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La Voix du Nord - 24/08/2006
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Mission accomplie
pour les troupes du capitaine Diaw

Aymeric Jeanneau a été exemplaire à la passe, mais aussi à la marque, avec notamment six lancers décisifs en fin de match. PHOTO AFP La France a atteint son objectif en se qualifiant pour les quarts de finale du mondial nippon. C'est dans le premier quart que les Bleus ont asphyxié leurs vis-à-vis angolais (17-6). Mais ces derniers ont eu le mérite de ne rien lâcher, tentant un ultime rapproché dans les dernières minutes du match.

Le sélectionneur Claude Bergeaud avait fait d’une place en quarts de finale son objectif avant le début du Mondial et l’avait maintenu malgré le forfait de dernière minute de Tony Parker. C’est la première fois depuis 1963 que les Bleus, vice-champions olympiques en 2000 et troisièmes de l’Euro-2005, atteignent ce stade dans un Championnat du monde, compétition dans laquelle ils sont toujours à la recherche de leur première médaille.
Face à l'Angola, ils se sont cependant fait très peur en laissant leurs adversaires revenir à quatre points à une minute de la fin, après avoir compté une avance de quinze points (55-40) six minutes plus tôt.
Mais le meneur Aymeric Jeanneau, meilleur marqueur français du match avec 16
points, a permis de préserver l’essentiel aux lancers francs. Les Français avaient pourtant contrôlé la majeure partie de la rencontre, en s’appuyant sur une défense de fer, sa marque de fabrique. Avec 65,8 points encaissés lors de la première phase, la France avait déjà la meilleure défense du tournoi. Dimanche, elle a abaissé cette moyenne de quelques unités supplémentaires.
La domination frnaçaise s'est aussi fait sentir au rebond, ce qui était prévisible vu le différentiel de taille entre les deux équipes (40 à 32). L'autre bonne nouvelle du jour, c'est la réussite à trois points qui, loin d'être transcendante (33%), est correcte. Jeanneau, Gelabale, Pietrus ou encore Diarra ont cette fois trouvé la cible.

Vent de panique

Pour arriver à ce résultat, la France a harcelé les toniques Angolais aux quatre coins du terrain, les obligeant à balancer à l’emporte-pièce, eux qui avaient été si adroits jusque-là.
Agressifs d’entrée, les Français ont creusé un écart rapide (13-2, 7e), bien guidés par un Aymeric Jeanneau remarquable malgré ses adducteurs douloureux. Ils ont étendu leur suprématie dans le deuxième quart-temps, pour compter jusqu’à dix-sept points d’avance (34-17, 18e).
Un léger flottement a permis aux Angolais de limiter les dégâts à la pause, mais Boris Diaw, beaucoup utilisé au poste de meneur, a fait en sorte que l’écart ne descende jamais en dessous des dix points. Il a été relayé dans le dernier quart-temps par Aymeric Jeanneau qui, sur la ligne des lancers francs, a endigué le grand vent de panique qui s’était emparé de l’équipe.
L’Angola aurait pu devenir la première équipe africaine à se qualifier pour les quarts de finale d’un Mondial (l’Egypte s’était classée 5e en 1950 mais il n’y avait que dix équipes au départ). Mais c’est la France qui ira défier la Chine ou plus sûrement la Grèce mercredi pour une place en demi-finales et cela sans aucune pression.

A Saitama (Super Arena) : France bat Angola 68 à 62 (17-6, 17-18, 15-11, 19-27)
Arbitres: MM. Brazauskas, Maranho et Butler
Spectateurs: 10 000 environ

- FRANCE : 25 paniers sur 54 tirs (46%) dont 6 sur 18 à 3 pts - 12 LF sur 17 tentés - 40 rebonds (F. Pietrus 7) - 9 passes décisives (Jeanneau 5) - 2 contres - 2 interceptions - 16 balles perdues - 13 fautes personnelles
Marqueurs : Gelabale 14, Jeanneau 16, F. Pietrus 8, Diaw 14, Weis 4, M. Pietrus 4, Diarra 6, Turiaf 2, Foirest 0.

- Angola : 24 paniers sur 65 tirs (37%) dont 6 sur 18 à 3 pts - 8 LF sur 13 tentés - 32 rebonds (Gomes 7) - 12 passes décisives (Cipriano 7) - 4 contres - 9 interceptions - 11 balles perdues - 20 fautes personnelles
Marqueurs : Cipriano 12, Almeida 13, Lutonda 2, Morais 12, Gomes 11, A. Costa 3, Barros 0, Moussa 2, Mingas 7.


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