La Voix des Sports - 31/12/2007 |
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Pour Boulogne, ce ne fut que du bonheur !
Notre équipe régionale
Sur le podium du National tout au long de la saison, l’US Boulogne avait parfaitement mérité son accession en Ligue 2, en mai. Et tout a été fait pour que le club y joue un rôle intéressant. Six mois plus tard, Boulogne pointe au dixième rang de la L2. Que du bonheur !La deuxième saison aura donc été la bonne. Fort d’un groupe peu remanié, Philippe Montanier et Hubert Fournier ont réussi à éviter les trous d’air de la première expérience en National, notamment en janvier, grâce aux apports de Robail, le Lillois, et de « Jef » Bédénik, un autre Cht’i bien dans l’esprit de cette maison boulonnaise sage, mais efficace.
Il y eut bien quelques turbulences quand Greg Thil affola un peu moins les compteurs, mais, comme d’habitude, on régla tout ça en famille. Pour mieux savourer le grand retour en Ligue 2, 27 ans après le dépôt de bilan.
Deux accessions en trois ans : Jacques Wattez et Jean-Jacques Fiolet n’avaient pas eu le mauvais nez en enrôlant ce duo professionnel jusqu’au bout des crampons.
Les lauriers sont une chose, durer, une autre. Il fallait donc faire les bons choix, avec un budget limité. Les gaillards avaient déjà fait « leurs courses » avec Nicolas Rabuel et Jérémie Rodrigues. Le club réussit de bons coups avec Benjamin Psaume et surtout Jimmy Kebe, prêté par Lens et qui sortait d’une saison quasi blanche à Châteauroux.
Le Brésilien Brignoni et Lionel Bah suivirent. Puis, ce fut au tour de Richard Trivino de palier l’absence de « Jef » Bédénik, contraint à l’opération de l’épaule.
Boulogne démarra plutôt bien, mais fit du surplace. Conquérants à la maison, les Maritimes l’étaient nettement moins à l’extérieur. Il fallut donc que le staff resserre les boulons. Ce fut le cas avec un passage en 4-5-1, avec Thil en pointe.
Depuis la raclée à Bastia et une rechute à la maison contre Troyes, les Rouge et Noir vont bien mieux. Avec 26 points, ils ont déjà accompli un bon bout de chemin vers le maintien. Mais, connaissant les « tauliers », il y a fort à parier qu’on n’a pas encore fini de parler de Boulogne, une équipe qui attend désespérément que ça bouge vraiment à l’endroit de son stade.
Philippe CADART
Photo Guy DROLLET














