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La Voix du Nord - 01/08/2006
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La France reçue cinq sur cinq
Boris Diaw lors d'un entraînement des Bleus : la bonne humeur est de mise au sein de l'équipe de France. PHOTO AFP Cinquième match de préparation en vue des Championnats du Monde au Japon qui débutent le 19 août... et cinquième victoire des Bleus. La sélection de Claude Bergeaud, emmenés par un Tony Parker des grands jours, a battu l'Italie 66-59 au Tournoi d'Athènes.

PAR LAURENT GUENNEUGUES (AVEC AFP)

Bien sûr, il ne s'agissait pas d'une finale de Coupe du Monde... Tout juste d'un match de préparation sur la route qui mène au Japon. Mais battre l'Italie, grande nation du basket, cela fait du bien au moral, le capital confiance des Bleus est au beau fixe.
Après un Tournoi de Strasbourg bien ficelé (avec des victoires sur le Sénégal, la Lituanie et la Chine), les Bleus de Tipi (Tony Parker) et Bobo (Boris Diaw) ont rendez-vous avec trois bastions du basket européen au Tounoi d'Athènes : après s'être frottés aux Italiens hier, ils retrouvent la Croatie cet après-midi, et la Grèce demain pour une revanche amicale de la demi-finale du dernier Euro en septembre dernier à Belgrade. Un match qui avait laissé un goût très amer dans la bouche des Français, qui s'étaient inclinés dans une fin de match que Chirac aurait qualifié d'abracadabrantesque, après avoir compté sept points d'avance à 50 secondes de la fin.
Hier donc, l’affiche était belle, entre les médaillés de bronze européens et des Italiens, finalistes olympiques dans cette même salle. Même si, il est vrai, la Squadra n’est plus vraiment ce qu’elle était il y a encore deux ans. Seulement neuvième du dernier Euro, elle peine a retrouver ce collectif, sans vedette mais extrêmement solide, sur lequel tous les grands se cassaient les dents.
Elle a en tous cas fortement souffert de la comparaison avec la France, pourtant pas toujours très concentrée mais emmenée par un Tony Parker
inarrêtable. Auteur de 23 points, le meneur des San Antonio Spurs, déjà percutant à Strasbourg (15,3 points et 7,3 passes de moyenne), a confirmé qu’il était infiniment plus en jambes que l’année dernière à la même époque. « Je suis en mission par rapport à l’année dernière », a commenté Tipi avec appétit.

« Une bonne branlée » salutaire ?
Sans forcer, il a donné le tournis à la défense italienne lors de ses incursions dans la raquette et donné le change en armant de loin avec une belle
adresse à la clé (8 sur 11 aux tirs).
Autres satisfactions, un Mickaël Pietrus enthousiaste et un Frédéric Weis encore carnassier au rebond (8 en 18 minutes), secteur que les Bleus ont
complètement verrouillé (46-34). Mais une nouvelle fois, la plupart des paniers sont venus de l’extérieur, d’autant que Johan Petro s’est montré très maladroit (1 sur 6 aux tirs) et que Cyril Julian, très nerveux, n’a presque pas participé.
« Nous peinons à trouver l’intérieur, a constaté Claude Bergeaud. Il y a la volonté mais on a pas su la concrétiser sur le moment. On gagne ce match parce que côté italien, c’est encore pire. »
« Notre défense est toujours là, tenir les Italiens à 59 points, ce n’est pas mal. Mais il faut qu’en attaque, on travaille sur l’alternance. On ne peut pas
gagner que sur le tir extérieur », a également souligné Parker.
« Il faudrait peut-être qu’on prenne une bonne "branlée" pour qu’on réalise vraiment », a repris Bergeaud, avant de soupirer : « En même temps, lorsqu’on voit ce que fait l’autre (Parker)... c’est normal que les mecs dans l’équipe le regardent un peu jouer. » Car cette accumulation de victoires dans les matchs de préparation peut avoir son revers : il ne faudait pas que les Français se reposent sur leurs lauriers. La vraie compétition n'a pas encore commencé !



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