisième au dernier championnat d’Europe et une Russe championne d’Europe en titre.


La matinée défile, j’enchaîne les matchs toutes les 25 minutes environ, c’est éprouvant. Demi-finale avec la Russe et là c’est le début de la dégringolade, de la descente aux enfers.
À partir de la fin de la deuxième manche, c’est le trou noir, je laisse échapper ma place de finaliste.


Je suis dépitée après le match. Je n’arrive pas à réagir : pas d’appétit, pas d’envie de relutter, pas de sieste. Je connais déjà mon adversaire pour la petite finale : la Kazakhe, vice-championne du monde. Un beau bébé en résumé. Je me dis que c’est perdu d’avance, je n’arrive pas à me motiver pour aller chercher cette fameuse médaille.


Et cela se ressent à ce match où je me fais littéralement exploser en première période. Je ne vois pas le jour. Un sursaut d’orgueil vient pointer son bout du nez en deuxième période, mais le gong sonne et il est trop tard. À deux secondes près je pouvais encore me défendre en troisième partie. Je sors du match un peu sonnée, je réponds aux journalistes en essayant de garder le sourire. Je rejoins mon père dans les gradins et je pleure à chaudes larmes. Il me dit qu’il est fier de moi mais bon, ça ne me remonte pas le moral. Je dois le quitter car je subis un contrôle antidopage. Je dois suivre un bénévole pour aller faire ce contrôle. Comme toujours, je bats des records de durée : il me faut plus de cinq heures pour pouvoir l’effectuer. Quelle galère ! Je rentre au village à 22h passées. Je n’ai plus le courage de sortir, je suis exténuée.

 


Lundi 18 et Mardi 19, je traîne ma peine

Lundi : je me réveille à 11h du matin avec une sacrée gueule de bois, c’est dur les lendemains de défaites. J’ai aussi mal dedans que dehors (avec le beau bleu à l’oeil, je suis enflée sur tout le côté gauche).
Je sors seulement pour manger, je veux éviter les regards des gens. Mais forcément, dans ces cas là, tu rencontres tout le monde et tout le monde te demande si ça va, comment s’est passé la compét’etc.. Donc, ce sont très mauvais moments à passer. Je demande à rentrer plus tôt parce que je crois que je ne vais pas tenir jusqu’au 25 sans le réconfort de mes proches. Bonne nouvelle une place est disponible le 20 quelle aubaine !
Mardi : toujours pas le goût de sortir, j’erre entre le self, ma chambre et internet.

 

Mercredi 20 août surprise !!!!!

Je suis impatiente de retrouver ma petite famille : Louis et David viendront me chercher à la gare de calais Frethun à 18h. En sortant du train, mon fils court vers moi. Quel bonheur de se sentir aimer. Je préviens mon mari que je ne veux voir personne. Je n’ai pas le coeur à sortir.

Remontant tranquillement les escaliers de la gare, une surprise de taille m’attend : tous mes proches sont venus me témoigner leur soutien. C’est un choc pour moi, je me mets à pleurer devant eux. J’ai tellement honte de n’avoir pas rapporté cette médaille pour eux, mais quand je leur dis ce que je ressens, ils me disent que mon parcours est déjà fantastique et qu’ils sont fiers de moi. Je reçois des dizaines et des dizaines de roses. Après tous ces témoignages d’amitié, je me sens ressourcée.
Merci à tous !


Championnat L2

Lundi 1er décembre

à 20h45

> LENS - SEDAN

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