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La Voix des Sports - 28/08/2006
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Quart de gloire pour les Bleus
Mondial (19 août - 3 septembre)
 Le capitaine Boris Diaw a été exemplaire, inscrivant au passage 14 points. PHOTO AFP Quand on lui demandait, voilà un mois à Strasbourg, quel était l’objectif des Bleus pour le Mondial japonais, le capitaine Boris Diaw répondait : « D’abord les quarts de finale, ce serait quelque chose de bien. » Vingt ans après sa dernière participation, mission accomplie. En battant l’Angola hier midi (68-62), les Bleus ont atteint leur objectif. Ils rencontreront mercredi les champions d’Europe grecs.
Entretemps, entre le forfait sur blessure de Tony Parker, les soucis gastriques des uns et aux adducteurs des autres (Jeanneau), la France n’a pas été épargnée par les pépins physiques. « Avec Tony, un quart de finale était l’objectif minimal, mais sans lui je trouve que c’est formidable ce qu’on a fait, a réagi le sélectionneur, Claude Bergeaud. Je suis fier de mes joueurs, je les ai d’ailleurs félicités, ce qui est rare de ma part. » Le moral aussi aurait pu être atteint après la déroute face au Liban. Les ogres labellisés NBA ont été dévorés par le Petit Poucet de la compétition (73-74). Mais les Bleus ont su se reconcentrer sur leurs fondamentaux (la défense). En battant le Venezuela de 20 points, ils se sont assuré la deuxième place de leur groupe. En sortant l’Angola, ils passent les huitièmes.
Hier, tout a commencé pour le mieux dans le meilleur des mondes. D’entrée, la France a asphyxié les Africains, leur interdisant l’accès au cercle (17-6, 10e). Boris Diaw et Aymeric Jeanneau montraient l’exemple (8 pts chacun à la mi-temps). Malgré neuf ballons perdus, les Bleus rentraient aux vestiaires avec un bon pécule (34-24, 20e), grâce à une domination au rebond (23-13).

Défense pot-de-colle

Dans le troisième quart, les Bleus reprenaient le contrôle des opérations, notamment grâce à un Gelabale omniprésent en défense pot-de-colle et à la marque (49-35, 30e).
Les Angolais n’abdiquaient pas et revenaient à quatre longueurs à une minute de la fin, faisant craindre un scénario de tragédie grecque comme lors de l’Euro . Mais Aymeric Jeanneau ne tremblait pas aux lancers. Le meneur titulaire en l’absence de Parker a parfaitement géré le match hier. « Sans Tony Parker, on savait qu’il faudrait utiliser un autre meneur, a commenté Bergeaud. On a décidé d’y aller avec Jeanneau. Ce soir, il a été dangereux et il a marqué. » « On aime bien le Japon et on va y rester un peu plus longtemps, rigolait l’intéressé. C’est surtout la façon dont on a joué qui donne du bonheur à tous. On a rempli nos objectifs. On va jouer plus libéré. » En quart, les Bleus retrouveront les Grecs. Ceux-là mêmes qui les avaient remis sur terre en demi-finale de l’Euro en septembre.
Avec 7 points d’avance à 50 secondes de la fin, la France avait été battue sur le fil. A charge de revanche ? L’enjeu est de taille : une place parmi les quatre meilleures du monde et la perspective plus que probable de retrouver les Américains en demies.

FRANCE - ANGOLA : 68-62 (17-6, 17-18, 15-11, 19-27).
– FRANCE : Jeanneau 16, Gelabale 14, Diaw 14, F. Pietrus 8, Weis 4, M. Pietrus 4, Diarra 6, Turiaf 2, Foirest.
– ANGOLA : Lutonda 2, Cipriano 12, Almeida 13, Morais 12, Gomes 11, A. Costa 3, Barros, Moussa 2, Mingas 7.


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