La Voix des Sports - 02/10/2006 |
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Pour le sportif qui n’envisage l’effort qu’avec un ballon, pour l’athlète qui vibre surtout dans son fauteuil, la course à pied peut véhiculer l’image d’une longue, très longue souffrance. Derrière les litres de sueur et l’aventure musculaire, il y a pourtant un vrai plaisir, que dégustent des milliers de personnes au quotidien, chaque dimanche ou à la carte. Voici dix bonnes raisons d’aller les croiser sur la route.
1. Pratique. – On défie ici quiconque de trouver sport plus accessible. Il suffit de mettre le nez dehors (la piste est souvent trop courte dans l’appartement) et c’est parti. De chez soi, en vacances, avant le boulot, en rentrant, en pleine journée, en toutes saisons, etc. Tant de facilité, c’est presque gênant. Aucun mot d’excuses ne sera accepté.
2. Pas cher. – Autre argument massue : le budget est tout riquiqui. L’essentiel de l’investissement passe dans la paire de chaussures, qu’on soigne car elle supporte tout. Après, chacun fait avec ses moyens et son style.
3. Équilibrant. – Une pratique régulière permet de s’aménager une bonne hygiène de vie. Après le feu vert du médecin (indispensable), le coureur à pied doit éviter le surpoids pour ne pas s’esquinter le squelette. Il se tourne donc naturellement vers une alimentation plus équilibrée, écoute les diététiciens, etc. Moins d’excès, ça ne mange pas de pain.
4. Dynamisant. – Pratiquée à toute heure et en tout lieu, la course à pied ne coupe pas les circuits. Elle stimule au contraire et génère de la bonne fatigue. Les lève-tôt peuvent essayer le footing au saut du lit : c’est la garantie d’une journée tonique.
5. Varié. – Contrairement à une idée reçue, la lassitude ne guette pas le coureur. Au-delà de l’entraînement, qu’on adapte en fonction de ses besoins, il y a le plaisir de la compétition, où chacun peut trouver sa distance, la faire évoluer, fouler des terrains très différents…
6. Personnel… – On court avant tout pour soi, en se fixant des challenges, en défiant le chrono. En tentant de grimper sur semi-marathon (21 km), voire le marathon (42,195 km), simplement pour voir de quoi on est capable.
7… familial… – On peut courir en famille, en couple, avec les enfants à l’entraînement ; puis s’épanouir dans sa catégorie en devenant chacun son tour le premier supporteur de l’autre.
8… et convivial. – La solidarité et le bon esprit sont des valeurs bien partagées au sein du peloton. Ravitaillement, dépannage, encouragements, mais aussi dérision, joie et bonne humeur.
9. Prétexte à l’aventure. – Une course, un pays, une histoire, un terroir, une fête… Les calendriers débordent de trésors : ici, dans la région, du Nord au Sud, du sable de la côte aux verts pâturages ; en France, partout, pour une bouteille, un mât de cocagne ; ailleurs sur la planète, chaque capitale organise son marathon. L’occasion est belle de vivre en touriste autrement.
10. Plénitude. – Du petit garçon qui court tout le temps (même en chaussettes !) à l’adulte qui entretient la mécanique, l’endurance c’est la liberté, la preuve qu’on se donne d’une certaine force intérieure. À l’arrivée, on ne gagne rien, si ce n’est le sentiment de ne pas avoir perdu son temps. Franchir la ligne et être bien.
(*) Célèbre personnage de fiction, incarné par Tom Hanks au cinéma, qui courait au-delà des limites raisonnables et dont les records n’ont jamais été reconnus, ce qui d’ailleurs n’est pas loin d’être scandaleux.












