L'actualité sportive :
du :
 
La Voix du Nord - 06/10/2006
Imprimer l'article
La 46e édition sera décisive
Les plages du Nord - Pas-de-Calais sont belles, mais les favoris, pourtant installés sur le front de mer du Touquet, n’auront pas le temps d’en profiter car les enjeux sont importants.

À trois courses de la fin du championnat de France, les 440 kilomètres du rallye du Touquet s’annoncent décisifs. Pas de doute pour Philppe Flament, ex-président du club du Touquet (poste dévolu à Jean-Pierre Lengagne cette année), « ce rallye est redouté, tout est possible ». Jérôme Grasset-Janin (Citroën Xsara WRC) et Nicolas Vouilloz (Peugeot 307 WRC) devront répondre présent s’ils veulent revenir sur Cédric Robert (Renault Clio Super 1600) le premier du classement général.

Le leader peut espérer remporter une belle victoire, lui qui a souvent été placé mais qui n’a pas remporté de rallye sur les cinq disputés (les trois premiers pour Vouilloz et deux derniers pour Grosset-Janin).

L’installation sur le front de mer aura pour avantage de ravir les spectateurs, il sera en effet beaucoup plus facile de rencontrer les pilotes et d’observer les bolides. Aujourd’hui, à l’occasion des vérifications techniques et de la présentation officielle, les pilotes devraient être facilement approchables.

« À chaque spéciale, il y aura un départ toutes les minutes, sachant qu’ils roulent environ 1 h 30 à chaque fois, il y aura toujours des voitures sur le bord de mer, résume Régis Campion, président de l’organisation, qui souhaitait investir le front de mer depuis longtemps ».

Pour y parvenir, chacun a mis du sien. « On a énormément de chance, on est bien soutenu par tous nos partenaires, les institutionnels et les privés. » L’an dernier, c’est le futur champion de France, Nicolas Bernardi, qui s’était imposé, c’est dire si le rallye du Touquet est réservé aux spécialistes.

Sécurité

Au-delà du classement général, de nombreux concurrents auront le simple plaisir de participer car le sport automobile a la particularité de réunir des professionnels sur des voitures ressemblant à celles du championnat du monde, et des amateurs qui, eux, ont plus de difficultés à financer leur passion.
Tous ont le point commun d’être passionnés et peuvent ainsi partager leurs expériences.

Rappelons que c’est la seule épreuve de la moitié nord de la France qui compte pour le championnat de France. Les pilotes et les spectateurs de la région ont donc une occasion unique (et gratuite pour le public) dans le Nord - Pas-de-Calais de côtoyer les meilleurs.

Le public, justement, se doit de respecter impérativement les directives de sécurité. Philippe Flament est intransigeant sur ce point. « C’est un sport dangereux, il faut respecter les consignes et que tout le monde profite du spectacle. »

PHILIPPE DEMOOR

Nos autres sites :