La Voix des Sports - 02/10/2006 |
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Du 6 au 8 octobre, le Touquet accueille son 46e rallye, épreuve comptant pour le championnat de France. Au menu, 440 kilomètres de course. C’est la sixième manche du championnat de France, et après il ne restera que deux échéances : les Cévennes et le Var, c’est dire si le rallye du Touquet devrait être capital pour l’attribution du titre.
Trois candidats sont encore en lice pour le championnat : Cédric Robert, le leader, sur Renault Clio Super 1 600, devra se méfier de Jérôme Grosset-Janin, son dauphin, sur Citroën Xsara WRC (22 ans seulement), ainsi que de Nicolas Vouilloz, troisième, sur Peugeot 307 WRC.
En tout, 154 pilotes sont engagés sur le nouveau tracé, qui centralise le rallye sur le front de mer. Une seule spéciale est identique à la précédente édition, les autres ont connu de nombreux remaniements. Les autres changements majeurs ont eu lieu au sein de l’organisation. Philippe Flament, président du club du Touquet depuis 1999, a laissé la place à Jean-Pierre Lengagne, tandis que Régis Campion est président de l’organisation.
« L’intérêt sportif est majeur, il y a toujours beaucoup de monde sur les routes et il faut respecter des consignes de sécurité , insiste Philippe Flament, désormais chargé du relationnel. Il faut que tout le monde profite du spectacle. C’est le seul rallye au Nord de la France qui compte pour le championnat de France. »
Une épreuve redoutée
Un mois après avoir goûté au rallye du Mont Blanc, les pilotes n’auront pas la tâche facile au Touquet. « Le profil de la route est rapide, les revêtements glissants, la route est grasse (à cause des cultures de betteraves, et de maïs), sans compter sur la météo d’automne, les revêtements changent souvent avec parfois trois adhérences différentes sur un kilomètre. C’est un rallye très rythmé ».
Tous ces éléments font du Touquet une épreuve originale aux yeux de Philippe Flament. « On dit souvent que ce rallye est redouté, que tout est possible. » D’ailleurs, le rallye en lui-même est marqué par une histoire particulière. L’épreuve était apparue dans le championnat de France en 1985, avant d’en disparaître l’année suivante, après une organisation difficile ayant mené la course jusqu’à Lille et Valenciennes. Il a fallu attendre 1991 pour que le Touquet revienne dans l’élite française.
Et si le rallye du Touquet existe aujourd’hui, il le doit à ses bénévoles, qui sont 550 cette année dont 200 commissaires de course et 150 personnes pour l’organisation. « Un rallye est une grosse machine, résume Philippe Flament. Il n’est pas évident de privatiser 100 kilomètres de route, ce qui nécessite aussi du travail pour les autorités. » Cette 46e édition fera peut-être briller des Nordistes comme Jimmy Manessier (copilote Thibault Gorczyca) ou José Barbara (copilote Chantal Barbara).
Philippe DEMOOR















