La Voix du Nord - 01/08/2006 |
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Les Bleus ont poursuivi leur préparation sans-faute face aux Croates (76-69). La bonne nouvelle, c'est que le secteur intérieur s'est enfin réveillé. La mauvaise, c'est que les Français ont connu un gros trou d'air dans le troisième quart.Après cinq victoires bâties en périphérie, la
France a enfin su imposer son jeu intérieur pour battre la Croatie (76-69) mardi
lors de la 2e journée du Tournoi d’Athènes.
C’est dans un OAKA Stadium toujours aussi désert, que les Bleus ont
finalement aperçu la sortie du périphérique, celui que le sélectionneur Claude
Bergeaud cherche désespérément à fuir depuis deux semaines. Avec pour résultat un festin inédit pour ses trois pivots.
D’abord Cyril
Julian qui, après une sortie complètement ratée la veille face à l’Italie, s’est
un peu rassuré, lui et le sélectionneur.
Puis Johan Petro, au coeur du 17-2 infligé aux Croates pour clore le
deuxième quart-temps et meilleur marqueur français (13 points) avec Tony Parker
au final.
Et enfin Ronny Turiaf, dans son style énergique, qui a marqué les huit
derniers points de son équipe, alors que la Croatie était revenu à égalité
(66-66, 36e) après un quart d’heure épouvantable de la part du camp français
(trois paniers entre la 20e et la 33e).
Les trois grands ont ainsi compilé 29 des 76 points français, une proportion
encore jamais vue cet été (17 de plus que face à l’Italie notamment), même si la
mansuétude de la défense croate peut inciter à relativiser la performance.
« Ils ne me facilitent pas la tâche »
Il n’empêche que ce retour à l’intérieur s’avère salutaire pour équilibrer
le jeu français, qui a tendance à trop pencher sur les ailes, où les solutions
sont, il est vrai, nombreuses.
« C’est satisfaisant oui, a réagi Claude Bergeaud. En plus il n’y avait pas
Fred Weis, c’est assez intéressant. » Au point que le sélectionneur, qui doit
rayer samedi soir un intérieur de sa liste, est de plus en plus embêté pour
savoir qui choisir.
« Ils ne me facilitent pas la tâche », a-t-il souligné, en pensant surtout à
Petro et Turiaf.
« Depuis le début, c’est comme ça, a-t-il ajouté. Ils sont à
leur niveau. J’espère juste que celui ou ceux qui seront pris ne vont pas se
relâcher après. C’est pourquoi il est bien que la décision tombe assez vite. »
Claude Bergeaud était en revanche moins enthousiaste en ce qui concerne le
troisième quart-temps très faible de son équipe (9-21). « Ce n’est pas la
première fois qu’on rencontre un tel trou d’air », s’est-t-il alarmé.
Il est certain que mercredi soir face à la Grèce, lors de la revanche de la
demi-finale du dernier Euro, un tel dérapage aurait des conséquences autrement
plus importantes.















