La Voix des Sports - 31/12/2007 |
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Quand on hume déjà le parfum des Jeux olympiques
Coup d’oeil dans le rétro
Le palmarès 2007 de notre rédaction fleure bon les Jeux olympiques. Pékin, c’est déjà dans quelques mois et les premiers lauréats de notre classement sont quasiment tous dans la course au ticket olympique : Bataille, Gilot, Boslak, Dechy, Delattre, Tournant, Legrand, autant de noms que l’on pourrait retrouver sous les célèbres anneaux prochainement.
Si, en 2006, Franck Ribéry avait écrasé la concurrence, cette fois, la lutte fut très vive entre Mathieu Bataille et Fabien Gilot. Il est vrai que leur saison fut dense (médailles mondiales pour tous les deux et plusieurs coups d’éclat). Ils ont aussi en commun d’être des Nordistes expatriés. Le judoka de Cucq est aujourd’hui à Levallois. Le nageur denaisien a migré, lui, à Marseille où il vient de battre le record du monde du 4x100 m en petit bassin avec son club (plus un record de France sur 200 m). Ils n’en demeurent pas moins Nordistes tous les deux et évoluent chacun au plus haut niveau de leurs disciplines.
Ils sont également potentiellement médaillables aux Jeux. Mathieu Bataille peut lorgner sur le podium en moins de 100 kg. Fabien Gilot peut, lui, rêver d’or, avec le prometteur relais 4x100 m et peut espérer se mêler à la bataille sur 100 m nage libre tant ses progrès ont été flagrants ces derniers mois (deuxième meilleur temps français de l’histoire).
Derrière ce duo, Vanessa Boslak montre une régularité exemplaire, avec un nouveau saut à 4,70 m à la perche (meilleure marque française) et une finale mondiale où l’on a rêvé un temps à une breloque. Expatriée elle aussi vers Paris désormais, Vanessa devance l’éternelle Nathalie Dechy (deux victoires en Grand Chelem cette année en double) dans le rôle de première dame du Nord.
Autre spécificité de notre classement : le mélange des générations. Pékin devrait marquer la fin d’une époque (sans doute les derniers Jeux pour Tournant, Dechy, Legrand, Gomis) et le début d’une autre (Delattre, Boubryemm, M’Bandjock). On retrouve aussi ce passage de relais chez les motards, où Arnaud Demeester (unsixième Enduro dans la besace tout de même) transmet petit à petit le témoin à Tim Potisek.
Enfin, on peut lire ce classement en se félicitant de la variété des sports représentés. Nos sportifs sont multidisciplines et notre région leur apporte toute la formation nécessaire.
Reste un regret : le quatuor de tête, par exemple, a dû migrer pour s’épanouir et trouver des conditions optimales. C’est le signe que leur choix a été le bon… Notre région doit s’interroger : que faire pour conserver nos meilleurs sportifs, pour leur offrir les meilleures conditions de vie et de travail, dans des sports où l’argent ne coule pas toujours à flots ?
Au moment où des structures énormes et hyper professionnalisées se développent à une heure de TGV, la question mérité d’être posée. A moins de se résoudre à accepter et de penser que tout cela est désormais inévitable.
Si, en 2006, Franck Ribéry avait écrasé la concurrence, cette fois, la lutte fut très vive entre Mathieu Bataille et Fabien Gilot. Il est vrai que leur saison fut dense (médailles mondiales pour tous les deux et plusieurs coups d’éclat). Ils ont aussi en commun d’être des Nordistes expatriés. Le judoka de Cucq est aujourd’hui à Levallois. Le nageur denaisien a migré, lui, à Marseille où il vient de battre le record du monde du 4x100 m en petit bassin avec son club (plus un record de France sur 200 m). Ils n’en demeurent pas moins Nordistes tous les deux et évoluent chacun au plus haut niveau de leurs disciplines.
Ils sont également potentiellement médaillables aux Jeux. Mathieu Bataille peut lorgner sur le podium en moins de 100 kg. Fabien Gilot peut, lui, rêver d’or, avec le prometteur relais 4x100 m et peut espérer se mêler à la bataille sur 100 m nage libre tant ses progrès ont été flagrants ces derniers mois (deuxième meilleur temps français de l’histoire).
Derrière ce duo, Vanessa Boslak montre une régularité exemplaire, avec un nouveau saut à 4,70 m à la perche (meilleure marque française) et une finale mondiale où l’on a rêvé un temps à une breloque. Expatriée elle aussi vers Paris désormais, Vanessa devance l’éternelle Nathalie Dechy (deux victoires en Grand Chelem cette année en double) dans le rôle de première dame du Nord.
Autre spécificité de notre classement : le mélange des générations. Pékin devrait marquer la fin d’une époque (sans doute les derniers Jeux pour Tournant, Dechy, Legrand, Gomis) et le début d’une autre (Delattre, Boubryemm, M’Bandjock). On retrouve aussi ce passage de relais chez les motards, où Arnaud Demeester (un
Enfin, on peut lire ce classement en se félicitant de la variété des sports représentés. Nos sportifs sont multidisciplines et notre région leur apporte toute la formation nécessaire.
Reste un regret : le quatuor de tête, par exemple, a dû migrer pour s’épanouir et trouver des conditions optimales. C’est le signe que leur choix a été le bon… Notre région doit s’interroger : que faire pour conserver nos meilleurs sportifs, pour leur offrir les meilleures conditions de vie et de travail, dans des sports où l’argent ne coule pas toujours à flots ?
Au moment où des structures énormes et hyper professionnalisées se développent à une heure de TGV, la question mérité d’être posée. A moins de se résoudre à accepter et de penser que tout cela est désormais inévitable.
Sébastien VARNIER
Photo AFP














