La Voix du Nord - 22 février 2006 |
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L’Opération Dragon crache du feu
L’affaire de corruption présumée en Belgique s’étend
Plus les jours passent et l’affaire de corruption dans le football belge se révèle de moins en moins présumée (lire nos éditions des 7, 18 et 19 février). La façade du Lierse s’est bien lézardée la semaine dernière avec des aveux passés par des corrupteurs, des corrompus et toute la Belgique attend la suite de cette histoire que la justice a nommée avec humour : Opération Dragon (à cause du rôle central de la mafia chinoise et d’un certain Ye Zheyun).
Joint hier, le premier substitut du Procureur du Roi et magistrat de presse (originalité belge) auprès du tribunal de première instance de Bruxelles, Jos Colpin, a été catégorique. Pour le moment, « il y a un embargo total sur l’affaire ».
Cette absence totale de communication constitue la tactique même de la juge d’instruction bruxelloise, Silvania Verstreken, et des enquêteurs de la police fédérale. Ils perquisitionnent, ils entendent ; des joueurs, des dirigeants témoignent et pour certains avouent mais la juge n’inculpe personne pour le moment. Histoire de ne pas « contaminer » l’enquête et d’éviter que des protagonistes et leurs avocats n’aient accès au dossier trop tôt.
Qui après Lierse ?
Pour l’instant, six joueurs (Cliff Mardulier, Laurent Fassotte), ex-joueurs (Laurent Delorge, Marius Mitu), entraîneur (Patrick Deman) ou ex-entraîneur (Paul Put) du SK Lierse ont reconnu leur implication dans des actes de corruption lors de plusieurs matchs du championnat de Belgique l’an passé. Mais l’enquête n’en est qu’à son début : les clubs de La Louvière (dont l’entraîneur a démissionné lundi soir, lire ci-contre), Saint-Trond, le GBA (Germinal Berschoot Anvers), Mons et d’autres encore en D2 (Lommel, Renaix, Waasland, Geel) vont passer prochainement entre les pattes de la discrète Silvania Verstreken...
Dans notre édition de demain, nous vous présenterons un dossier sur cette affaire qui n’a pas fini de faire craquer le football belge.
Joint hier, le premier substitut du Procureur du Roi et magistrat de presse (originalité belge) auprès du tribunal de première instance de Bruxelles, Jos Colpin, a été catégorique. Pour le moment, « il y a un embargo total sur l’affaire ».
Cette absence totale de communication constitue la tactique même de la juge d’instruction bruxelloise, Silvania Verstreken, et des enquêteurs de la police fédérale. Ils perquisitionnent, ils entendent ; des joueurs, des dirigeants témoignent et pour certains avouent mais la juge n’inculpe personne pour le moment. Histoire de ne pas « contaminer » l’enquête et d’éviter que des protagonistes et leurs avocats n’aient accès au dossier trop tôt.
Qui après Lierse ?
Pour l’instant, six joueurs (Cliff Mardulier, Laurent Fassotte), ex-joueurs (Laurent Delorge, Marius Mitu), entraîneur (Patrick Deman) ou ex-entraîneur (Paul Put) du SK Lierse ont reconnu leur implication dans des actes de corruption lors de plusieurs matchs du championnat de Belgique l’an passé. Mais l’enquête n’en est qu’à son début : les clubs de La Louvière (dont l’entraîneur a démissionné lundi soir, lire ci-contre), Saint-Trond, le GBA (Germinal Berschoot Anvers), Mons et d’autres encore en D2 (Lommel, Renaix, Waasland, Geel) vont passer prochainement entre les pattes de la discrète Silvania Verstreken...
Dans notre édition de demain, nous vous présenterons un dossier sur cette affaire qui n’a pas fini de faire craquer le football belge.
Ol. B.













