La Voix des Sports - 28/08/2006 |
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Les Blancs ne savent pas sauter, c'est le titre d'un film que tous les basketteurs connaissent. Ce qui est sûr, c'est que les Noirs savent sauter. Le basket africain est en progrès constant.
Avec les beaux parcours du Nigeria et
de l’Angola au Mondial, l’Afrique a montré qu’elle pouvait désormais lutter
avec les meilleurs équipes de basket-ball de la planète.
Jusque-là, le continent noir avait surtout offert quelques grands
basketteurs à la NBA et aux championnats européens, sans arriver à monter une
équipe nationale capable de rivaliser avec les meilleurs.
Seul l’Angola, qui a remporté les quatre derniers titres de champion
d’Afrique, a commencé à enregistrer quelques succès d’estime sur la scène
internationale, notamment en battant le pays-hôte espagnol aux JO de Barcelone en 1992, ou encore en terminant à la 11e place du Mondial 2002 et la 12e des
JO 2004.
Au mondial nippon, ce sont deux équipes africaines - la troisième, le Sénégal, n’a
pas franchi le premier tour - qui sont passées à deux doigts de se glisser dans
le gotha mondial.
D’abord le Nigeria, échouant d’un panier face à l’Allemagne (78-77), puis
l’Angola, battu sur le fil par la France (68-62).
Un succès de l’un ou de l’autre et pour la première fois une équipe
africaine serait parvenue à se hisser dans un quart de finale du Championnat du
monde.
Car si l’Egypte a terminé cinquième du premier Mondial organisé en 1950,
c’était à une époque où seulement dix équipes étaient au départ.
Fierté
Cette émergence du continent africain n’est amenée qu’à se poursuivre,
notamment au Nigeria qui possède un réservoir énorme avec une population de 120
millions.
« Je pense qu’un jour une équipe africaine va surprendre, estime le
sélectionneur de la France, Claude Bergeaud. Leur problème sera d’avoir une
continuité dans les résultats, ce qui est pour l’instant difficile à cause de
leur problèmes structurels. »
Cela n’enlève cependant rien aux performances du Nigeria et de l’Angola au
Mondial japonais, et les deux huitièmes de finalistes jetaient un regard plein
de fierté sur leur parcours.
« C’est un grand résultat pour le basket-ball nigérian. Nous avons fait un
grand pas en poussant des équipes du Top 10 mondial, se réjouit l’intérieur
nigérian Ekene Ibekwe. Cette expérience va nous permettre d’aller dans la bonne
direction pour ce sport au Nigeria. »
« Ca été comme dans un rêve, car souvent les équipes africaines ne sont pas
prises au sérieux, explique l’ailier-fort angolais Joaquim Gomes. Pour le peuple
angolais c’est très fort, après tout ce qui y arrivé dans le passé. C’est une
grande fierté pour nous. »















