La Voix des Sports - 08/10/2007 |
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Cardiff. – Après un tel exploit, la nuit ne pouvait qu’être chaude à Cardiff chez les supporteurs français. C’est d’ailleurs un peu la philosophie des jeunes femmes au pays de Galles, qui sortent épaules nues, la jupe ou le short court, en toute saison… Quelle joie de vivre !
Au milieu d’un peuple heureux de fêter les héros, les « Frenchies », séduits par l’accueil et l’ambiance, se sentirent comme des coqs en pâte dans les pubs qui s’agglutinent au pied du Millenium Stadium. Combien étaient-ils à faire la fête ? 20 000, peut-être plus ? C’est en tout cas La Marseillaise qui résonnait de partout après match, tandis que la bière coulait à flots.
Des fans néo-zélandais, beaucoup plus nombreux au départ, ne restait plus au coeur de la nuit qu’une jeunesse drapée dans le célèbre maillot à la fougère.
Beaucoup de ces jeunes étaient d’ailleurs des Anglais ou des Gallois fascinés par la légende black. Les vrais Kiwis, une clientèle assez âgée et fortunée venue de Nouvelle-Zélande spécialement pour la Coupe du monde (avec des budgets de 15 000 E…), étaient eux déjà au lit, à ruminer leur déception.
La voie était donc libre pour la France. C’est d’ailleurs ce que montrèrent les fans des Bleus, qui réservèrent une ovation au car des joueurs français à la sortie du stade. Celui-ci resta bloqué quelques minutes, les joueurs ravis saluant leurs fans à travers la vitre.
En tête de manifestation, Obélix et Astérix venus de l’Aisne baladaient un vrai coq dans un panier et une potion magique (de la gnole, très dure…) distribuée à la pipette. Les Anglo-Saxons étaient ainsi invités à découvrir un peu de terroir français dans un joyeux remue-ménage. Encore une belle leçon de fraternité tout ça.
Comment ne pas aussi, une fois encore, s’émerveiller de nos amis irlandais, présents en rangs significatifs samedi ? Depuis l’élimination de leur équipe, ils soutiennent la France et leur énergie se trouve décuplée depuis qu’ils savent que les Bleus vont affronter l’Angleterre. « Vous êtes vraiment formidables vous les Français », s’épancha l’un deux. « Il est incroyable ce match, il n’y a que vous pour faire ça, marquer des essais pareils après une telle bagarre. J’ai vibré et je veux maintenant que vous alliez au bout. Et que vous battiez l’Angleterre. »
Pour d’autres Irlandais, la reconnaissance et le bonheur se traduisaient autrement, au comptoir par des tournées générales. « En l’honneur de la France ! » Et ça trinque, et on remet une Marseillaise, et on remet une tournée, et les pintes ne manquent jamais, et on va se coucher tard… C’est aussi parce qu’on connaît les troisièmes mi-temps et les coutumes locales qu’on adore le rugby.














