L'actualité sportive :
du :

Artistes, passion sport

Michael Furnon, vert né


Le chanteur de Mickey 3D, illustre groupe de la Loire, a pris temporairement congé de ses partenaires pour un album solo, sous le nom de Mick est tout seul. De passage à Lille pour confronter ses morceaux plus intimistes au public, il nous a surtout parlé de... sport. La musique, nous l'avons laissé aux autres.

 

 

- Avez-vous des idoles dans le monde du sport, à part Johnny Rep ?
J’aime beaucoup le sport, mais des idoles, pas vraiment. Dans tous les sports, il y a des sportifs que j’aime bien, mais pas de noms qui sortent du lot, comme ça.
Johnny Rep, c’est plus des souvenirs d’enfance. A la limite, je préférais Platini, mais ça sonnait mieux de faire une chanson sur Johnny Rep, c’était plus rigolo.



Comment vous était venue l’idée de faire un titre sur lui ?

Assez simplement en fait. J’étais dans ma maison de campagne, des revues de quand j’étais gamin traînaient là. J’ai pris ma guitare, il y avait Johnny Rep en une de la revue, ça m’a rappelé la fin des années 70-début 80, quand j’avais 10 ans. Moi, j’ai pas connu la grande époque de Saint-Etienne. J’avais 5 ans, j’ai pas de grands souvenirs.

 

Sur scène, vous arborez parfois le maillot de l’ASSE. Un porte-bonheur ou juste un clin d’œil ?
ça m’est arrivé de jouer avec le maillot des Verts, oui. Je le mets de temps à temps, quand je le sens. Des fois, je mets d’autres T-shirts. C'est juste une question d'humeur !


Vos références à l’ASSE, c’est juste pour le fun ou ce club est réellement important pour vous ?
Ecouter sa réponse


Personnellement, pratiquez-vous un sport ?
Je cours, pour garder la forme. C’est tout ce que je fais.
Plus jeune, j’ai joué au foot comme tous les gamins, pendant quinze ans, à peu près. Je jouais ailier gauche, car gaucher. J’étais avant tout un très grand joueur. A un moment, il a fallu que je choisisse entre la musique et le sport. J’ai choisi la musique. En fait, ils hésitaient entre moi et Zinedine Zidane ! Non, j’étais un ailier qui se faisait oublier… pour mieux tromper l’adversaire.
Je joue encore au tennis, de temps en temps. Avec mon cousin, on a un vieux terrain de tennis à la campagne, qu’avaient fait nos parents, en goudron, qui est un peu tout pourri, mais on y joue de temps en temps et j’aime bien ça.

 

En tant que spectateur, quels sont vos sports préférés?
J’aime le foot, l’athlétisme, le tennis, la natation, la boxe… Je peux dire ceux que j’aime pas ? Ce sera plus simple ! J’aime pas le basket, et tous les sports auto-moto.

Moi, ce que j’adore, c’est les Jeux Olympiques. En période de JO, faut rien me demander. J’existe plus. C’est comme la Coupe du monde de football, en pire. Pendant la Coupe du monde, je peux faire une tournée, et arriver pour voir les matchs. Mais pendant les JO, je peux rien faire. Il n’y a que ça. J’adore ça ! Surtout parce que je suis fan d’athlétisme, c’est un truc qui me fait vibrer à fond. Et les autres disciplines aussi. Hiver comme été, j’adore. C’est un truc mythique. Je me rappelle de mon père qui me parlait des Jeux des anneés 60, avoir regardé avec lui les bouquins avec les mecs qui levaient le poing pour affirmer leur identité, le record de Bob Beamon à la longueur, des souvenirs qui te marquent et qui font que tu te passionnes pour ça. Ça vient sûrement de l’enfance. Moi je regardais les JO avec mon père.

Je regardais aussi le Tour de France avec mon grand-père parce qu’il adorait le vélo. Eh bien aujourd’hui, je jette toujours un coup d’œil au Tour, même quand c’est super chiant pendant certaines étapes. Mais voilà, c’est comme ça ! C’est des trucs qui viennent de loin.

 

Les souvenirs qui vous ont le plus marqués ?
Plein ! Je me rappelle des victoires de Marie Josée Perec, par exemple. Chaque JO, il se passe des choses qui te font vibrer. Je me rappelle très bien des nuits passées à regarder les JO d’Atlanta, justement en 96, précisément parce que c’était la nuit. Je me souviens avoir bloqué sur l’escrime. C’était bien. Il y avait Thierry Rey, aussi, aux commentaires…

 


Quels clubs aimez-vous le moins en Championnat de France ?
Lyon, pardi !
Mais écoutez plutôt...

 


Est-ce que le Nord évoque quelque chose pour vous, sportivement parlant ?
Ecouter sa réponse

 


Avez-vous rêvé d'être un sportif pro quand vous étiez petit ?
Oui, comme tous les gamins qui jouent au foot, je voulais être footballeur professionnel. Mais c’est un truc de gamin de dix ans. Après, quand tu grandis, tu te rends compte que certains sont meilleurs que toi ! Après, la seule proposition que j’ai eue, elle venait d’Aulas. Donc j’ai pas pu accepter ! Avec ces gros yeux globuleux, il s’est approché de moi, j’ai eu peur et je suis parti en courant (rires) !

 



Comment abordez-vous cette tournée en solo après toutes ces années en groupe ? La préparation est-elle différente, psychologiquement et physiquement ?
C’est-à-dire qu’il y aurait des similitudes entre sport et musique ?... Non, pour moi, ça n’a rien à voir. Le sport, c’est pour regarder à la télé et aller courir dans la nature. Un concert, ça n’a rien à voir avec le sport. C’est pas assez physique, c’est plus nerveux, de la tension…
Quand je vois ce que ça peut être d’arriver tout seul sur scène avec sa guitare, j’imagine la différence qu’il peut y avoir entre une équipe de foot et un joueur de tennis, par exemple. C’est pas la même pression, pas la même tension. Le rapport, il est peut-être un peu dans la psychologie de l’événement.

 


A quoi vous dopez-vous ?
A pas grand-chose. Je ne bois presque pas d’alcool, je fume très peu. Je me fais vieux !

 



Qu’est-ce qui vous plait dans le spectacle sportif ?
ça peut être du spectacle et ça me fait vibrer, des fois, ça peut être de l’exploit et ça me fait vibrer, ou alors il ne se passe rien et ça me fait vibrer quand même. Je suis très bon public.

 

 

Et ce qui vous déplait ?
Ecoutez sa réponse, quand on évoque les problèmes de violence dans le foot...


Recueilli par Bruno MASSEBOEUF
PHOTOS Stéphane MORTAGNE