La Voix du Nord - 10/06/2007 |
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TENNIS
Le duel de rêve tant attendu entre le n° 1 mondial et son dauphin, double tenant du titre, aura bien lieu cet après-midi (15 h) à Roland-Garros
Impressionnants tout au long de la quinzaine, Roger Federer et Rafael Nadal ont rendez-vous, aujourd’hui (15 h) à Paris, pour une revanche de la finale de l’année dernière. Un sommet entre deux géants bien décidés à entrer dans l’histoire de leur discipline.sports@lavoixdunord.fr
PHOTO AFP
En reconnaissant que l’affiche du jour s’annonce « sans doute comme le meilleur match de l’histoire », Rafael Nadal a parfaitement planté le décor de cette finale de rêve, attendue et pronostiquée par tous les observateurs dès le début du tournoi.
Le simple fait de retrouver les deux mêmes protagonistes qu’en 2006 suffit d’ailleurs à mesurer l’importance de l’événement. Un tel bégaiement de l’histoire ne s’était, en effet, plus produit depuis 1969, année où l’Australien Rod Laver avait pris sa revanche sur son compatriote Ken Rosewall.
Faut-il y voir un signe du destin favorable à Roger Federer ? Le Suisse n’est pas du genre à se reposer sur ce type d’anecdotes. Pour tout dire, l’homme fait même peu de cas des considérations extérieures : « Cela m’est égal de savoir qui sera le favori », a-t-il affirmé.
De son côté, Rafael Nadal a, lui, choisi de laisser cette étiquette à son aîné : « Je pense que le fait qu’il m’ait battu à Hambourg lors de notre dernière confrontation sur terre battue fait de lui le favori, explique l’Espagnol. Et puis, de toute façon, c’est un joueur tellement extraordinaire. Je ne pense pas que le fait d’avoir déjà gagné deux fois ici soit spécialement un avantage pour moi et ça ne me met pas non plus une pression supplémentaire. Chaque finale a son charme particulier. »
Nadal vers un triplé historique
Simplement heureux de disputer, à seulement vingt et un ans, une nouvelle finale de Grand Chelem, l’enfant de Majorque est tout de même bien conscient de pouvoir marquer de son empreinte l’histoire du tournoi. En cas de succès, il réaliserait un triplé que personne n’a été en mesure de signer depuis le Suédois Björn Borg, quadruple vainqueur entre 1978 et 1981. Ivan Lendl de 1984 à 1987 et Jim Courier de 1991 à 1993 avaient eux aussi atteint à trois reprises la dernière marche, mais sans pouvoir triompher à chaque fois.
Pour Roger Federer, le défi est encore plus grand. Le Suisse peut marquer encore davantage l’histoire de sa discipline en devenant le sixième joueur à remporter les quatre « majeurs » (après Agassi, Budge, Emerson, Laver et Perry), mais surtout, fait plus rare, en les remportant consécutivement (lire par ailleurs). « Je sais ce qu’un succès ici peut signifier pour ma carrière et pour moi, admet-il.
J’ai déjà vécu ça l’année passée. La tension que j’avais en moi était énorme. J’avais tellement envie de gagner. C’est la même situation, une année plus tard, avec simplement davantage d’expérience. »
Le Suisse a un plan de bataille
Depuis, le Suisse peut également s’appuyer sur son récent succès à Hambourg, même s’il assure que ce résultat n’aura pas forcément d’influence : « Cela me donne de la confiance de savoir que je peux le dominer sur terre battue, mais même si je joue comme à Hambourg ça ne veut pas dire que je gagnerais pour autant, précise-t-il. Il faudrait aussi que Rafael refasse les mêmes erreurs. Mon plus gros avantage, c’est de mieux le connaître. J’ai essayé beaucoup de choses contre lui et je sais désormais ce qui marche le mieux et le moins bien. » Roger Federer assure avoir un plan de bataille, tactiquement, pour dompter enfin Rafael Nadal. Reste à l’appliquer…t












