La Voix du Nord - 05/06/2007 |
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« Rafa » et « Charly » vont mettre leur amitié de côté
« Rafa » Nadal et « Charly » Moya vont mettre leur amitié entre parenthèses le temps d’un quart de finale cent pour cent majorquin demain sur le central de Roland-Garros.S’il ne s’agissait pas d’un affrontement de potes, l’opposition entre le double tenant du titre et le 26e mondial manquerait de piquant, surtout après la démonstration réussie par Nadal hier contre Lleyton Hewitt dans un choc des huitièmes bien amorti (6-3, 6-1, 7-6).
« Mais la différence risque d’être moins grande sur le terrain qu’au classement à cause du facteur émotionnel. 99 % des joueurs sont impressionnés par son attitude dès l’entrée sur le court. Avec moi ça se passera différemment », pense Moya, vainqueur du match des vieux contre le Suédois Jonas Bjorkman, 35 ans, en trois sets 7-6, 6-2, 7-5.
Aucun défi dans les propos de l’aîné, seul trentenaire encore en lice en quarts de finale, mais un constat : depuis l’irruption de Nadal au plus haut niveau, en 2005, leurs trois rencontres se sont toujours terminées sur le score de 2 sets à 1 et le blond l’a même emporté une fois sur le brun.
Ami, mais pas grand frère
Moya a retrouvé des arguments tennistiques pour gêner son ami. Son ami, un de ses meilleurs, mais pas son protégé, précise-t-il, un peu gêné qu’on le fasse encore passer pour le « grand frère » de « Rafa ». « Je ne crois pas avoir joué un grand rôle dans sa carrière. Je ne sais pas si je lui ai appris quoi que ce soit, mais si c’est le cas, il en a fait bien meilleur usage que moi », plaisante le Majorquin, qui n’a plus jamais joué une finale de Grand Chelem depuis son unique triomphe à Roland-Garros en 1998.
Il n’y a que quelques mois que Moya a retrouvé un niveau de jeu qui lui permet d’inquiéter les meilleurs, après avoir pataugé pendant deux ans entre la 30 e et la 50e place mondiale. « Je voulais améliorer mon revers, mais du coup tout le reste de mon jeu s’est détérioré. Là, je suis revenu à mon schéma habituel (gros service et grand coup droit) et j’ai retrouvé un équilibre », explique-t-il.
« Je suis très heureux qu’il revienne dans les meilleurs. J’espère qu’il va s’arrêter là, mais c’est vrai qu’il joue de nouveau très bien », a plaisanté Nadal, 21 ans.
S’il se débarrasse de son copain, Nadal pourrait affronter en demi-finale son pendant russe, Igor Andreev. Avec son énorme coup droit façonné en Espagne, le Moscovite s’est qualifié pour son premier quart de finale de Grand Chelem en battant le Chypriote Marcos Baghdatis en quatre sets 2-6, 6-1, 6-3, 6-4.
Le Russe, classé à une trompeuse 127e place mondiale à cause d’une grave blessure qui l’a empêché de jouer pendant six mois l’année dernière, essaiera d’enfoncer le Serbe Novak Djokovic, plus fin mais assez inconstant depuis le début du tournoi. Le dernier arrivé dans le Top 10 a surclassé l’Espagnol Fernando Verdasco en trois sets 6-3, 6-3, 7-6.













