La Voix du Nord - 13/08/2006 |
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France-Grèce : une victoire qui fait du bien
Après trois revers de rang, la France a retrouvé le chemin de la victoire samedi à Nankin face à la Grèce (72-68), se rassurant à une semaine du début du Mondial.Ce succès fait d’autant plus plaisir aux hommes de Claude Bergeaud qu’il est venu contre leur bête noire, qui venait de les battre pour la dix-huitième fois en vingt matches il y a dix jours au tournoi d’Athènes (56-70).
Il permet surtout de dissiper l’inquiétude qui commençait à s’installer, grâce notamment au réveil de certains cadres comme Mickaël Gelabale, meilleur marqueur français avec 10 points et très actif au rebond : « J’ai retrouvé des
sensations qui m’avaient fait défaut depuis le début de la préparation. J’ai pu aider l’équipe en jouant un meilleur basket et c’est tant mieux. »
Les Bleus ont retrouvé à l’occasion leur défense, en dehors d’un début de match mal négocié, où ils étaient menés de neuf points après seulement cinq minutes. Un écart qu’ils ont comblé dès qu’ils ont réussi à accélérer le jeu et à trouver des positions de tir plus confortables, pour dominer ensuite les Grecs sur l’ensemble des trois derniers quart-temps.
En tête à partir de la 22e minute, la France s’est quand-même payé le luxe d’une séquence souvenir, en menant de sept points à un peu plus d’une minute de la fin, exactement comme en demi-finale de l’Euro-2005. Mais contrairement au crève-coeur de Belgrade, elle a cette fois réussi à garder les Grecs à distance, permettant au passage à Claude Bergeaud de voir ses joueurs dans un contexte de « money-time » pour la première fois de l’été.
Outre la défense et le fait d’avoir tenu bon, le sélectionneur peut tirer plusieurs autres points positifs de cette rencontre, malgré un nombre encore
trop élevé de ballons perdus (13 rien qu’à la pause) : « Nous avons enfin joué un match complet, avec de la rigueur et de la constance sur toute la longueur de la partie. C’est ce qui nous faisait défaut lors des dernières rencontres. Nous avons perdu encore beaucoup de ballons (19) et il nous reste à corriger cela. Mais nous avons enfin joué à cinq ensemble avec la même intensité sur le terrain. »
Petro marque les esprits
Le principal constitue sans doute l’excellente prestation des remplaçants, qui ont tous apporté quelque chose à leur entrée en jeu. Gomis, Turiaf et Foirest se sont ainsi rendus utiles à tour de rôle, mais c’est surtout Johan Petro qui a marqué les esprits. L’intérieur des Seattle Supersonics n’a passé que peu de temps sur le parquet (7'31) mais a utilisé ce laps de temps pour marquer huit points et se montrer omniprésent aux quatre coins du terrain.
Une mauvaise nouvelle pour Cyril Julian, au repos samedi, qui est en concurrence avec Petro pour le dernier poste de pivot, où le titulaire, Frédéric Weis, s’est rassuré quant à l’état de son mollet gauche. L’apport de Petro, conjugué à celui des autres « joueurs de rôle », s’est traduit par une répartition des points très large (8 joueurs à 6 points ou plus, aucun à plus de 10).
Tony Parker, par ailleurs convaincant, n’a ainsi marqué que six points, ce qui constitue paradoxalement une excellente nouvelle. Car s’il avait eu tendance à cannibaliser la marque jusque-là, c’était surtout faute de soutien. Cette fois il n’était pas tout seul, permettant à la France de laisser une
bonne impression générale, qu’il serait bon de confirmer dimanche face à l’Australie pour une place en finale de la Coupe Stankovic.
France-Grèce 72-68 (18-23, 17-13, 22-18, 15-14)
- France : 24 paniers sur 47 tirs (dont 2 sur 9 à 3 pts) - 22 LF sur 28 tentés - 27 rebonds (Diaw 6) - 12 passes décisives (Parker et M. Pietrus 3) - 1 contre - 11 interceptions - 19 balles perdues - 24 fautes personnelles
Marqueurs : Gomis 6, Gelabale 10, Jeanneau 3, Foirest 4, M. Pietrus 8, Parker 6, F. Pietrus 7, Diaw 9, Petro 8, Turiaf 6, Weis 5.
- Grèce : 25 paniers sur 47 tirs (dont 5 sur 13 à 3 pts) - 13 LF sur 19 tentés - 23 rebonds (Papadopoulos 4) - 10 passes décisives - 0 contre - 13 interceptions - 20 balles perdues - 24 fautes personnelles
Marqueurs : Papaloukas 5, Shortsianitis 3, Zisis 12, Spanoulis 9, Vasilopoulos 0, Fotsis 8, Chatzivrettas 7, Ntikoudis 4, Tsartsaris 2, Diamantidis 2, Papadopoulos 11, Kakiouzis 5.















