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La Voix du Nord - 10/10/2006
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RALLYE
« C’était un très beau parcours, un très grand Touquet »
 Jean-Marie Cuoq (à droite) a mené le rallye de bout en bout, malgré la menace de Nicolas Vouilloz. Du suspense, du spectacle, du monde, du soleil, en bref du bonheur. Régis Campion, président de l’organisation du 46e rallye du Touquet Pas-de-Calais, est revenu sur l’événement.

PAR PHILIPPE DEMOOR

sports@lavoixdunord.fr
PHOTO GUY DROLLET


– Avez-vous une idée du nombre de spectateurs ?
« Non, je n’ai pas de chiffre précis, mais la gendarmerie m’a dit que c’était extraordinaire, qu’il y avait énormément de monde, et les commerçants ont tous dit que c’était un très gros week-end pour eux. Il y a eu beaucoup de monde "intra-muros" dans le Touquet, et il y a eu aussi de nombreux spectateurs sur les différentes spéciales pendant tout le week-end. J’ai pu voir ça par hélicoptère, c’était super. »

– Quel bilan faites-vous de l’implantation sur le front de mer du Touquet ?
« C’est ce qu’on voulait faire depuis longtemps quand on était retranché sur l’aéroport, là on a eu l’accord de la mairie. C’était accessible pour le public et le beau temps était là. C’est une réussite totale. »

– Comment était le parcours ?
« C’était un très beau parcours, un très grand Touquet. On a eu la confirmation la part des pilotes que c’est un des rallyes les plus durs avec des changements de revêtements, des passages plus ou moins étroits. Il y a eu un petit incident au niveau du gué à la sortie de Bourthes, il s’est détérioré avec le passage des premiers, le sol s’est creusé. Le commissaire sur place voyait l’eau toujours au même niveau, elle n’a pas augmenté, mais c’est le fond du gué qui s’est creusé, on a constaté que le fond de sol avait disparu. C’était situé à dix kilomètres du début de la spéciale, c’était très difficile d’arrêter des voitures car il y en avait toujours qui partaient pendant ce temps. J’ai parlé avec un responsable de chez Citroën (qui a perdu neuf C2 à cause du gué), il a reconnu que le gué existait lors des reconnaissances et que tous les concurrents sont passés au même endroit. Ça fait partie de la course. Et puis le gué était déjà là l’an passé. »

– Qu’avez-vous pensé de la course et de la venue d’Henri Pescarolo ?
« Jean-Marie Cuoq et Nicolas Vouilloz ont livré une belle bataille, jusqu’à la dernière spéciale, c’était un beau spectacle avec du suspense.
Henri Pescarolo, c’est un grand monsieur. Il est venu pour une opération promotionnelle mais c’était du haut niveau, d’habitude les opérations de ce type se font en ouverture de la course tandis que là, sa voiture était engagée. Il a réussi à s’adapter à une voiture qu’il ne connaissait pas du tout et qu’il n’avait jamais pilotée. Je lui tire mon chapeau. »

– N’êtes-vous pas déçu de la malchance des Nordistes ?
« Si bien sûr car ce sont des gens qu’on aime bien. José Barbara a eu son pignon de la boîte de vitesse qui a lâché sans signe précurseur (dans la quatrième spéciale). Pour Jimmy Mannessier, c’est l’embrayage qui a cassé (il n’a pas pu démarrer dans la troisième spéciale alors qu’il avait déjà dû pousser sa voiture pour débuter la deuxième). C’est dommage mais on ne peut rien faire contre la mécanique. »

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