La Voix des Sports - 25/12/2006 |
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La mise en garde vaut pour tout le monde. Nous voici face à la plus délicate période de l’année, coincé entre le diabolique enchaînement de la belle-mère (apéro, saumon, foie gras, dinde, fromage et dessert), et la bienveillance pateline du beau-père qui dirige l’orchestre au tire-bouchon. Le problème est cerné, c’est la richesse qui nous menace, tandis que la saison sportive est plus ou moins en sommeil. Comment en sortir indemne (ou presque) ? Quelques bouées de sauvetage pour aider les plus volontaires.
Pas de privation. – D’abord, une mise au point. La diététique n’a jamais été l’ennemie du plaisir. Il n’est donc pas question d’être un intégriste de la coquillette nature ou du haricot sauce eau minérale en pareille occasion. Ça peut faire du bien, mais c’est vraiment trop austère entre les guirlandes. Et puis, le sportif ne se situe pas dans la peau d’un condamné au jeûne. Simplement, la bonne hygiène alimentaire recommande de l’équilibre, un menu raisonné que nous perdons un peu de vue en chargeant la barque sitôt les cotillons sortis.
Pour revenir au menu, tous les bons produits cités plus haut ne sont donc pas proscrits, ils doivent simplement ne pas tous être consommés à la queue leu leu. Pour faire simple, on coupe la poire en deux et on étale la panoplie hyperprotéinée sur deux jours au moins, afin de laisser l’estomac s’organiser.
L’âge du convive. – C’est injuste, mais c’est comme ça. Les kilos pris sont plus difficiles à perdre à 40 ans qu’à 20. Il est donc dangereux de vouloir défier le fiston sur ce terrain-là.
Boire : de la mesure… – Le vin a toute sa place sur la table ; pour les alcools forts, si on peut faire sans… c’est mieux. Ne pas oublier que le meilleur compagnon reste l’eau, qu’il faut boire en abondance pour réhydrater l’organisme malmené.
De l’exercice. – La période festive et la saison n’étant pas propices à une pratique sportive intense, il faut s’astreindre soi-même à quelques situations de vie compensatrices. Les escaliers plutôt que l’ascenseur, une bonne marche pour faire ronronner la mécanique, etc. C’est tout bête, mais ce genre de petits réflexes permet un entretien précieux.
Des huîtres. – Au milieu du panier, la perle des ostréiculteurs est recommandée par les diététiciens pour ses apports en zinc.
Là, on peut y aller de bon coeur, on se fait doublement du bien.
Remise à niveau. – Toute la période mérite d’être suivie avec fruits et légumes à portée de main. Il est aussi recommandé de faire léger le lendemain du banquet, avec, par exemple, l’aide d’une soupe. Puis de vite revenir à la normale.
Gare aux blessures. – Dernière recommandation, il faut se méfier de l’effort trop violent après des excès, un manque de sommeil ou autre perturbation. Le corps est en ce moment plus vulnérable.












