La Voix des Sports - 12/06/2006 |
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Elle voulait en faire une fête, mais la soirée a failli virer au cauchemar pour Vanessa Boslak, vendredi. Poussée dans ses derniers retranchements à 4,40 m, elle a effacé la barre au troisième essai. Ouf !
« J’avais choisi une perche trop souple au début. J’ai changé au fur et à mesure, mais je me suis vite retrouvée le couteau sous la gorge , sourit-elle après coup. Je voulais gagner dans ma région et me retrouver au troisième essai à 4,40 alors que les autres concurrentes étaient passées, ça m’a fait tout drôle. Je me suis dit que je ne pouvais pas en rester là. » Devant son public, la jeune femme s’est ressaisie au bon moment pour rester dans le concours… qu’elle a remporté quelques minutes plus tard avec un bond à 4,50 m. Mission accomplie. Pour le record de France à 4,66 m, on repassera. Vanessa a tenté le coup, en vain. Du coup, à l’heure de ranger les perches, ses impressions sont mitigées.
« J’avais plein d’amis dans les tribunes, et ça fait toujours plaisir de réussir une performance à 4,50 m. Mais je n’ai pas encore de bonnes sensations. Ma course d’élan est réduite ; en ce moment, je cherche mes repères. Mon début de saison n’est pas grandiose. » Bien que la déception pointe dans les paroles, le regard se montre plus confiant. Et il y a de quoi. La Nordiste a tiré de bons enseignements de cette soirée. « Je pense être capable de franchir ces 4,66 m assez rapidement, assure-t-elle. Mon bassin passe bien au-dessus de la barre, c’est donc une question de calibrage. »
Et comme son programme de préparation est établi pour l’amener au sommet de sa forme en août, à l’occasion des championnats d’Europe de Göteborg, Vanessa a encore le temps de peaufiner ses réglages. « Je serai à Noisy-le-Grand la semaine prochaine, où je vais pouvoir travailler avec un élan complet. Ensuite, j’irai à Paris, puis aux championnats de France et au meeting de Lausanne. Toutes ces compétitions vont me permettre de trouver les bonnes marques et surtout d’être en contact avec des filles que je reverrai en Suède. »
Une fois là-bas, il sera temps de sortir le grand jeu pour bousculer la hiérarchie mondiale. « Le podium risque de se jouer aux alentours de 4,70 m. Je vais y aller à fond, comme cet hiver, sans trop gamberger. En ne me posant pas de question, je serai plus libre. Je ne vais pas me mettre de pression. » Si d’ici là la fameuse barre des 4,66 m est avalée, alors la jeune athlète aura certainement son mot à dire…












