Poumon d'un LOSC devenu incontournable en championnat de France et émergent au niveau continental, Jean II Makoun fait aujourd'hui figure de leader dans l'effectif lillois, alors qu'il n'a encore que 23 ans. Titulaire indiscutable en club, mais aussi en sélection camerounaise, Jean II a accepté de répondre à vos questions, à quelques jours d'un huitième de finale historique en Ligue des champions contre Manchester United.
Pour répondre à vos questions, il s'est posé et a pris le temps qu'il fallait. Disponible et sympa, Jean II !
|
 |
| Ligue des champions // Ligue 1 // Avenir perso // Cameroun / Lille // Questions diverses |
LIGUE DES CHAMPIONS
Marcel (38 ans, La Madeleine) :
A ton avis, le LOSC peut-il battre Manchester ?
Je pense que le LOSC a les moyens de battre, mais aussi de se qualifier contre Manchester. Parce qu’on peut les battre à l’aller, se faire battre là-bas et sortir. On en est capable en tout cas. On ne va pas se dire que l’année passée, on l’a fait. Je pense que ce sera un tout autre match. Par rapport à l’année passée, ça ne va pas être la même chanson. Ce match contre Manchester, je ne suis pressé d’y être parce que je sais qu’il va arriver !
Samuel (14 ans, Rubrouck) :
pour toi, Lille peut-il s’imposer en Europe ?
Oui, tout à fait. On est en train de le démontrer. Ça fait deux ans d’affilée qu’on se qualifie pour la Ligue des champions. La première année, même si on a pas été terribles, on a montré de très bonnes choses et on a été reversé en Coupe de l’UEFA. Et cette année, on a franchi le premier tour et on est allé battre le grand Milan sur son terrain. Ça prouve que d’année en année, on progresse. En deux ou trois ans, on est passé par toutes les compétitions, de l’Intertoto à deux fois la ligue des champions. Deux fois sur le podium de Ligue 1 aussi, et là, on est encore sur le podium. Ça veut dire qu’avec ce groupe, on ne sait pas encore jusqu’où on peut aller, si tout le monde reste encore deux ou trois ans de plus, je pense que Lille est capable de s’imposer en Europe.
Ne pas jouer la C1 dans ton stade, ça te fait quoi ?
C’est une grande déception pour moi, mais aussi pour tout le monde dans ce club, les supporteurs aussi, même si on est très bien accueillis à Lens. ça n’a pas trop d’influence sur notre comportement sur le terrain. Mais on connaît la rivalité entre les supporteurs de la région, et on sait qu’ils préféreraient ne pas faire la route pour nous voir jouer à Lens, ou à Paris comme il y a deux ans. Après, on sait pourquoi on ne la joue pas chez nous. C’est vrai qu’on le regrette. Maintenant, qu’est-ce qu’on peut faire ? On ne peut que subir et attendre. Espérons qu’on pourra un jour la jouer chez nous, cette Ligue des champions.
>>> Haut de page
LIGUE 1
Alexandre (16 ans, Villeneuve d’Ascq) :
Pensez-vous que le LOSC peut aller loin en championnat ?
Oui, je pense qu’on a largement les moyens de terminer sur le podium. C’est vrai que par rapport à la saison passée, par moment, on a des résultats en dents de scie. Mais je pense que si tout le monde joue à son meilleur niveau, on est capable d’y arriver.
David (41 ans, Guémené Penfao) :
Pensez-vous que le LOSC peut remporter prochainement le titre de champion de France ?
On a fini 2 e, puis 3e, et cette année, on est encore sur le podium, même si pour le titre, ça paraît difficile cette année. Mais je pense que dans les années à venir, on a largement les moyens de pouvoir remporter ce titre de champion. En renforçant encore nos structures, on pourra attirer encore pas mal de monde, et le LOSC grandira encore. Le titre sera bientôt accessible, parce qu’on est en train de monter en puissance depuis pas mal de temps. Il y a un très gros boulot qui est en train de se faire, que ce soit en dehors ou sur le terrain.
Bernard (Choisy-le-Roi) :
Vous semblez connaître un peu plus de difficultés en championnat cette année. A quoi est-ce dû, d’après toi ?
C’est vrai qu’on a vraiment des résultats en dents de scie cette année. On est capable de faire de très bonnes choses et après de moins bonnes. Le championnat est très très difficile. On voit que toutes les équipes peuvent s’imposer et que les différences sont minces. De nombreuses équipes se tiennent en deux ou trois points. Mais je pense que si tout le monde rejoue à son meilleur niveau, on est capable d’accrocher le podium et de retrouver la Ligue des champions. On connaît surtout un problème au niveau de la finition. On arrive à se créer pas mal d’occasions à chaque match, mais on marque moins. Si vous ne mettez pas les occasions au fond, vous n’êtes jamais à l’abri. On l’a vu à Toulouse (0-1 à la 92 e) ou contre Nantes en Coupe de France (0-1 à la 120 e). On avait vraiment misé sur la Coupe, on voulait aller au bout. Mais on prend un but à la dernière seconde de jeu… On avait fait une très grosse deuxième mi-temps, avec énormément d’occasions. Mais on est très moyens au niveau de la finition. Quand on voit combien de buts Odemwingie avait marqué la saison dernière, où il avait terminé 2 e meilleur buteur du championnat, et qu’aujourd’hui, il en est à cinq buts alors que le championnat va bientôt tirer à sa fin… Moi, c’est pareil. J’en avais marqué cinq l’année dernière. Aujourd’hui, un seul ! Heureusement, on a Bodmer, Keita et les autres. Mais je pense qu’on est très moyens de ce côté-là, cette année.
Emmanuel (32 ans, Lille) :
Penses-tu que la présence de joueurs africains de grand talent explique en partie les performances du LOSC et de LENS ?
Non, je pense qu’il y a des joueurs de talent à Lille et à Lens, qu’ils soient africains ou non. On a toujours besoin des qualités propres à chaque joueur. Si un joueur est recruté, c’est qu’il a les qualités pour aider le club à se développer. Les qualités athlétiques des uns se mélangent bien aux qualités techniques des autres par exemple. C’est ça qui compte !
Contrairement à ce qu’on entend souvent des joueurs africains, je crois qu’il y a un peu de tous les profils. Regardez Kader et moi, on n’a pas les mêmes qualités…
Juliette (15 ans, Gondecourt) :
Que penses-tu de ton début de saison ?
Je pense qu’il a été assez moyen. Je ne vais pas me cacher derrière le genou que j’ai soigné en début de saison. Il fallait le soigner et j’avais des entraînements spécifiques. Mais je reconnais très bien que mon début de saison a été très moyen. Mais je n’ai pas lâché, je me suis accroché, je suis monté en puissance et maintenant, j’ai retrouvé toutes mes sensations, ça va beaucoup mieux.
Alexis (27 ans, Marcq-en-Baroeul) :
Tu as trois poumons et 2 coeur, vu les kilomètres que tu fais sur le terrain ! Comment fais-tu pour courir autant ?
C’est une question qu’on me pose souvent. Moi, je suis très content d’être déjà sur le terrain, et même de me lever et d’aller à l’entraînement. Après, avec l’envie et la joie d’être titulaire le week-end, on ne calcule pas. C’est aussi naturel, ce sont mes qualités physiques. Je suis content que les gens remarquent que je me dépense beaucoup sur le terrain ! Ces qualités, je les ai depuis tout jeune. J’ai connu toutes les catégories d’équipe nationale, avec le Cameroun, avant d’arriver à Lille. J’y ai fait beaucoup de tests et de préparation. Les conditions sont différentes là-bas. On y monte beaucoup, il y a peu de zones plates. Ça fait travailler la condition physique. Ça vous forge un caractère aussi. Ça m’a beaucoup aidé, je crois.
Hugo (11 ans, Hergnies) :
Comment se fait-il que tous tes buts soient inscrits de la tête?
C’est vrai que j’ai marqué la plupart de mes buts en Ligue 1 de la tête… mais bon, Hugo, j’en ai quand même marqué du pied aussi ! (rires) C’est vrai que je monte beaucoup sur les coups de pied arrêtés. Pourtant, je ne suis pas le plus grand et je n’ai pas la meilleure détente. Simplement, à l’entraînement, on travaille les coups de pied arrêtés. Je pense que j’arrive à bien lire les trajectoires. Après, il faut arriver à devancer celui qui vous a au marquage de quelques centimètres. Je pense que ça suffit pour pouvoir bien cadrer sa tête.
>>> Haut de page
AVENIR
Samuel (14 ans, Rubrouck) :
As-tu l'intention de rester à Lille l'année prochaine ? As-tu été sollicité par d’autres clubs ?
Des sollicitations, il y en a pas mal. Après, on va pas commencer à citer les clubs, parce qu’il peut y avoir des interprétations et les gens peuvent commencer à dire n’importe quoi.
Rester au club ? ça, on ne sait jamais. Dans la carrière d’un footballeur, on ne sait jamais où et quand on va poser ses valises ailleurs. Pour l’instant, je suis sous contrat, et je n’ai qu’une idée en tête : bien terminer la saison. Après, il ne faudra pas faire n’importe quoi non plus.
Morgan (22 ans, Tourcoing) :
Sachant que tu es titulaire indiscutable à Lille mais aussi convoité par de grands clubs, vas-tu hésiter entre continuer à évoluer à Lille en étant titulaire et partir dans un club plus huppé au risque de perdre une place de titulaire ?
Je me pose cette question, bien sûr ! Ce n’est jamais évident de partir d’un club où on a acquis toutes les bases et où on est titulaire – même si je ne vois pas les choses de la sorte, je ne pense pas être indiscutable. C’est vrai que je fais beaucoup de matchs, pratiquement tous. Mais je me dis que ça vient du travail, j’essaie de gagner ma place tous les jours à l’entraînement.
Partir comporte toujours beaucoup de risques. On sait jamais ce qui va se passer où on va, même si le président, le coach, tout le monde vous a sollicité. Si à l’arrivée, ça ne se passe pas bien, on ne vous fera pas jouer même si on vous a acheté cher. On vous laissera de côté quand même. Quoiqu’il arrive, si je décide de partir, j’en connais les risques. Après, une fois parti, c’est à moi de me défoncer, de me battre pour faire autant de matchs qu’à Lille.
Mathilde (17 ans, Montreuil/Mer) :
Pourquoi es-tu resté au LOSC alors que Manchester United te faisait des propositions ?
J’ai discuté avec les dirigeants qui m’ont fait clairement attendre qu’ils n’avaient pas l’intention de me laisser partir, que le club était en train de grandir et qu’ils avaient encore besoin de moi. Le fait d’entendre ça m’a donné des frissons. J’ai vraiment aimé le discours. Après, j’ai vu qu’on se qualifiait pour le tour préliminaire, ce qui faisait encore un gros challenge à relever cette année. Je n’ai plus réfléchi et j’ai décidé tout de suite de resigner pour une année. C’est le discours du club qui m’a vraiment touché. Mais le point positif de ces sollicitations, de Manchester ou d’autres,ce qui m’a rendu fier, c’est qu’il s’agissait de vraies sollicitations, pas seulement du bouche à oreille. Même si je ne pouvais pas partir de suite, je me suis dit que si je devais partir un jour ou l’autre, j’irais là bas.
Pourquoi ne pas aller à Lens ?
(rires) Vous savez, comme je le disais, on ne sait jamais où on va aller. On a vu des joueurs comme Dagui Bakari aller à Lens. Moi, je n’ai rien contre, même si je sais que ça provoquera forcément à côté des petits « picotements » ou des sifflets.
Dominique (48 ans, Villeneuve d’Ascq) :
Pourrais-tu envisager de faire toute ta carrière au LOSC si ce dernier continuait à jouer les premiers rôles tous les ans ?
Pourquoi pas… En jouant les premiers rôles tous les ans, on ne peut que grandir. Si vous faites la Ligue des champions et arrivez sur le podium tous les ans sans grandir, ça sert à quoi ?
Si c’est le cas, je signe tout de suite !
Jean-Luc (56 ans, Laventie) :
La lenteur de la construction du stade peut-elle t’inciter à quitter le LOSC plus vite que prévu ? Je pense que si le club veut vraiment grandir et garder tous ses joueurs, il a vraiment besoin d’un plus grand stade. Ça nous arrive de temps en temps d’y penser et d’espérer qu’on ne va pas rester toujours dans cette situation. Maintenant, je ne pense pas qu’une décision de partir ou de rester peut être influencée par un stade, surtout pas de mon côté.
>>> Haut de page
CAMEROUN / LILLE
Kévin (10 ans, Caestre) :
Comment es-tu arrivé à Lille ?
J’étais alors international chez les moins de 18 ans et je participais à la Coupe d’Afrique (en 1999 en Guinée-Conakry) ou j’ai été repéré par Joseph-Antoine Bell. C’est lui qui m’a emmené à Lille. J’avais déjà regardé quelques matchs à la télé, mais je ne connaissais presque pas et je ne savais pas où ça se trouvait. Il m’a proposé de venir avec lui en Europe. Ça aurait pu être l’Ajax Amsterdam ou Saint-Etienne. J’ai atterri à Lille ! J’y ai fait un essai, et rapidement j’ai signé un contrat. Puis je suis reparti au Cameroun, avant d’intégrer le groupe lillois en fin 2000, début 2001. Il a fallu pratiquement une année pour avoir mon visa, faire les démarches administratives, etc. ça a été long…Je n’avais pas peur que ça échoue au départ, mais après, le temps passait, au bout de trois ou quatre mois, ça devenait du 50-50. Mais les gens du LOSC m’ont toujours soutenu et m’appelaient régulièrement. J’avais toujours deux ou trois coups de fils par semaine de la part des dirigeants. Donc je restais confiant. Ils me rassuraient. Mais c’était quand même une année particulière.
Alexis (27 ans, Marcq-en-Baroeul) :
On dit que "les gens du Nord ont dans le coeur le soleil qu'ils n'ont pas à l'extérieur". Qu'en penses-tu?
C’est vrai, très vrai. Je n’ai rien à ajouter. Je suis tout à fait d’accord. Moi, je suis du genre à toujours m’arrêter pour parler avec quelqu’un, avec les gens dans la rue ou les supporteurs à la sortie du terrain. Même quand ça va mal ou quand on a fait un mauvais match, on nous rend toujours un sourire et ça nous donne la motivation. Les gens du Nord ont vraiment du soleil dans le cœur.
Adrian (13 ans, Quesnoy/Deûle) :
Quelle a été ta réaction lorsque tu a appris ta première sélection avec le Cameroun ?
C’était à un moment triste, à l’occasion du match en hommage à Feu Marco (Marc-Vivien Foé). Je n’étais pas très surpris de ma sélection, parce que j’étais quand même en train de monter en puissance avec le LOSC, mais quand même, je me suis d’une part dit « Déjà ! », parce que j’avais dix-neuf ans, et puis j’ai réalisé que j’étais arrivé à la sélection A, après avoir gravi tous les échelons en sélection, depuis les pupilles jusqu’aux A. Je peux quand même être fier de ça. Je me suis dit que si ça arrivait, c’était peut-être que je le méritais, et que ce que je montrais pendant cette saison était quand même très bien. On est toujours fier de pouvoir rejoindre sa sélection. J’aurais préféré que ce soit devant le peuple camerounais (c’était à Lyon, pendant la Coupe des confédérations en juin 2003), mais j’ai été très content tout de même.
David (14 ans, Lomme) :
Qu’as-tu ressenti lors de ton premier match en ligue 1 ? Est-ce du même ordre ? Non, c’est différent, parce que les sélections, j’en avais déjà connues, même si ce n’était pas en A. J’avais déjà connu le frisson de l’hymne du Cameroun. Mais mon premier match avec les pros, en Ligue 1, je ne peux pas vous dire que j’ai flippé, mais je me suis encore dit : « Quoi, déjà ? » C’est arrivé quand même très vite. Mais je pense que j’avais quand même amené l’entraîneur à jeter un coup d’œil sur moi lors d’un très bon stage en début de saison. J’ai eu un peu peur parce que mon premier match, c’était à Bastia, et on m’avait dit que c’était un peu chaud là bas. Donc quand j’étais rentré sur le terrain, à 25 minutes de la fin, je n’en menais pas large ! Le seul petit regret, c’est de ne pas avoir commencé par une victoire (0-1). Mais ça reste un très grand moment pour moi et ça s’était bien passé, puisqu’au match suivant, j’étais titulaire.
>>> Haut de page
A PART ÇA...
Sébastien (27 ans, Templeuve) :
A quand un Jean III Makoun ?
Il y a déjà un Jean III ! Il est là depuis deux ans et demi maintenant. Il est encore au Cameroun. J’espère qu’il viendra ici bientôt…
Siaka (25 ans, Abidjan) :
A ton avis, qui seras élu ballon d'or africain cette année ?
J’aurais bien aimé que ce soit encore Samuel Eto’o. Maintenant, je vois Didier Drogba en grande grande forme. Je voterai donc pour lui.
Bernard (Choisy-le-Roi) :
Ressentez vous du racisme sur et autour des terrains de Ligue 1 ?
Pour nous les Noirs, qu’est-ce qu’on peut faire ? S’énerver ou subir… C’est dommage, parce que je crois que le football, c’est une fête et un sport qui arrive à rassembler pas mal de personnes. Arriver à siffler certains joueurs, les insulter, dire n’importe quoi, c’est dommage et c’est n’ importe quoi, même si c’est une minorité. Après, certains ont choisi sur le terrain de s’énerver et de sortir du terrain, comme mon ami Samuel Eto’o. Je peux les comprendre. Mais je pense que certains s’occupent de ce problème. Nous, on ne peux que subir. Personnellement, j’ai déjà subi ça, mais ça date un peu. Lors de mon premier match avec le LOSC à Bastia, j’avais été insulté avant la rencontre, pendant l’échauffement.
Marcel (38 ans, La Madeleine) :
Avec quels joueurs tu t’entends le mieux à Lille ?
Sur le terrain, on essaie d’être complice avec tout le monde. On ne va pas se dire « Oh, c’est untel, il ne faut pas lui faire de passe » ! En dehors, mes potes, c’est Kader (Keita), on se voit, on s’appelle toujours, il y a Souleymane Youla, avec qui on est vraiment complices, Tony Sylva aussi… Bon, entre noirs africains, on s’appelle plus, tu vois ! Avec les autres, on se voit moins, on s’appelle moins. C’est plus dans le vestiaire ou sur le stade. Il arrive qu’on s’envoie des messages et qu’on s’appelle.
Clément (9 ans, Armentières) :
c'est qui le meilleur dans l'équipe de Lille ?
Je voterais Tony Sylva. Il a toutes les qualités pour être un grand gardien. Il lit bien le jeu, il a des arrêts très décisifs.
Benoît (31 ans, Lillers) :
Tu aimes faire quoi en dehors du foot ?
Je suis bien casanier. Je sors de temps en temps pour faire un tour. J’aime faire de tout, un peu. Je vais rarement au ciné. Je sors vraiment quand j’ai quelque chose à faire. J’ai vraiment besoin de repos. »
Propos recueillis par Bruno MASSEBOEUF
>>> Haut de page