La Voix du Nord - 02/09/2006 |
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La France termine son Mondial sur deux bonnes notes. Après l'Allemagne, elle a vaincu la Turquie, privée de son meilleur marqueur Erdogan blessé, pour décrocher la cinquième place, bien calée derrière les 4 fantastiques.
Vingt après sa dernière participation,
la France termine le Mondial à une bonne cinquième place,
après une victoire 64-56 sur la Turquie qui a offert un condensé de ses forces
et faiblesses, samedi à Saitama.
Avec ce résultat, la France égale ainsi son classement de 1963 et n’échoue
qu’à une longueur de sa meilleure place jamais obtenue dans un Mondial (4e en
1954). « C’est au-dessus de tout ce qu’on pensait, c’est tout simplement un rêve, a
commenté, aux anges, le sélectionneur Claude Bergeaud. On a confirmé notre place
de l’année dernière. »
Après une médaille de bronze à l’Euro-2005, la France se classe en effet une
nouvelle fois troisième équipe d’Europe, derrière l’Espagne et la Grèce.
Qu’elle se situe juste derrière les quatre équipes de tête, largement
supérieures à tout le monde cette année, est même un résultat inespéré après le
forfait de dernière minute de son meilleur joueur Tony Parker.
« On ne peut pas être mieux placé. Je ne pensais pas qu’on puisse arriver à
cette place-là, compte tenu en plus des pépins qu’on a eus », a souligné
Bergeaud.
Les Bleus bouclent la compétition avec six victoires pour trois défaites.
Battus par l’Argentine au premier tour et la Grèce en quarts de finale, ils
n’ont réalisé qu’un seul faux pas, finalement sans conséquence, contre le Liban
en phase préliminaire.
« Hallucinant »
Ils ont par ailleurs eu le mérite de rester concernés par leurs deux matches
de classement, alors qu’ils auraient très bien pu se disperser après leur
défaite en quarts de finale.
C’est essentiellement grâce à sa défense que la France a pu exister dans ce
tournoi. Celle-ci a une nouvelle fois fait merveille samedi, face à une Turquie
il est vrai étrangement absente en première mi-temps (35-20).
« On est l’équipe qui a baissé le plus le pourcentage de réussite de ses
adversaires, s’est félicité Bergeaud. Aujourd’hui encore, on laisse la Turquie à
24% aux tirs. C’est quelque chose dont on peut être fiers. »
La suite de la rencontre face à la Turquie a en revanche mis en valeur tous
les défauts de la jeune équipe de France (25 ans de moyenne).
Comme souvent lorsqu’elle possède une avance considérable, elle s’est
complètement relâchée après la pause, prenant de plein fouet la réaction
d’orgueil turque, pourtant prévisible (de 41-23 à 43-38 en cinq minutes).
Si le trou d’air a finalement été contrôlé dans un dernier quart-temps très
nerveux (deux fautes techniques pour les Turcs), ces sautes d’humeur restent le
principal point à corriger dans le futur.
L’autre souci concerne l’attaque, l’une des plus faibles du tournoi, y
compris sur les lancers francs (18 ratés samedi !). « Quand on voit ce qu’on a
raté ce soir, c’est hallucinant », a constaté le sélectionneur.
FRANCE-TURQUIE : 64-56 (20-7, 15-13, 14-23, 15-13)
Arbitres : MM. Mercedes, Pukl et Miyatake
Spectateurs : 16 000 environ
- FRANCE : 21 paniers sur 52 tirs (40%) dont 3 sur 11 à 3 pts - 19 LF sur 37 tentés - 44 rebonds (F. Pietrus 9) - 9 passes décisives (Bokolo et Diaw 3) - 6 contres - 6 interceptions - 17 balles perdues - 23 fautes personnelles
Marqueurs : Gomis 8, Gelabale 2, Foirest 10, M. Pietrus 6, Diarra 0, Bokolo 5, F. Pietrus 12, Petro 0, Diaw 8, Turiaf 2, Weis 11.
- TURQUIE : 15 paniers sur 62 tirs (24%) dont 6 sur 20 à 3 pts - 20 LF sur 30
tentés - 45 rebonds (Gonlum 11) - 4 passes décisives - 2 contres - 9
interceptions - 17 balles perdues - 33 fautes personnelles
Marqueurs : Akyol 10, Kurtoglu 4, Atsur 15, Arslan 0, Ilyasova 9,
Solak 0, Gonlum 6, Erden 1, Peker 8, Demirel 3.













