La Voix du Nord - 01/09/2006 |
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E viva Espana !
Mondial (19 août - 3 septembre), demi-finale
Les deux favoris sont passés à la trappe. Les demis ont souri aux challengers. Après les Etats-Unis, ce sont les Argentins qui ont baissé pavillon. Leurs bourreaux sont ibéres.Un point qui change tout ! L’Espagne s’est qualifiée pour la finale du Mondial en battant l’Argentine d’extrême justesse 75 à 74.
Elle sera opposée dimanche dans une finale 100% européenne à la Grèce, vainqueur plus tôt des Etats-Unis (101-95). Ce sera la sixième fois que deux équipes du Vieux Continent se disputent la finale d’un Championnat du monde. Lors des cinq précédents (en 1967, 1974, 1978, 1990 et 1998), l’affiche opposait à chaque fois la Russie (ou URSS) à la Serbie-Monténégro (ou Yougoslavie).
L’Espagne, dont le meilleur résultat toutes compétions confondues est une médaille d’argent aux JO 1984, est donc assurée de remporter sa première médaille dans un Championnat du monde. L’Argentine, championne olympique et vice-championne du monde en titre, affrontera, elle, les Américains pour la médaille de bronze.
La sélection ibère s’est imposée au terme d’une partie extrêmement tendue et accrochée. L’Argentin Andres Nocioni avait la balle de match en main, lorsque, à trois secondes de la fin, il a dégainé à trois points. Mais le ballon a ripé sur l’arceau, envoyant les Espagnols au paradis.
Ceux-ci ont fait la course en tête à partir de la quinzième minute (31-30),
une fois digéré un départ catastrophique (2-13). Toujours devant, ils ne
parvenaient cependant jamais à décrocher des Argentins, pourtant très nerveux.Surexcités
Chaque décision d’arbitrage un tant soit peu litigieuse a provoqué aussitôt un envahissement du terrain par tout le banc sud-américain. Surexcités à l’image de Scola et Nocioni, les Argentins ont ainsi écopé d’un nombre conséquent de fautes personnelles. Delfino a été disqualifié pour cinq fautes après seulement... douze minutes passées sur le terrain.
Cela ne les a pas empêchés de revenir dans le match au moment même où l’Espagne avait creusé un premier écart conséquent (65-56, 33e). Ginobili, plus adroit à trois points (4/9) qu’à deux (2/12!), ramenait les siens dans le sillage (69-67) à deux minutes de la fin.
Menée depuis la 22e minute, l’Argentine égalisait même à 21 secondes de la fin par Scola (74-74). En face, Calderon ratait l’un de ses deux lancers et ça commençait soudain à sentir très bon pour le champion olympique. Mais Nocioni manquait la cible d’un rien sur la dernière action. A quoi ça tient, parfois !
ESPAGNE - ARGENTINE : 75-74 (15-21, 25-17, 20-18, 15-18)
Arbitres : MM. Brazauskas, Carrion et Bachar
Spectateurs : 17.000 environ
- ESPAGNE : 22 paniers sur 50 tirs (44%) dont 6 sur 20 à 3 pts - 25 LF sur 33 tentés - 36 rebonds (P. Gasol 11) - 11 passes décisives (Navarro 5) - 3 contres (P. Gasol 3) - 6 interceptions - 18 balles perdues - 22 fautes personnelles
Marqueurs : P. Gasol 19, Fernandez 4, Cabezaz 2, Navarro 4, Calderon 7, Reyes 2, Jimenez 4, S. Rodriguez 14, B. Rodriguez 0, Mumbru 0, Garbajosa 19.
- ARGENTINE : 24 paniers sur 67 tirs (36%) dont 13 sur 33 à 3 pts - 13 LF sur 19 tentés - 37 rebonds (Scola et Oberto 8) - 11 passes décisives (Ginobili 4) - 1 contre - 6 interceptions - 14 balles perdues - 29 fautes personnelles
Marqueurs : Scola 8, Ginobili 21, Sanchez 13, Oberto 2, Herrmann 6, Delfino 3, Prigioni 0, Nocioni 15, Wolkowyski 6.















