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La Voix du Nord - 03/08/2006
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Premier coup d'arrêt pour les Bleus
Le meneur des Spurs Tony Parker est sorti vaincu de son affrontement avec Vasilis Spanoulis, le Grec des Houston Rockets. PHOTO AFP Toujours la même bête noire sur la route de l'Olympe ! Après six succès, la France a essuyé mercredi son premier revers dans sa préparation au Mondial en s’inclinant lourdement (70-56) face à la Grèce dans le dernier match du tournoi d’Athènes.

S’il en fallait une pour stopper l’élan bleu, c’était bien la sélection hellène, championne d’Europe et bourreau officiel des équipes de France. Depuis 1983, elle n’a en effet perdu que deux matches insignifiants, remportant les dix-sept autres dont certains valaient de l’or. Notamment celui d’il y a dix mois à Belgrade, où la Grèce a privé les Français d’une finale européenne, après pourtant avoir été menée de sept points à quarante secondes de la fin.
« On a relativisé assez vite, sachant qu’une semaine plus tôt on aurait pu être en vacances, mais le souvenir de cette défaite fait toujours mal », confiait Tony Parker quelques heures avant les premières retrouvailles depuis le crève-coeur. A Athènes, la douleur n’était évidemment pas aussi vive, après un revers lourd mais sans conséquence, même si on a senti une implication supérieure à celle des jours précédents, qui montrait bien que ce match, bien qu’amical, n’était pas tout à fait comme les autres.
Ce revers s’avère au final riche en enseignements pour le sélectionneur Claude Bergeaud, qui avait estimé ces derniers jours qu’une défaite était peut-être une étape nécessaire dans l’apprentissage d’une équipe jeune (25,5 ans de moyenne) en route pour son premier Mondial (19 août-3 septembre). « C’est formidable, a même estimé le sélectionneur mercredi soir. Il fallait ce genre de match pour savoir comment on peut réagir. On ne le saura pas dans l’euphorie. C’est bien de vivre ça aujourd’hui. »
Gladiateurs
Car il reste des points à corriger. Notamment cette tendance « à encore trop péter les plombs » sur certaines séquences, comme le qualifie Parker. Jamais depuis le début de la préparation, la France n’a encore su s’éviter des sérieux trous d’air, où plus rien ne fonctionne. Contre des équipes moins redoutables, il suffisait de laisser passer l’orage. Contre la Grèce, de tels passages à vide s’avèrent fatidiques.
Après un début de match presque parfait, derrière une défense agressive, la France a ainsi commencé à perdre pied, un peu par sa faute, au milieu du deuxième quart-temps. « Si ça avait été contre la Croatie, ça m’aurait énervé, a souligné Bergeaud. Pas contre la Grèce au complet, une des meilleures équipes du monde. »
La réussite en périphérie de Tony Parker (12 points au repos) a encore permis de virer en tête à la mi-temps (29-27), mais les Grecs s’étaient ouvert l’appétit. Ils allaient sortir des vestiaires en gladiateurs, pour cadenasser complètement les Français, qui ne parvenaient à inscrire que dix points en treize minutes pour s’adjuger le match et le trophée du tournoi d’Acropolis. « Ce match montre que dès qu’on rencontre une forte pression, notre basket de première intention ne marche plus, analyse Bergeaud. On n’a pas encore l’intensité physique et mentale nécessaire pour tenir quarante minutes. »



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