La Voix des Sports - 24/07/2006 |
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Trois victoires nettes et sans bavures. Les Bleus ont terminé le Tournoi de Strasbourg avec le sourire. Au-delà du bilan comptable, c'est surtout la manière qui laisse présager un bel avenir pour la sélection de Claude Bergeaud. « On était venu pour gagner, nous l’avons fait avec la manière. » Hier, Claude Bergeaud, le sélectionneur, ne masquait pas sa satisfaction. Trois victoires en trois jours, le tournoi de Strasbourg dans leur escarcelle, ses « Bleus » ont réussi le premier test de la préparation qui doit les amener au top dès les premiers jours du Mondial japonais (19 août - 3 septembre). En Asie, ils devront se colleter d’entrée l’Argentine et la Serbie, respectivement championne olympique et du monde… Alors, pas le temps de lambiner.
Après le Sénégal (95-58) et la Lituanie (71-64), valeur sûre européenne, l’équipe de France a confirmé hier qu’elle était déjà assez au point en dominant la Chine (76-57). Mise en route tonitruante (9-5, 5e ; 27-5, 11e) ; Chinois étouffés d’entrée. Sa concentration s’éparpilla ensuite, à l’image de Boris Diaw. Lumineux les jours précédents (17 pts, 7 passes, 6 rebonds contre la Lituanie), relâché cette fois, le capitaine s’était mis, dixit Bergeaud, en RTT. Malgré tout, les Français ont livré une partition collective souvent huilée, concrétisée par 20 passes décisives. La Chine, elle, cala, à 8, impuissante à développer son jeu malgré Wang Zhizhi et le jeune arrière Qingpeng (17 pts).
Auparavant, le Sénégal et la Lituanie étaient aussi passés sous l’éteignoir. Suisse comprise (84-56), les Français n’ont accordé que 59,25 pts de moyenne à leurs adversaires en quatre matchs. La défense, vraie satisfaction du tournoi. « C’est dès maintenant qu’il faut être prêts en défense, car l’an dernier, à l’Euro, on avait connu des problèmes lors de nos premiers matchs », martelait Mickaël Piétrus.
C’est en très bonne voie, Claude Bergeaud en convient : « On voulait retrouver notre niveau de la fin de l’Euro, mettre la même pression défensive sur le ballon. Et on a vu 17 joueurs investis. C’est une équipe agréable à voir jouer en défense. » Axe de progrès : la coordination à deux joueurs.
Côté offensif, les « Bleus » sont incités à amener davantage le ballon à l’intérieur et utiliser au mieux les 2,18 m de Fred Weis pétaradant (14 rebonds en 20 minutes contre la Lituanie). Mais leur identité collective est déjà affirmée. « Tout le monde s’amuse et passe du bon temps malgré une grosse concurrence, confirme Tony Parker. C’est un super groupe, ça fait plaisir et ça donne envie de jouer pour l’équipe. »
« TP », parlons-en. Utilisé sans parcimonie, le meneur a rayonné trois jours durant. Ses deux mois de coupure, après l’élimination des Spurs, lui ont fait un bien fou : « Je suis bien en jambes, frais physiquement et mentalement. » À des lieues du Parker épuisé de l’an dernier. « Il était arrivé “rincé complet”. Là, il est frais », souligne Bergeaud.
Boris Diaw également en forme, leur association aux postes 1 et 4 fait merveille. « On essaye de trouver les mêmes repères qu’en club, indique le double champion NBA. À Phoenix, Boris a Steve Nash ; moi, à San Antonio, j’ai Tim Duncan, alors, c’est facile. »
« Ce duo est une fantastique locomotive, conclut le sélectionneur. Derrière, tout le monde s’engouffre. » Prometteur.















