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La Voix du Nord - 09/08/2006
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L’équipe de France dans le haut du panier
Alexis Ajinça, 2,13 m, un des très jeunes joueurs français qui montent! Prometteur pour l’avenir.PHOTO «LE PROGRÈS» Contrairement au passé, l’équipe de France de basket peut compter cette année sur plusieurs joueurs de très grande taille. Une arme qui, si elle tarde à donner des résultats en préparation, devrait peser dans dix jours au Mondial 2006 au Japon.

Avec Frédéric Weis (2,18 m), Johan Petro (2,12 m) ou encore Ronny Turiaf (2,O6 m), les sourcils des adversaires commencent à se lever au moment de pénétrer dans la raquette française. Ce regard vers le haut est nouveau car, jusque-là, les intérieurs bleus avaient plutôt tendance à souffrir de nanisme. Le qualificatif peut paraître saugrenu lorsqu’on parle de gaillards mesurant dans les deux mètres, mais sur la planète basket, deux mètres, ce n’est pas grand chose.

Merci Weis

À l’Euro 2005, aucune nation ne s’était ainsi présentée sans au moins un joueur à 2,10 m et plus ! La France avait failli être l’unique exception, avant que Weis ne soit rappelé en catastrophe. « On a souvent pleuré qu’on manquait de fixation et de dissuasion. On choisissait par défaut. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas », reconnaît le sélectionneur, Claude Bergeaud .
« Il y a rarement eu autant de monde, abonde Weis, et en plus ce n’est pas fini. J’aimerais bien faire le championnat du monde et le championnat d’Europe, après je pense que ça va être un peu dur pour moi vu ce qui arrive derrière. » En attendant que la nouvelle génération, prometteuse et haute en taille (Noah, Mahinmi, Ajinça...), relègue définitivement le débat aux oubliettes, Weis s’attend à ce que la France commence « à faire un peu plus peur ».
Car même si les forces principales de l’équipe se situent toujours à l’aile, la présence intimidante des big men change la donne. « Cela va aider les extérieurs à avoir plus d’espaces en attaque », résume Weis. Sans compter que la taille apporte mathématiquement plus de rebonds et de contres. « C’est aussi, souligne Tony Parker, un peu plus facile pour les intérieurs de marquer, ce qui nous permet à nous, les extérieurs, de nous reposer un peu. » Sans pour autant oublier de voir « grand » au pays du Soleil-levant !

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