La Voix du Nord - 20/10/2007 |
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Finale : deux revenants pour un doublé
L’Afrique du Sud et l’Angleterre s’affrontent ce soir (21 heures) au Stade de France dans une finale inédite qu’on n’attendait pas, mais dont on attend tant. Une forme de rédemption, en tout cas, pour un Mondial au succès populaire rarement égalé par la qualité du jeu.
Deux nations déjà sacrées, l’Afrique du Sud en 1995 et l’Angleterre en 2003, se disputent la rare gloire d’un doublé, seulement réalisé par l’Australie (1991, 1999).
Un match de rugby commence par le combat des avants pour la maîtrise du ballon, et une finale mondiale plus que tout autre. Pour cette raison, la finale devrait être un bijou… pour les aficionados du défi physique en petit périmètre, d’héroïsme défensif, de jeu au pied, de tactique et d’opportunisme.
Afrique du Sud et Angleterre reviennent de loin. Ces deux grandes nations de rugby ont suivi depuis quatre ans, puis depuis un mois, un parcours de sueur et de larmes auquel seul un titre donnera du sens.
L’Angleterre, championne en titre, a vécu depuis 2003 un lent déclin et un changement d’entraîneur (Brian Ashton pour Andy Robinson) il y a dix mois. Puis, elle a balbutié son début de Mondial.
Les Boks plus complets
Les Anglais de Phil Vickery ont sans doute moins de maîtrise et d’ambition offensive que leurs prédécesseurs champions. Mais ils ont pour eux le vécu (sept des titulaires jouèrent la finale de Sydney) et l’énergie de ceux auxquels on ne donnait plus une chance. Ils ont surtout à l’ouverture Jonny Wilkinson, buteur et aiguilleur sans égal, auteur du drop décisif en 2003.
L’Afrique du Sud, pâle éliminée en quarts en 2003, a construit, depuis, dans la stabilité. Elle a connu des années fastes (victorieuse du Tri-Nations 2004) et des heures sombres (six défaites de rang en 2006). Les Boks, seuls invaincus de ce Mondial, ont les jambes d’Habana, de Steyn ou de Pietersen, ce culte inné du défi physique, mais une lucidité nouvelle : ils ont rarement paru aussi complets.
Deux nations déjà sacrées, l’Afrique du Sud en 1995 et l’Angleterre en 2003, se disputent la rare gloire d’un doublé, seulement réalisé par l’Australie (1991, 1999).
Un match de rugby commence par le combat des avants pour la maîtrise du ballon, et une finale mondiale plus que tout autre. Pour cette raison, la finale devrait être un bijou… pour les aficionados du défi physique en petit périmètre, d’héroïsme défensif, de jeu au pied, de tactique et d’opportunisme.
Afrique du Sud et Angleterre reviennent de loin. Ces deux grandes nations de rugby ont suivi depuis quatre ans, puis depuis un mois, un parcours de sueur et de larmes auquel seul un titre donnera du sens.
L’Angleterre, championne en titre, a vécu depuis 2003 un lent déclin et un changement d’entraîneur (Brian Ashton pour Andy Robinson) il y a dix mois. Puis, elle a balbutié son début de Mondial.
Les Boks plus complets
Les Anglais de Phil Vickery ont sans doute moins de maîtrise et d’ambition offensive que leurs prédécesseurs champions. Mais ils ont pour eux le vécu (sept des titulaires jouèrent la finale de Sydney) et l’énergie de ceux auxquels on ne donnait plus une chance. Ils ont surtout à l’ouverture Jonny Wilkinson, buteur et aiguilleur sans égal, auteur du drop décisif en 2003.
L’Afrique du Sud, pâle éliminée en quarts en 2003, a construit, depuis, dans la stabilité. Elle a connu des années fastes (victorieuse du Tri-Nations 2004) et des heures sombres (six défaites de rang en 2006). Les Boks, seuls invaincus de ce Mondial, ont les jambes d’Habana, de Steyn ou de Pietersen, ce culte inné du défi physique, mais une lucidité nouvelle : ils ont rarement paru aussi complets.














