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Cali, enfant d'Ovalie

Avant de consacrer sa vie à la musique et à la scène où le Catalan excelle, Cali cherchait le bonheur dans le pré, sur les terrains de rugby, du côté de Perpignan. Et même s'il a tourné la page depuis pas mal d'années, le chanteur de «Elle m'a dit», rencontré à l'occasion de son concert lillois, reste passionné d'ovale et de sport dans les grandes largeurs. Morceaux choisis.

- Vous avez atteint quel niveau au rugby ?
J’ai commencé le rugby dans mon bled, à Verney-les-Bains. Après, j’ai joué à Prades, à Milhas, en honneur. J’ai même rejoint les juniors de l’USAP (Perpignan), mais j’ai fugué au bout d’un mois pour rejoindre un amour en Irlande. J’ai arrêté là, à 23 ans.
Mon moment de gloire, c’était en cadets, où j’avais rejoint la sélection Languedoc-Roussillon. Je partageais alors une chambre avec Marc Liévremont (international dans les années 90).

- Qu’est-ce qui vous plaisait ?
C’était bien ! J’avais beaucoup d’amis. Il y avait un esprit de famille. D’ailleurs, je reproduis pas mal ce que j’ai appris à l’époque avec les musiciens de la tournée. J’aborde la préparation d’avant concert comme une préparation d’avant match. Mes collègues se moquent de moi ! Mais c’est intéressant pour la concentration. C’est assez similaire, quand on y pense : on joue un petit match face au public, puis on fait la fête avec lui, comme pour la troisième mi-temps.


- Vous vous intéressez encore à la compétition ?
Beaucoup moins. J’ai moins le temps… Mais je suis toujours les résultats de l’USAP, bien sûr, j’essaierai de les voir en demi-finale et en finale ! Ma tournée sera alors terminée.

- Vous allez à Aimé Giral de temps en temps ?
J’y suis allé, surtout l’année de la finale contre le Stade Français, en mai 1998. C’était la honte d’ailleurs, cette finale (l’USAP avait largement perdu pour cette première finale de championnat disputée au Stade de France, ndlr).


- Avez-vous pratiqué d’autres sports ?
J’ai joué au tennis, à un tout petit niveau. J’ai aussi pratiqué le demi-fond et le triple-saut. J’étais bon d’ailleurs, mais il fallait trop de rigueur. Mais ça m’intéressait, d’autant plus que j’étais pion à Font-Romeu, où avaient lieu beaucoup de stages d’athlétisme.
Autre fait marquant que j’allais oublier : j’ai été champion de France junior de pétanque en 1985, en triplette, à Aubusson !

- Qu’est-ce qui vous plait et vous déplait dans le sport ?
J’aime tout en fait ! Le guitariste achète «l’Equipe» tous les jours, je me moque de lui, mais en fait, je le lis aussi en cachette. Je suis fou de cyclisme, alors forcément, ça m’emmerde un peu, tout ce qui se passe dans cette discipline.
Ce qui m’ennuie ces derniers temps, c’est que je n’ai plus le temps de faire aucun sport. Je suis allé à la piscine récemment, j’ai failli me noyer !
Dire que quand j’étais lycéen, je voulais faire sports études rugby. Il fallait être bon dans les études et en sport, et c’était mon cas, mais ils n’ont pas voulu de moi et ont pris des types nuls en cours, mais « baraques » en sport. Ça m’a dégoûté.

- Vous êtes à Lille aujourd’hui, est-ce que le Nord évoque quelque chose pour vous, sportivement parlant ?
Pour moi, le Nord, c’est avant tout Paris-Roubaix. J’aimerais bien suivre la course un jour. Ça me fait aussi penser au foot, mais je suis plus pour l’OM, c’est normal vu d’où je viens. Et mon directeur de label m’oblige à suivre l’OGC Nice…

Recueilli par Bruno MASSEBOEUF