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La Voix des Sports - 04/12/2006
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De l’eau jusqu’à plus soif
Diététique

Des trombes d’eau, à la chope, dans le bidon. En matière de sport, où on adore l’excès, l’hydratation se pose comme la règle de vie fondamentale. C’est simple, il faut boire le plus souvent possible. D’ailleurs, mettons d’entrée cette lecture sur pause pour faire le plein et trinquons ensemble autour d’un bon gobelet, une bonne flotte d’appellation contrôlée.


Pourquoi boire ?
Parce que le corps humain est composé de plus de 70 % d’eau. Chaque jour, vivre (respirer, transpirer,etc) coûte environ 2 litres, qu’il faut (au minimum) compenser.
Le moindre manque est problématique, car l’eau joue plusieurs rôles vitaux.


1. La thermo-régulation. – L’eau est indispensable pour maintenir la température du corps à 37°. Elle contrôle les circuits intérieurs, mais aide aussi à lutter contre les agressions extérieures, les menaces d’hypo ou d’hyperthermie.

2. La cardio-circulation. – Une mauvaise hydratation influe sur la fréquence cardiaque. Le sang diminue en volume et devient plus visqueux. Le coeur doit redoubler d’efforts pour le faire circuler et ça nous mène tout droit à la fatigue.


3. Le drainage et l’élimination. – L’eau nettoie et débarrasse le corps de tous les maux, toutes les toxines récoltées pendant l’effort (acide lactique), mais aussi après un banquet, la maladie, le travail, un voyage, etc.


L’eau et le sportif
En situation d’effort, le niveau d’eau dans les tuyaux est bien sûr à surveiller comme le lait sur le feu. Songeons que sur une étape du Tour de France cycliste, le coureur peut perdre jusqu’à six litres ! La déshydratation a des effets désastreux. Elle altère bien sûr la performance, et ce très vite. Pire, elle multiplie aussi les risques de blessure.


Combien, quand et comment boire ?
Pour calculer ses besoins en eau (que l’on absorbe à 10°, surtout pas glacée), il est recommandé de se peser avant et après l’effort (évaluation des pertes).
Principe de base : il faut boire avant d’avoir soif. Quand l’envie se manifeste, c’est déjà trop tard, car l’effet de la prise d’eau sera décalé.


1. Avant l’effort. – ll est conseillé de se mettre en état d’hyperhydradation avant l’épreuve. La veille au soir, il faut boire énormément, le plus tard possible. Le jour J, on peut « glouglouter » un bon demi-litre pendant l’échauffement, en un temps assez réduit.


2. Pendant l’effort. – En dessous d’une heure, l’eau pure suffit. Au dessus d’une heure, il est important de passer à une boisson isotonique amenant glucose et sodium, à raison d’un litre par heure, pour ne pas tomber en rade.


3. Après l’effort. – On poursuit dans la boisson énergétique jusqu’à vingt minutes après match. Ensuite de l’eau minérale, sans modération.

R. G.


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