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La Voix des Sports - 15/10/2007
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L’Angleterre, un groupe qui revient de loin
Saint-denis. – Un quidam qui serait parti en expédition sur Mars le 15 septembre, au lendemain d’Angleterre - Afrique du Sud (0-36) aurait probablement de la peine à croire que le XV de la Rose va jouer une nouvelle finale de Coupe du monde dans cinq jours. Et pourtant… « Ce match contre l’Afrique du Sud fut une pilule difficile à avaler, confirma samedi soir Phil Vickery, le capitaine anglais.
Ce fut vraiment un moment pénible pour tout le monde. » Vainqueurs sans convaincre des Américains sur la pelouse de Bollaert, puis de Samoans qu’on a connus plus fringants, les partenaires de Sheridan se sont retrouvés à disputer un dernier match de poule en forme de huitième de finale, contre les Tonga. L’Angleterre est passée (36-20) et semble avoir puisé dans cet épisode délicat une nouvelle force morale.
L’Australie, qui a tenté le drôle de pari d’aller défier les Anglais dans leur jardin, en a fait l’amère expérience. Champion du monde du jeu minimaliste, du rentre-dedans et de l’occupation du terrain, le collectif de Brian Ashton a croqué du wallaby au dîner. L’honneur anglais était sauf. Après tout, quel bookmaker, même anglais, aurait misé une livre sur une place dans le dernier carré ?

« C’est incroyable »

En plus, pour espérer défendre sa couronne mondiale, il fallait s’attaquer à la France, qui restait sur deux succès estivaux nets et sans bavure.
Deux victoires londonienne (21-15) et marseillaise (22-9) qui contribuaient à railler cette équipe de vieux briscards à bout de course.
Le choc semblait disproportionné et, dans leur campagne d’intox, Wilkinson et les siens ne tarirent pas d’éloges sur ces Français forcément favoris sur leur terrain.
« En fait, c’était assez simple, expliquait Phil Vickery. On était le dos au mur : soit on était en finale de la Coupe du monde, soit on rentrait à la maison, et, ce qui est incroyable, c’est que nous allons encore jouer une finale de Coupe du monde. »
V. L. G.
Photo Patrick DELECROIX

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