La Voix du Nord - 18 février 2006 |
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Belgique - Anderlecht licencie deux joueurs et Mouscron son entraîneur
Les affaires de corruption secouent le monde du football belge
La justice belge, qui a obtenu ces dernières heures les aveux de plusieurs joueurs dans le cadre d’une affaire de corruption présumée en championnat de Belgique, espère désormais mettre la main sur les gros poissons à l’origine de paris truqués sur internet.
L’enquête, menée depuis plusieurs semaines par la juge d’instruction Silvania Verstreken et baptisée « Opération Dragon », s’accélère. Elle est désormais orientée vers le Lierse, lanterne rouge de D1, dont au moins sept joueurs ou ex-joueurs ont été interrogés.
Selon la presse belge, la plupart ont avoué avoir accepté jusqu’à 10 000 E par match pour lever le pied lors de rencontres de la saison 2004-2005. Cinq ont été licenciés par leur club actuel et risquent la radiation à vie. L’ex-entraîneur du Lierse, Paul Put, passé aux aveux, a aussi été limogé par Mouscron… qui venait de l’embaucher en janvier.
Hier, le grand Anderlecht a licencié son meneur de jeu roumain Marius Mitu et l’attaquant Laurent Delorge, suite à « des attitudes incompatibles avec l’éthique sportive », pendant qu’ils portaient encore le maillot du Lierse, l’an passé. Les deux joueurs ont été interrogés par la police au sujet de leurs relations avec un cercle de parieurs chinois. « Notre équipe n’a pas été citée dans l’affaire des matchs truqués », a précisé le manager d’Anderlecht, Herman Van Holsbeeck.
Déjà au Lierse
Jeudi, le SK Lierse avait licencié les joueurs Cliff Mardulier et Laurent Fassotte ainsi que l’entraîneur adjoint Patrick Deman, entendus par la police mercredi dans le cadre de l’enquête.
La justice belge a lancé l’enquête après que des montants de paris inhabituellement élevés ont été enregistrés sur internet en novembre (600 000 E lors de la victoire surprise de La Louvière sur Saint-Trond, le 29 octobre dernier).
Actuellement, aucun des joueur concernés n’est inculpé. Un constat étonnant mais qui s’explique. Une personne inculpée a automatiquement accès au dossier.
N’inculper personne revient donc pour la juge à préserver le secret de son instruction, afin de ne pas informer les gros poissons à l’origine de la corruption. Comme le disait le président du Lierse, les joueurs « ne sont que des petits pions ». L’enquête vise un homme d’affaires chinois introuvable, Ye Zheyun, soupçonné d’être à l’origine de paris truqués sur l’internet. L’an dernier, il avait injecté 375 000 E dans les caisses du Lierse. Il est soupçonné d’avoir acheté des joueurs pour ensuite miser, via des sociétés de paris sur l’internet, des sommes élevées sur des matches dont il connaissait l’issue.
L’enquête, menée depuis plusieurs semaines par la juge d’instruction Silvania Verstreken et baptisée « Opération Dragon », s’accélère. Elle est désormais orientée vers le Lierse, lanterne rouge de D1, dont au moins sept joueurs ou ex-joueurs ont été interrogés.
Selon la presse belge, la plupart ont avoué avoir accepté jusqu’à 10 000 E par match pour lever le pied lors de rencontres de la saison 2004-2005. Cinq ont été licenciés par leur club actuel et risquent la radiation à vie. L’ex-entraîneur du Lierse, Paul Put, passé aux aveux, a aussi été limogé par Mouscron… qui venait de l’embaucher en janvier.
Hier, le grand Anderlecht a licencié son meneur de jeu roumain Marius Mitu et l’attaquant Laurent Delorge, suite à « des attitudes incompatibles avec l’éthique sportive », pendant qu’ils portaient encore le maillot du Lierse, l’an passé. Les deux joueurs ont été interrogés par la police au sujet de leurs relations avec un cercle de parieurs chinois. « Notre équipe n’a pas été citée dans l’affaire des matchs truqués », a précisé le manager d’Anderlecht, Herman Van Holsbeeck.
Déjà au Lierse
Jeudi, le SK Lierse avait licencié les joueurs Cliff Mardulier et Laurent Fassotte ainsi que l’entraîneur adjoint Patrick Deman, entendus par la police mercredi dans le cadre de l’enquête.
La justice belge a lancé l’enquête après que des montants de paris inhabituellement élevés ont été enregistrés sur internet en novembre (600 000 E lors de la victoire surprise de La Louvière sur Saint-Trond, le 29 octobre dernier).
Actuellement, aucun des joueur concernés n’est inculpé. Un constat étonnant mais qui s’explique. Une personne inculpée a automatiquement accès au dossier.
N’inculper personne revient donc pour la juge à préserver le secret de son instruction, afin de ne pas informer les gros poissons à l’origine de la corruption. Comme le disait le président du Lierse, les joueurs « ne sont que des petits pions ». L’enquête vise un homme d’affaires chinois introuvable, Ye Zheyun, soupçonné d’être à l’origine de paris truqués sur l’internet. L’an dernier, il avait injecté 375 000 E dans les caisses du Lierse. Il est soupçonné d’avoir acheté des joueurs pour ensuite miser, via des sociétés de paris sur l’internet, des sommes élevées sur des matches dont il connaissait l’issue.














