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La Voix des Sports - 19/03/2007
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Dix bonnes raisons de...
Swinguer et fendre l'air sur un parcours de golf

Le maître Tiger Woods dans ses oeuvres. Prendre la balle et tout donner… 1. Un ami pour la vie.
On commence le golf quand on veut, tôt si l’enfant a le feeling, si une gestuelle s’installe naturellement. Surtout, on y joue toute la vie, tant que les jambes portent, que l’envie est plus forte que tout. Le golf peut être un sport d’appoint, pendant la carrière, puis prendre la relève seul quand la retraite a sonné dans d’autres disciplines plus traumatisantes.

 

2. On joue en couple.
Grosse particularité : le golf peut être pratiqué en couple, à niveau de compétitivité égal, sans que l’un ou l’autre n’y trouve misère à s’ennuyer. La puissance ne fait pas tout, et même si peu, si l’on considère qu’un put à 10 cm du trou a autant de valeur qu’un drive de 250 m.
La mixité est importante, car le sportif (ou la sportive) qui s’éloigne seul(e) du foyer peut culpabiliser de son absence ou recevoir des reproches. On peut donc se retrouver le week-end, en vacances, en amoureux, pour la balade, sur le pré. Bien sûr, c’est à double tranchant car un commentaire mal placé ou mal interprété peut brouiller la ligne. Un golfeur qui ne joue pas bien est irritable…

 

3. D’abord contre soi.
Le premier adversaire du golfeur, c’est lui-même. Air connu, mais au golf on remonte au péché originel. On se concentre d’abord sur sa propre performance et on compte son score soi-même. D’où l’importance de la bonne foi et de la bonne dose d’humilité qu’on doit toujours avoir en stock pour faire face aux vicissitudes du parcours. Le mental est déterminant. Beaucoup d’anciens sportifs de haut niveau deviennent d’excellents golfeurs, car ils savent gérer à la fois l’exigence d’une technique et la résistance à la pression.

 

4. Pour tout le monde.
Aucune prédisposition physique n’est exigée au départ. Bien sûr, quelques grands champions, comme Tiger Woods, sont taillés comme des séquoias pour que leur balle traverse la forêt au premier envol. Mais le champion vaut exception. Puisqu’on est entre nous, tous les gabarits peuvent tirer leur club du jeu. On parle de rythme, de stratégie, d’adresse et de décontraction.

 

5. Physique.
Malgré sa volonté de plaire à tous et sa naturelle bonhomie, le golf reste un sport à part entière, qui a ses exigences : avoir une bonne condition physique et s’entraîner de manière intense (indispensable pour chercher la performance). Un parcours mesurant environ 5 à 6 km en valeur absolue, le joueur doit avaler une bonne dizaine de kilomètres en dix-huit trous sur une partie qui dure quatre heures. La dépense énergétique est très importante et on termine flapi.

 

6. De moins en moins cher.
Très populaire dans les pays anglo-saxons, mais aussi au Japon, le golf est un peu en retrait en France, en nombre de parcours et de licenciés, les deux étant par la force des choses liés. Il reste toutefois le sport qui se développe le plus en France ces dernières années.
Du coup, il devient de plus en plus accessible financièrement. Des parcours et des clubs font l’effort. Et on peut désormais s’équiper sans mettre en péril le budget de la cellule familiale.

 

7. Pour les vacances.
Le tourisme autour du golf est en plein boum. Beaucoup de voyagistes proposent des séjours découverte avec des sessions de golf. Si on pilote seul, on peut choisir son itinéraire avec des étapes thématiques, s’aventurer sur des fairways inexplorés…

 

8. On colle à l’étiquette.
De la bonne éducation. Originaire des îles britanniques, le golf est jaloux de son étiquette, en fait la mise en musique d’un fair-play à toutes épreuves, un art de vivre et une ligne de conduite. On ne maltraite pas le parcours, on se sanctionne seul en cas de faute, on fait silence pour ceux qui jouent, on laisse passer, on ne lambine pas en chemin… Bref, on vit dans la communauté en n’oubliant jamais que la liberté s’arrête là où commence celle des autres.

 

9. Sites magnifiques.
Un parcours est le plus souvent dessiné dans un cadre naturel qui vaut à lui seul le déplacement. Pensé comme un jardin, entretenu dans un confortable raffinement, vallonné, aéré de plans d’eau, un golf n’est jamais loin de l’Éden.

 

10. La fin au bar.
Toutes les raisons sont bonnes pour finir au club-house autour du verre de l’amitié. Selon la tradition, un trou en un vaut le champagne pour tout le monde présent au club. Ça peut faire mal au porte-monnaie… Surtout, après avoir oublié ses soucis du boulot, avoir tout donné à la baballe, on va trinquer avec les justes, ses amis, ses amours et ses histoires. Tant de choses à se raconter…

Richard GOTTE

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