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La Voix des Sports - 28/05/2007
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Dechy et Parmentier encore seules en piste
Paris. – La Ligue des Flandres n’ayant pas réussi à trouver un successeur aux Soulès, Varlet ou autre Dupré, c’est encore une fois uniquement du côté du tableau féminin qu’il faudra se tourner pour trouver traces d’espoirs régionaux. Et comme ces deux dernières années, c’est le tandem composé de Nathalie Dechy (28 ans, 45e joueuse mondiale) et Pauline Parmentier (21 ans, 155e), qui sera aux affaires.
Soucieuse de bénéficier d’une invitation pour le tableau final, de ne pas débuter son Roland-Garros le premier dimanche, de ne pas tomber une troisième fois consécutive sur la Tchèque Benesova et de ne pas hériter d’un très gros morceau au premier tour, Pauline Parmentier a déjà vu quatre de ses souhaits exaucés.

Pauline Parmentier pour une première

Pour le dernier, à savoir franchir enfin un tour sur la terre battue parisienne, elle ne devra s’en remettre qu’à elle-même. Opposée aujourd’hui à l’Ukrainienne du TCM Denain, Mariya Koryttseva (issue des qualifications et classée à la 255e place à la WTA), la jeune femme, formée à Courrières et révélée à La Raquette de Villeneuve-d’Ascq, avant d’émigrer au TC Paris, semble en mesure de relever le défi.
Pour y parvenir et gagner le droit de défier, probablement, la Chinoise Na Li, au tour suivant, Pauline Parmentier devra produire le même niveau de jeu que celui proposé en début d’année dans des 25 000 $ à Walton Beach et Biarritz, où elle s’était imposée, ou encore, plus récemment, dans le 50 000  $ de Saint-Gaudens, où elle fut quart de finaliste.
Pour son aînée, Nathalie Dechy, les ambitions sont bien différentes. La Villeneuvoise entend, en effet, prouver lors de ce Roland-Garros qu’elle est en train de revenir doucement au niveau qui était le sien en 2005, lorsqu’elle flirtait avec le top 10 mondial : « Je sens que mon gros niveau de tennis n’est pas loin. » Plutôt épargnée, dans un premier temps, par le tirage au sort puisqu’elle devra en découdre, demain, avec la Danoise Wozniacki (107e mondiale), la protégée de Martijn Bok devra, tout de même, vite trouver la bonne carburation puisqu’Amélie Mauresmo pourrait se dresser sur sa route dès le deuxième tour.
Engagée en double avec la numéro un française, Nathalie Dechy se serait volontiers passée de ce duel prématuré et sans aucun doute riche en émotions avec l’une de ses meilleures amies sur le circuit.

« Plus ouvert que chez les garçons »

« J’ai envie d’aller enfin en deuxième semaine à Paris, avouait-elle récemment. Je ne m’attendais pas à faire quoi que ce soit l’an dernier et, finalement, ça ne s’était pas si mal passé (elle avait été éliminée au troisième tour en trois manches accrochées par la Slovaque Hantuchova). Je vais tout faire pour passer, cette fois, ce cap des seizièmes de finale. » Convaincue, au petit jeu des pronostics, que Justine Henin sera encore très difficile à battre, la Villeneuvoise n’exclut pas certaines surprises : «  C’est quand même bien plus ouvert que chez les garçons. Je ne pense pas que Sharapova ait le niveau sur terre pour gagner. Jankovic joue vraiment très bien en ce moment, mais à force de faire tous les tournois, elle risque de le payer physiquement. »
D. DEL.
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