La Voix des Sports - 15/10/2007 |
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Jason Robinson : Monsieur 50, pur sang
France - Angleterre
Saint-denis (envoyé spécial). – Samedi, 20 h 56, Stade de France. Un frisson, l’entrée des joueurs sur le terrain. Côté anglais, Phil Vickery, le capitaine, s’arrête au bout du tunnel. Jason Robinson pénètre seul sur la pelouse du Stade de France, applaudit les quatre tribunes et s’en va prendre sa place.
Pour une cinquantième sélection qui aurait pu être la dernière en cas d’Austerlitz anglais, l’arrière du XV de la Rose aurait mérité la même ovation à sa sortie du terrain.
Si on a beaucoup loué les talents de Jonny Wilkinson, il ne faudrait pas oublier, à l’heure des lauriers, ce Robinson dont les jambes ont affolé la défense française. Avec ses appuis incroyables, ses changements de direction et sa protection de balle, l’ancienne vedette des treizistes de Wigan a apporté, sur le terrain, la note de légèreté que Brian Ashton a cherché à insuffler à l’armada anglaise. Une sorte de « british flair », version sauce à la menthe.
Contre les Sud-Africains, dans la tourmente d’un match de poule sur la même pelouse dyonisienne, Jason Robinson avait tenté de secouer le cocotier. Un claquage l’avait fauché dans son élan, sur l’un de ses rares ballons de relance et sa grimace de douleur était devenue celle de tout un pays en proie au doute.
Certaines mauvaises langues, bien contentes du mauvais sort plombant nos meilleurs ennemis, voulurent y voir la fin de carrière d’un joueur et l’épilogue du parcours d’un ex-champion du monde.
Un mois plus tard, voilà Robinson galopant comme un gamin, allant défier Traille, Elissalde, Dominici et toute la bande, et menant les siens à une finale inattendue (lire également ci-dessous). L’ancien arrière des Sharks de Sale, que Sébastien Chabal porta sur ses épaules au soir d’un dernier match de championnat il n’y a pas si longtemps, venait de signer un de ces jolis pieds de nez que le rugby sait encore distiller. Les vieux vous saluent bien… Les footeux ont coutume de dire que « les grandes équipes ne meurent jamais ». Les rugbymen anglais ont fait leur cette maxime, passant sur le corps des Australiens puis des Français pour atteindre une nouvelle finale. Dans ces cas-là, l’expérience de garçons comme Jason Robinson est irremplaçable : « On n’emmène pas de jeunes joueurs à la Coupe du monde, assura Brian Ashton, lors de la conférence de presse d’après-match. Pour défendre un titre, vous emmenez des joueurs avec de l’expérience, avec l’habitude de vivre et d’évoluer ensemble.
» Des Martin Corry (34 ans), Lawrence Dallaglio (35), Jason Robinson (33), Mike Catt (36), Ben Kay (32), Regan (35) ou encore Simon Shaw (34) qui retrouveront le Stade de France, dès samedi, pour un dernier chapitre. « Comme quoi, parfois, le sport n’a pas beaucoup de sens, mais parfois, il procure aussi des émotions fantastiques », comme le dit à sa façon Phil Vickery.
Pour une cinquantième sélection qui aurait pu être la dernière en cas d’Austerlitz anglais, l’arrière du XV de la Rose aurait mérité la même ovation à sa sortie du terrain.
Si on a beaucoup loué les talents de Jonny Wilkinson, il ne faudrait pas oublier, à l’heure des lauriers, ce Robinson dont les jambes ont affolé la défense française. Avec ses appuis incroyables, ses changements de direction et sa protection de balle, l’ancienne vedette des treizistes de Wigan a apporté, sur le terrain, la note de légèreté que Brian Ashton a cherché à insuffler à l’armada anglaise. Une sorte de « british flair », version sauce à la menthe.
Contre les Sud-Africains, dans la tourmente d’un match de poule sur la même pelouse dyonisienne, Jason Robinson avait tenté de secouer le cocotier. Un claquage l’avait fauché dans son élan, sur l’un de ses rares ballons de relance et sa grimace de douleur était devenue celle de tout un pays en proie au doute.
Certaines mauvaises langues, bien contentes du mauvais sort plombant nos meilleurs ennemis, voulurent y voir la fin de carrière d’un joueur et l’épilogue du parcours d’un ex-champion du monde.
Un mois plus tard, voilà Robinson galopant comme un gamin, allant défier Traille, Elissalde, Dominici et toute la bande, et menant les siens à une finale inattendue (lire également ci-dessous). L’ancien arrière des Sharks de Sale, que Sébastien Chabal porta sur ses épaules au soir d’un dernier match de championnat il n’y a pas si longtemps, venait de signer un de ces jolis pieds de nez que le rugby sait encore distiller. Les vieux vous saluent bien… Les footeux ont coutume de dire que « les grandes équipes ne meurent jamais ». Les rugbymen anglais ont fait leur cette maxime, passant sur le corps des Australiens puis des Français pour atteindre une nouvelle finale. Dans ces cas-là, l’expérience de garçons comme Jason Robinson est irremplaçable : « On n’emmène pas de jeunes joueurs à la Coupe du monde, assura Brian Ashton, lors de la conférence de presse d’après-match. Pour défendre un titre, vous emmenez des joueurs avec de l’expérience, avec l’habitude de vivre et d’évoluer ensemble.
» Des Martin Corry (34 ans), Lawrence Dallaglio (35), Jason Robinson (33), Mike Catt (36), Ben Kay (32), Regan (35) ou encore Simon Shaw (34) qui retrouveront le Stade de France, dès samedi, pour un dernier chapitre. « Comme quoi, parfois, le sport n’a pas beaucoup de sens, mais parfois, il procure aussi des émotions fantastiques », comme le dit à sa façon Phil Vickery.
Vincent LE GALLOIS
Photo Patrick DELECROIX














