La Voix du Nord - 02/06/2007 |
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Roland-Garros : dans l’ombre de Federer, on affûte ses couteaux
Alors que Roger Federer continue à dérouler, les principaux contradicteurs dans sa moitié de tableau ont commencé à aiguiser leurs couteaux.Jusque-là, le maître suisse joue sur du velours à Paris face à une concurrence découragée, à l’image de Potito Starace, complètement démoralisé lors de son troisième tour face au n° 1 mondial (6-2, 6-3, 6-0). « C’est difficile de savoir si je progresse, a commenté Federer. Le premier tour s’est étiré sur deux jours, le deuxième a eu lieu dans un contexte difficile (en soirée et sous la pluie), aujourd’hui c’était mon premier match normal. Je n’ai pas perdu un set, je me sens bien, c’est tout ce que je peux dire.
» A priori, il devrait passer son premier test significatif en huitièmes de finale face à Mikhail Youzhny, vainqueur de Juan Carlos Ferrero hier, même si son bilan limpide devant le Russe (9-0) offre déjà un début de réponse.
C’est au tour suivant que le tournoi pourrait vraiment débuter pour le n° 1 mondial, puisque c’est théoriquement l’Espagnol Tommy Robredo, impressionnant face à Janko Tipsarevic (6-3, 6-4, 6-0), qui l’y attend.
Monfils s’accroche en vain…
À moins que ce ne soit Filippo Volandri, qui a sèchement battu Federer au troisième tour à Rome il y a un mois. Hier, l’Italien a éjecté du tournoi Ivan Ljubicic en cinq sets. Mais même si le grand chauve est 7e mondial et demi-finaliste sortant à Paris, on ne peut pas vraiment parler de sensation, tant le Croate patauge dans les tournois du Grand Chelem. En trente et une participations, il n’y a franchi le deuxième tour qu’à… deux reprises.
À l’autre bout de la partie de tableau de Federer, les choses commencent également à bouger. Le Russe Nikolay Davydenko et l’Argentin Guillermo Canas y ont montré leurs dents, même s’ils attendent, eux aussi, de se frotter à des adversaires plus coriaces.
Canas, qui a battu Federer à deux reprises cette année, sera exaucé dès son prochain tour, puisqu’il rencontre son compatriote Juan Monaco, qui reste sur huit victoires d’affilée après sa victoire à Pörtschach la semaine dernière. Leur duel garantit la présence d’au moins un Argentin en quarts.
David Nalbandian, qui avait sérieusement inquiété Federer en demi-finales l’année dernière, pourrait bien en fournir un deuxième s’il sort vivant du choc des huitièmes de finale face à Davydenko. Car comme le souligne ce dernier, Nalbandian n’est jamais aussi dangereux que lorsqu’il a quelques victoires derrière lui. Celle décrochée dans la douleur hier face à un Gaël Monfils qui retrouve la grande forme (7-6, 5-7, 6-4, 7-6) pourrait être la rampe de lancement idéale pour l’homme de Cordoba.
Chez les femmes, la journée a été marquée par la défaite de Venus Williams face à Jelena Jankovic et la déroute d’Elena Dementieva, finaliste n° 2004, devant Marion Bartoli (6-2, 6-4).












