Geoffrey Dernis
... a répondu à vos questions
!
« Quand je fais quelque chose,
je me donne à fond »
Photos Stéphane MORTAGNE
et Patrick DELECROIX
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PARCOURS ET PERSONNALITE
Dominique: Vous imaginiez-vous, lorsque vous jouiez à Wasquehal, qu'un jour vous pourriez jouer contre M-U en Ligue des Champions et les battre devant 66 000 personnes ?
- Non, jamais. J’espérais juste pouvoir faire une bonne carrière pro. Mais de jouer contre Manchester et de les battre devant 66 000 spectateurs, créer l’exploit, quoi… non ! Moi, tout ce que j’espérais, après Wasquehal, c’était trouver un bon club de Ligue 1 pour faire une carrière honnête.
Florent, Halluin : Je voudrais savoir comment s'est passé ton prêt à Wasquehal et s'il t'a apporté quelque chose (si oui, quoi) ?
- Il m’a tout apporté. J’ai progressé dans les catégories jeunes à Lille, c’est vrai, mais après, quand tu arrives dans le monde professionnel, c’est totalement différent. Et comme je n’ai jamais eu l’opportunité de jouer avec Lille, le fait d’avoir été à Wasquehal m’a permis d’élever mon niveau de jeu - parce qu’au niveau du rythme, ce n’est pas du tout la même chose - d’apprendre ce qu’était le monde professionnel. J’ai progressé énormément par le terrain, parce que c’est vraiment le club qui m’a ouvert les bras pour me faire jouer. J’en garde de très bons souvenirs et je ne les remercierai jamais assez.
Corinne, Marcq en baroeul : Bonjour Geoffrey, c'est la maman d'Armand au 29 chemin du château d'eau ! Armand s'étonne de ne plus vous voir à la tourelle, auriez-vous déménagé ?
- J’ai déménagé, oui !
Damien, Mons-en-Baroeul : Que pensez-vous de la politique de prêt entre équipes professionnelles et de la concurrence locale entre LOSC et RCL en la matière ?
- C’est très intelligent. C’est toujours bon d’avoir un jeune qui a très envie afin de montrer ce qu’il a dans le ventre et ce qu’il est capable de faire au niveau inférieur. Ça a été mon cas. Ça permet au joueur de progresser, ça permet aussi au club prêteur de voir l’évolution de son joueur. Entre Wasquehal et Lille, il y avait de très bons rapports. Wasquehal a aidé Lille pour me faire progresser. Entre Lille et Lens, c’est différent. On n’a pas les mêmes moyens, mais à Lille, on bosse beaucoup sur la formation. Ce sont deux mondes un peu différents.
Marion, Pérenchies : pourquoi as-tu choisi le LOSC pour équipe ?
- Quand j’étais jeune ? Je suis arrivé à 14 ans à Lille, en provenance de Grande-Synthe. J’ai choisi Lille parce que c’était le club le plus près de chez moi et que si j’avais un problème, mes parents étaient juste à côté. Pourtant, j’étais en contact avec quinze clubs professionnels, L1 et L2 confondus !
Emilie, Saint-André : Comme tu n'étais pas dans les plans du coach et que tu étais sur le départ, qu'est ce qui t'a motivé a rester au LOSC ?
- Au départ, je n’étais pas motivé pour rester ! A partir du moment où on ne comptait pas sur moi, je n’avais qu’une intention : partir. Mais j’ai toujours travaillé, été sérieux à l’entraînement, en pro. Après, les contacts avec d’autres clubs ne se sont jamais concrétisés et à la fin du Mercato, j’ai su que j’allais rester à Lille. Je n’attendais qu’une chose : que le coach fasse appel à moi. Et quand il l’a fait, il fallait que je réponde présent. Apparemment, ça a marché ! Si j’ai douté ? Non, jamais, parce que j’ai toujours eu des contacts. Si je ne pouvais pas jouer pour Lille, je jouerais pour un autre club, c’est tout. Ça ne me fait pas peur de devoir partir. J’ai seulement eu peur de ne pas pouvoir partir et de faire banquette à Lille. Ça a basculé en ma faveur parce que les résultats n’étaient pas bons en début de saison. On avait du mal à être performants. Moi, j’avais fait de bons matchs avec la réserve. J’étais bien à l’entraînement. Donc je pense qu’à un moment donné, le coach s’est peut-être dit que je le méritais, tout simplement.
David, Douai : Je voudrais savoir où tu as appris à faire tes contrôles?
- Tous les jours à l’entraînement et encore maintenant. Depuis que je suis tout petit ! Quand un éducateur te fait travailler quelque chose, il faut le faire sérieusement et tu verras que tu progresseras. Encore maintenant à 25 ans, même en étant professionnel, j’apprends.
Franck, Dunkerque : Dans ce monde professionnel où l'argent est roi et la langue de bois maniée à outrance, n'as-tu pas l'impression d'être à part ? Toi qui semble toujours prendre la vie du bon côté avec le sourire même dans les moments de ta carrière où tu pouvais te sentir à l'écart. Je me souviens d'un documentaire passé sur une télévision locale à Grande-Synthe, là où tout a commencé pour toi il me semble. Te souviens-tu de ce long reportage ?
- Je ne suis pas quelqu’un de pessimiste. Je sais faire la part des choses entre le monde professionnel et le reste. Quand je suis sur le terrain, je donne le meilleur de moi-même, j’essaie de faire de bons entraînements. Après, j’ai mes amis en dehors, ma famille, ma femme. Je me dis qu’il y aura toujours des moments difficiles dans la vie, mais je n’ai pas envie de me prendre la tête avec tous ces problèmes là. C’est la vie ! Tout le monde a des moments difficiles un jour ou l’autre, non ? J’ai toujours pris les choses avec optimiste. Je me suis toujours dit que si je ne devais pas jouer ce match là, c’était comme ça, j’en jouerais un autre. C’est ce qui m’a permis d’avancer. Je suis de nature à bien prendre les choses. Heureux de vivre, tout simplement.
Quant au reportage, oui, je m'en souviens. Ce n’est pas très vieux ! C’était très sympa. On a passé la journée ensemble.
Olivier, Lille : Jean-Pierre Papin avait l'habitude de rester après l'entraînement collectif pour faire des frappes. Cette volonté de devenir (le) meilleur, l'avez-vous et comment se matérialise-t-elle chez vous ? Qu’est ce que vous faites en plus de ce qui est demandé par le coach par exemple ?
- Je ne suis pas adepte de rester beaucoup plus longtemps après l’entraînement. Parfois je reste pour tirer des coups de pied arrêtés, mais franchement, c’est rare. Autrement, quand je regarde un match de foot, je ne le regarde pas pour me distraire. Je fais très attention aux mecs qui jouent au même poste que moi, j’essaie de reproduire à l’entraînement les gestes qu’ils m’ont appris, pour augmenter ma panoplie individuelle. Je travaille aussi mes qualités. Je suis quelqu’un qui aime bien aller de l’avant, dribbler, provoquer. Si ça passe, tant mieux, l’essentiel, c’est de tenter.
Mathilde et Denys, Estaires : Votre joie de jouer et votre sérieux dans votre travail sont-ils innés ou les trouvez-vous au contact de vos équipiers, peut-être avez-vous des modèles dans votre équipe ou ailleurs?
- ça a toujours été en moi. Donner le meilleur de moi-même à chaque match, c’est le minimum. Quand tu fais un travail, tu le fais sérieusement. Quand je fais quelque chose, je le fais à fond. Après, si ça ne marche pas, je ne suis pas déçu parce que je me suis donné tous les moyens pour le faire. Si tu y mets beaucoup de cœur, souvent, ça passe. Chaque joueur a ses qualités et ses défauts. Il doit faire en sorte de les rectifier, mais une chose est obligatoire sur un terrain : se défoncer ! Sinon, je n'ai pas de modèle. Il faut avoir conscience de qui on est.
LIGUE DES CHAMPIONS
Olivier Evrard : Ça t'a fait quoi, de jouer contre Manchester United ?
- C’est des moments uniques. Quand tu joues au Milan AC, ça te paraît normal de jouer ces clubs-là tous les ans, mais pour nous, c’était quelque chose de fabuleux. Moi, je n’avais jamais joué en Ligue des champions ni contre Manchester. C’était un réel plaisir, un grand moment d’émotion, surtout que j’ai débuté la partie. Et ça a été encore plus fort au coup de sifflet final.
Raphaelle, Templeuve : Que penses-tu de votre prestation contre le Benfica et pensez vous être plus offensifs contre Villarreal?
- On n’a pas fait le match qu’il fallait, mais presque. Contrairement au premier match qu’on avait joué là-bas, où Benfica s’était beaucoup découvert, avait laissé pas mal d’espaces dont on n’avait pas su profiter, parce qu’on était un peu timides, au retour, bizarrement, ils ont mis une équipe très défensive, ils sont très peu sortis. Donc on a eu beaucoup de difficultés à les bouger, mais on a essayé et on a failli y arriver sur la fin. J’ai une grosse occasion. Il a juste manqué ce petit but pour que le match soit parfait.
Contre Villarreal, nous serons obligatoirement plus offensifs, parce que si on ne gagne pas, on n’a peu de chances de passer en huitièmes de finale. Ça va être difficile, parce qu’ils sont montés en puissance. Il va nous falloir faire non pas le match de notre vie, mais presque.
Florian, Ormes : Pensez-vous allez loin en Ligue des champions avec le LOSC?
- On espère aller le plus loin possible. Au tirage, tout le monde disait : « Ils vont finir quatrième et prendre un point, c’est tout », et à l’arrivée, on va peut-être se qualifier. Nous, on savait ce qu’on valait, parce qu’on connaît notre effectif. On savait qu’on avait les moyens non pas d’aller en huitièmes, mais d’embêter nos adversaires.
Perrine, Tourcoing : quel est ton meilleur souvenir durant cette belle aventure ligue des champions?
J’en ai deux. Le premier match contre Benfica, parce que c’était une première en Ligue des champions pour moi. Et j’étais titulaire. Donc grosse émotion et grosse fierté. Et le deuxième, forcément, la victoire contre Manchester.
Max, St-Pol-sur-Ternoise : Quels sont selon toi les deux équipes qui disputeront la finale à Saint Denis en mai prochain ?
- Barcelone et la Juventus. Pour moi, ce sont les deux clubs qui peuvent faire quelque chose de grand. Mais je reste persuadé que Lyon peut aussi aller en finale. C’est difficile de choisir les favoris pour une finale. Si je cite quatre clubs, ces trois là sont dedans à coup sûr.
LE LOSC EN CHAMPIONNAT
Sullivan, Rumilly-en-Cis : Aimes-tu les confrontations entre Lens et Lille ?
- Oui, carrément. J’ai déjà disputé deux derbys, les deux fois à Lille. Ils ont une saveur particulière, tu sens qu’il y a de la tension, pas forcément sur le terrain, mais autour. Et tu joues au football pour vivre ces moments là. Tu as envie de gagner ce match, parce que ça procure tellement de joie aux gens.
Alexis, Douai : Penses-tu que cette saison le LOSC pourra finir dans le trio de tête du championnat comme ce fut le cas l'an passé ?
- Je ne sais pas si on va finir dans les trois premiers, mais je sais qu’on en est capables. Si Lille veut passer un cap, il doit confirmer cette deuxième place de la saison dernière.
Jessy, Wavrin : Nous, supporters du LOSC, avons l'impression que la presse régionale, en général, vous boude. Elle n'est guère indulgente avec le club et préfère souvent parler des adversaires du LOSC plutôt que des joueurs. Comment le ressentez-vous ?
- On aimerait un peu plus de reconnaissance, être jugés à notre juste valeur. On a l’impression que ce sont les équipes adverses qui font venir les gens au Stade de France : Manchester, Benfica… Seulement, au classement, ils sont derrière nous. Mais certains journalistes sont plus objectifs. Je pense que le problème concerne plus la presse nationale que la presse régionale, qui est derrière nous et nous suit régulièrement.
Nadège, Gravelines : Claude Puel fait bien tourner son effectif. Malgré tout, arrives-tu à trouver tes marques avec tous les joueurs ?
- Oui, parce qu’on se connaît déjà tous depuis un petit moment. Ce qui est bien, c’est que même quand les joueurs changent, le dispositif reste exactement le même. En plus, on se connaît tellement bien qu’on sait les défauts et les qualités de chacun. On se parle beaucoup. Donc ce n’est pas un problème.
Elodie, Caen : Concernant l'équipe de France, quels joueurs lillois peuvent y prétendre ?
- Mathieu Bodmer peut prétendre à une place en équipe de France quand il est à 100 %. Pour moi, c’est un très très grand joueur. Après, je dirais Tafforeau. Quand je vois un mec comme Jurietti qui est appelé, je pense que Tafforeau le mérite autant. Il est très régulier dans ses performances. Il ne fait jamais de bruit, on n’en parle quasiment jamais, mais je connais très peu de joueurs qui l’ont passé en un contre un. Tu sais que quand tu le fais jouer, il va donner le meilleur de lui-même. Après, on a une équipe tellement jeune ! Certains vont sans doute postuler, mais beaucoup plus tard. Debuchy ou Cabaye sont de futurs grands joueurs parce qu’ils ont déjà beaucoup de talent à leur âge.
Elodie, Caen : Est-ce que tu penses le LOSC capable de remporter un titre cette saison ?
- On ne va pas aller chercher Lyon en championnat, parce que ce n’est pas possible, d’ailleurs aucune équipe n’ira. En Ligue des champions, ce serait presque trop beau. Mais si on se donne les moyens, on peut faire quelque chose cette année en coupe.
Bernard, Choisy-le-Roi : Pensez-vous que le fait de ne pas jouer tous les matches est frustrant ou au contraire, ça permet de souffler ?
- Il y a un peu des deux. Il existe des matchs où tu te sens prêt à rejouer trois ou quatre jours après. Avant tout, il faut savoir qu’un joueur a envie de tout jouer. Mais il y a des jours où tu es super fatigué et tu es bien content que le coach te fasse souffler. Donc ça dépend des moments. Je sais que si on me disait de tout jouer, ça ne me dérangerait pas, parce que je suis un compétiteur et je prends mon pied quand je joue.
AVENIR
Bernard : j’ai récemment regardé l'émission de Mireille Dumas. Comme invité, il y avait Bruno Bellone, ancien joueur de football, après un terrible accrochage lors d’un match de foot, sa carrière s’est arrêtée nette. A suivi la descente aux enfers, la confiance faite aux personnes qui géraient son argent, son divorce, les dettes à payer etc. Ma question : et si jamais cela vous arrivait, sur un terrain ou simplement dans la vie, un arrêt brutal de votre carrière. Avez-vous pensé à ce que serait votre futur ?
- J’y ai pensé au point que je suis en train de passer mon bac cette année. J’avais mis mes études de côté à un moment donné parce que je n’avais pas eu le choix. Quand j’ai signé mon contrat pro, je devais choisir entre le foot et les études. Je ne m’étais pas donné tout ce mal pour rien. Mais donc, je n’ai pas pu passer mon bac comme je le voulais. J’attendais que ma carrière soit bien lancée pour me consacrer à nouveau aux études. Là, je prépare un DAEU (Diplôme d’accès aux Etudes Universitaires), équivalent du bac, par correspondance.
Gabriel, Genech : J'aimerais savoir si vous avez discuté de votre prolongation avec Claude Puel et/ou avec Mr Seydoux ?
Non, il n’en est pas question pour l’instant. Aucune discussion n’est entamée. Rien du tout.
Vincent, Annœullin : Geoffrey, le fait que Lille tienne le haut de l'affiche et, par conséquent, vise à grossir le budget et l'effectif (arrivée de joueurs "plus" prestigieux sur le papier), ne vous fait pas peur ?
Non, parce que j’estime que j’ai fait aussi mon chemin et que maintenant, on sait ce que je vaux. Je n’ai pas peur de dire que le fait de faire venir des noms, ça ne fait pas forcément progresser l’effectif. En même temps, on ne va pas y échapper. Cette année, Gygax, Aboucherouane, etc. sont arrivés et au final, je joue. Donc je me dis que la concurrence fait partie du métier. Après, il faut savoir faire avec et ne surtout pas douter à chaque fois qu’un joueur arrive. Il faut croire en soi.
Stéphane, Lille : Comment voyez-vous l'avenir de cette équipe et que lui faudrait-elle pour franchir un nouveau cap ?
Ça va être difficile ! Comme on a terminé 2e et qu'on s'est qualifié pour la ligue des champions, il va donc falloir être champions ! Comme on est une équipe super jeune, ça serait bien de garder un maximum de joueurs de ce groupe et qu’on progresse ensemble. Lyon a été champion quatre fois d’affilée parce qu’il a su garder son effectif, en rajoutant quelques pièces maîtresses. Je pense que nous aussi, nous aurons besoin à un moment donné de joueurs d’expérience. Mais déjà il faut garder un maximum de joueurs et avec ça, je pense qu’on pourra aller loin, quand on voit déjà ce qu’on fait, ce n’est pas si mal !
Nicolas, Lambersart : Quel grand club te fait rêver ?
Kevin, Roncq : Quelles sont tes ambitions pour les années à venir : l'Angleterre ou l'Espagne?
Honnêtement, je n’ai pas de ville ou de club préféré en France. Je me dis qu’un joueur doit être capable de jouer n’importe où, ça fait partie de ta carrière, tu peux être amené à jouer dans n’importe quel club. Cette saison, je joue pour Lille. Si la prochaine, je dois changer de club, je me défoncerai de la même façon.
Après, un pays me fais rêver, oui : c’est l’Espagne. Je ne sais pas pourquoi, depuis que je suis tout petit, je suis fanatique du championnat espagnol et de Barcelone en particulier. Je rêvais en regardant Romario, Stoichkov. Barcelone m’a toujours fait rêver. C’est pour ça que j’aimerais jouer en Espagne. Je ne sais pas où ça peut me mener. Tout ce que je sais, c’est que je joue avec mes qualités. Je fais ce que je sais faire, que ça plaise ou non. En tout cas, j’espère faire la meilleure carrière possible, en France ou à l’étranger.
Mon ambition personnelle, c’est de gagner des titres. Si je dois en gagner avec Lille, je resterai à Lille. Si ça doit être avec un autre club, ce le sera. Si je dois partir à l’étranger, ce sera dans un club huppé, si possible. L’équipe de France, j’en suis loin. Je connais plusieurs joueurs qui y sont avec qui je jouais dans les équipes de France jeunes. Faut jamais dire jamais, je jouais encore à Wasquehal il y a trois ans…
LA QUESTION QUI FÂCHE
Christophe, Lille : Désolé mais je ne vais pas vous couvrir de louanges, dans votre jeu il y a énormément de gâchis. Croyez-vous être vraiment à votre place en Ligue des champions d'un point de vue personnel (et non pas du LOSC bien sûr) ?
- Chacun a le droit de porter le jugement qu’il veut. Je reste persuadé qu’il y a des joueurs qui n’ont pas leur place en Ligue 1 et pourtant ils jouent. Vous n'avez peut-être pas envie que je joue en Ligue des champions, mais moi, je joue. Point barre !
Recueilli par Bruno MASSEBOEUF |