La Voix des Sports - 27 février 2006 |
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La France n’échappe pas à la chasse au pactole
L’affaire belge a mis en lumière les enjeux des paris sportifs sur le Net
L’affaire de corruption qui secoue le football belge actuellement (voir notre dossier traitant de l’affaire sur lavoixdessports.com) a révélé les pratiques découlant des gros enjeux pouvant être effectués sur des matchs de football sur Internet. Il est vrai que le pari sportif sur le net est lucratif. Pour 2005, le cabinet Christiansen Capital estime que le secteur des paris en ligne pèse 12 milliards de dollars. Face à un tel pactole, les appétits s’aiguisent. Quitte à souvent contourner les lois en vigueur.
En France, les jeux d’argent sont fortement réglementés. La loi de 1891 interdit toute prise de paris sur les courses hippiques en dehors des autorisations gouvernementales délivrées au PMU. Il en va de même pour les paris sportifs qui entrent dans le monopole de la Française des Jeux. Inutile de dire que tous les contrevenants s’exposent à des poursuites venant du PMU ou de la Française des Jeux.
Faute de pactole, il faut parfois avoir des idées. Et les sociétés de paris en ligne semblent avoir trouvé le moyen de contourner la loi. Toutes sont hébergées à l’étranger, dans des pays où la législation sur les paris est beaucoup plus large.
En multipliant les publicités sur le Net, à la fois sur des sites français sportifs mais aussi non sportifs, ces sites ont eu accès au public hexagonal et ont pu développer leur activité. Pourtant, toute publicité sur des paris sportifs en France est en principe interdite. Mais elle foisonne. Du côté des sites en ligne, on se dédouane en prétextant que le parieur engage sa responsabilité. Si la Française des Jeux a assigné en justice des sites comme Mr.Bookmaler ou Bet and Win, elle n’a pas encore lancé la machine judiciaire contre les sites qui proposent des publicités, et donc des liens directs sur ces sites. La faute à un grand vide juridique. La vérité, c’est qu’il n’existe aucune jurisprudence sur de telles publicités. Et les rares organismes monopolistiques qui ont tenté quelque chose n’ont pas forcément obtenu gain de cause au niveau européen. Plus que jamais, les sites de paris sont armés pour contourner le monopole d’état.
En attendant, les championnats et les footballeurs à faibles revenus, comme en Belgique, sont des proies faciles pour des tentatives de corruption. Quand on sait que certains sites proposent des paris sur des divisions inférieures de nos championnats (National, CFA), on peut légitimement se demander si la France est véritablement à l’abri d’un scandale identique à celui que traverse le football belge. Même si rien n’a été prouvé, les soupçons révélés après le match Metz-Lyon ont apporté un premier élément de réponse…
En France, les jeux d’argent sont fortement réglementés. La loi de 1891 interdit toute prise de paris sur les courses hippiques en dehors des autorisations gouvernementales délivrées au PMU. Il en va de même pour les paris sportifs qui entrent dans le monopole de la Française des Jeux. Inutile de dire que tous les contrevenants s’exposent à des poursuites venant du PMU ou de la Française des Jeux.
Faute de pactole, il faut parfois avoir des idées. Et les sociétés de paris en ligne semblent avoir trouvé le moyen de contourner la loi. Toutes sont hébergées à l’étranger, dans des pays où la législation sur les paris est beaucoup plus large.
En multipliant les publicités sur le Net, à la fois sur des sites français sportifs mais aussi non sportifs, ces sites ont eu accès au public hexagonal et ont pu développer leur activité. Pourtant, toute publicité sur des paris sportifs en France est en principe interdite. Mais elle foisonne. Du côté des sites en ligne, on se dédouane en prétextant que le parieur engage sa responsabilité. Si la Française des Jeux a assigné en justice des sites comme Mr.Bookmaler ou Bet and Win, elle n’a pas encore lancé la machine judiciaire contre les sites qui proposent des publicités, et donc des liens directs sur ces sites. La faute à un grand vide juridique. La vérité, c’est qu’il n’existe aucune jurisprudence sur de telles publicités. Et les rares organismes monopolistiques qui ont tenté quelque chose n’ont pas forcément obtenu gain de cause au niveau européen. Plus que jamais, les sites de paris sont armés pour contourner le monopole d’état.
En attendant, les championnats et les footballeurs à faibles revenus, comme en Belgique, sont des proies faciles pour des tentatives de corruption. Quand on sait que certains sites proposent des paris sur des divisions inférieures de nos championnats (National, CFA), on peut légitimement se demander si la France est véritablement à l’abri d’un scandale identique à celui que traverse le football belge. Même si rien n’a été prouvé, les soupçons révélés après le match Metz-Lyon ont apporté un premier élément de réponse…
Sébastien VARNIER














