La Voix des Sports - 28/08/2006 |
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Les Américains ont abandonné le label Drem Team depuis quelques années pour une appellation Team USA plus sobre et moins arrogante, mais ils sont en passe de redevenir un cauchemar pour leurs adversaires.
En huitièmes face à l’Australie (113-73), les
Etats-Unis ont
franchi la barre des 100 points pour la cinquième fois en six matches.
Avec cette nouvelle démonstration, le Team USA a marqué les esprits, même
s’il lui reste à valider son statut face à des équipes plus solides et plus
disciplinées que la pauvre Australie, à commencert par l'Allemagne en quart.
L'Australie a réussi à s’accrocher pendant neuf minutes (25-23), avant
d’encaisser un fatal 21-1 en huit minutes. Assommés, les Boomers allaient
ensuite complètement exploser sous l’impact des vedettes NBA devant un public
japonais tout acquis à leur cause.
« Ce deuxième quart-temps nous a vraiment fait mal, a expliqué la star
australienne Andrew Bogut. C’est sans aucun doute l’équipe la plus talentueuse
du tournoi, et de loin. »
Suffisant pour effacer les fiascos du Mondial 2002 (6e) et des J0-2004 (3e)
? Le sélectionneur australien Brian Goorjian n’est pas loin de penser que oui.
« La différence entre cette équipe et celle d’Athènes c’est que cette année,
elle joue avec un esprit beaucoup plus collectif et que chacun y accepte son
rôle, analyse-t-il. Elle a vraiment une très grande chance de remporter l’or. »
Si les All Stars américains n’ont évidemment pas renoncé aux acrobaties, ils
semblent effectivement avoir rangé une partie de leur arrogance, palpable lors
des compétitions précédentes, dans un placard.
Traumatisme
« On ne va pas tomber dans un excès de confiance, car nous avons en mémoire
ce qui s’est passé à Athènes et on ne veut pas revivre ça. On n’a encore rien
fait ici », explique LeBron James, star au service de son équipe en huitième (5
points, 4 passes).
Le traumatisme des Jeux d’Athènes semble profondément ancré dans les
consciences américaines, au point que les dirigeants ont complètement changé
leur manière de faire cette année pour préparer ce Championnat du monde.
Sur le plan technique, ils ont notamment mis l’accent cet été sur la
défense, ce qui semble porter ses fruits.
Plus important, ils ont exigé de leur joueurs un engagement de trois ans
jusqu’aux Jeux de Pékin, ce qui offre une continuité et une vraie identité à
cette équipe, qui n’est plus qu’un assemblage de vedettes.
« Ce concept d’équipe nationale signifie vraiment quelque chose pour nous,
explique l’ailier des Memphis Grizzlies Shane Battier. On joue ensemble et non
les uns contre les autres. Il n’y a aucun égoïsme dans l’équipe et on prend
beaucoup de plaisir à jouer comme ça. »
« Pour que la mayonnaise prenne cela n’a pas été facile, mais on a pris le
temps pour y arriver étape par étape, ajoute Battier. On est content de notre
progression et je pense qu’on a encore une belle marge de progression. » Ca
promet ! Le rêve américain continue.















