La Voix du Nord - 30/05/2007 |
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Pauline Parmentier a ouvert son compteur à Roland-Garros
Première régionale à entrer en piste, Pauline Parmentier s’est qualifiée, hier, pour le deuxième tour en battant l’Ukrainienne Koryttseva (6-4, 3-6, 7-5). Nathalie Dechy tentera de l’imiter, aujourd’hui, face à la Danoise Wozniacki.À PARIS, PAR DAVID DELPORTE
sports@lavoixdunord.fr PHOTO PATRICK DELECROIX
Sa joie fut à la hauteur de l’intensité de la rencontre. Après 2 h 38 de combat et bien des rebondissements, Pauline Parmentier a gagné le droit, pour sa troisième participation aux internationaux de France, de disputer, enfin, un deuxième tour. Un succès plutôt logique sur le papier, son adversaire, Mariya Koryttseva, issue des qualifications, étant classée une centaine de rangs derrière elle (255e), mais qui mit un certain temps à se dessiner sur le court.
Élongation
Handicapée par une élongation aux abdominaux, Pauline Parmentier ne put jamais s’appuyer sur sa première balle de service : « J’ai essayé de forcer un peu au début, mais la douleur était trop forte, expliqua-t-elle. Je me suis donc contentée de faire des mises en jeu, ce qui m’a compliqué la tâche. » Menée rapidement 0-3, elle eut le bon goût de ne pas s’énerver reprenant progressivement le contrôle des opérations. Pensionnaire du TCM Denain, Mariya Koryttseva sauva bien quatre premières balles de set à 5-3, mais elle ne fit que retarder l’échéance (6-4).
Dès le début de la deuxième manche, l’Ukrainienne effaça, de nouveau, quatre balles de break, ce qui eut, cette fois, un tout autre effet. De moins en moins patiente, faisant à la fois les fautes et les points, Pauline Parmentier perdit, peu à peu, le fil conducteur de son match. Une aubaine pour Koryttseva qui égalisa à une manche partout. « J’ai gâché bien trop d’occasions sur son engagement », confessa l’ex-Villeneuvoise, désormais licenciée au TC Paris.
La manche décisive prit, hélas, la même tournure et Koryttseva se détacha en se contentant de remettre la balle dans le court. À 4-2, balle de 5-2 en sa faveur, la cote de Pauline Parmentier n’était, avouons-le, pas franchement très haute. Et pourtant, sans paniquer, la jeune femme inversa la tendance pour l’emporter en trois manches (6-4, 3-6, 7-5) : « J’étais tendue comme un string, confia-t-elle en rigolant. Mais je suis contente car je me suis trouvé une nouvelle force : mon mental. Je n’ai jamais lâché. Je savais qu’elle pouvait craquer dans les moments importants, j’ai donc décidé de prendre les points les uns après les autres sans me soucier du score. » En franchissant ce premier tour, Pauline a déjà réussi son tournoi. Le reste ne sera que du bonus. Face à la Chinoise Na Li, dix-huitième mondiale, c’est carrément un exploit qu’il faudra réaliser, dès aujourd’hui, pour prolonger le rêve.














