La Voix du Nord - 21/10/2007 |
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Les Bleus devront réapprendre à s’amuser
Comment les Bleus ont-ils pu tomber si bas ? La question taraude depuis ces éclats de rire et ces « olé » argentins dans la nuit parisienne.
Cuisante et humiliante défaite en guise de sortie (34-10), joueurs déboussolés et nerveux (Ibanez quitte sans doute la scène internationale sur un carton jaune…), sélectionneur ministre aux abois, dans la mire du fisc… Cette Coupe du monde se termine en eau de boudin dans le camp français.
Le constat d’échec est implacable pour nos Bleus qui, il y a à peine huit jours, avant la demi-finale, faisaient encore rêver la France entière. Depuis, c’est la chute du trône. Battus trois fois en sept matchs, ils n’avaient jamais fait aussi mal lors des cinq éditions précédentes.
Au moins, après ce festin des Pumas, on peut se consoler en évacuant les regrets. La France n’avait pas le niveau pour être championne du monde, c’est désormais une évidence. On ne perd pas contre l’Angleterre et l’Argentine deux fois en disant ensuite que ça s’est joué à rien.
La France ne fait plus peur
Les Français ont beaucoup déçu et ce dernier match n’a fait qu’amplifier le mouvement de contestation contre la perte de repères dans le jeu. Certes les joueurs de Laporte ont bossé comme des brutes et leur physique fut à la hauteur. Certes leur défense conçue pour arrêter l’armada des All Blacks fut elle aussi très performante.
Il reste que les Bleus y ont semble-t-il perdu leur âme joueuse, devenant des machines développant un combat stéréotypé, décrypté par toutes les défenses alors que, jadis, une nuit avant de jouer contre la France était l’assurance de ne pas trouver le sommeil… Vendredi, le retour de Michalak et des intentions n’ont rien changé, parce que l’équipe de Laporte manquait de vécu dans cette stratégie-là. Le jeu ne se décrète pas à la dernière minute.
Sur la pelouse, les Argentins d’aujourd’hui ont par ailleurs montré qu’ils étaient les Français d’hier. Indisciplinés dans les « rucks », ils furent très agressifs du début à la fin et surtout très inspirés pour contrer les assauts. Il y avait de la vie dans cette équipe-là.
Le Mondial est donc fini et c’est presque un « ouf » de soulagement que l’on perçoit chez les Bleus. Laporte s’en va et l’arrivée de son successeur va susciter de nouveaux espoirs, d’autant que tout le travail réalisé ces dernières semaines n’est pas à jeter.
La France a par exemple eu du répondant au niveau de la conquête pendant toute la compétition et ça nous semble être une bonne base de travail. Les ballons sont là. Les Français en ont même été gavés face aux Pumas. La question à laquelle il faut désormais répondre, c’est qu’est-ce qu’on fait quand on a le ballon ?
Cuisante et humiliante défaite en guise de sortie (34-10), joueurs déboussolés et nerveux (Ibanez quitte sans doute la scène internationale sur un carton jaune…), sélectionneur ministre aux abois, dans la mire du fisc… Cette Coupe du monde se termine en eau de boudin dans le camp français.
Le constat d’échec est implacable pour nos Bleus qui, il y a à peine huit jours, avant la demi-finale, faisaient encore rêver la France entière. Depuis, c’est la chute du trône. Battus trois fois en sept matchs, ils n’avaient jamais fait aussi mal lors des cinq éditions précédentes.
Au moins, après ce festin des Pumas, on peut se consoler en évacuant les regrets. La France n’avait pas le niveau pour être championne du monde, c’est désormais une évidence. On ne perd pas contre l’Angleterre et l’Argentine deux fois en disant ensuite que ça s’est joué à rien.
La France ne fait plus peur
Les Français ont beaucoup déçu et ce dernier match n’a fait qu’amplifier le mouvement de contestation contre la perte de repères dans le jeu. Certes les joueurs de Laporte ont bossé comme des brutes et leur physique fut à la hauteur. Certes leur défense conçue pour arrêter l’armada des All Blacks fut elle aussi très performante.
Il reste que les Bleus y ont semble-t-il perdu leur âme joueuse, devenant des machines développant un combat stéréotypé, décrypté par toutes les défenses alors que, jadis, une nuit avant de jouer contre la France était l’assurance de ne pas trouver le sommeil… Vendredi, le retour de Michalak et des intentions n’ont rien changé, parce que l’équipe de Laporte manquait de vécu dans cette stratégie-là. Le jeu ne se décrète pas à la dernière minute.
Sur la pelouse, les Argentins d’aujourd’hui ont par ailleurs montré qu’ils étaient les Français d’hier. Indisciplinés dans les « rucks », ils furent très agressifs du début à la fin et surtout très inspirés pour contrer les assauts. Il y avait de la vie dans cette équipe-là.
Le Mondial est donc fini et c’est presque un « ouf » de soulagement que l’on perçoit chez les Bleus. Laporte s’en va et l’arrivée de son successeur va susciter de nouveaux espoirs, d’autant que tout le travail réalisé ces dernières semaines n’est pas à jeter.
La France a par exemple eu du répondant au niveau de la conquête pendant toute la compétition et ça nous semble être une bonne base de travail. Les ballons sont là. Les Français en ont même été gavés face aux Pumas. La question à laquelle il faut désormais répondre, c’est qu’est-ce qu’on fait quand on a le ballon ?
R. G.














