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Relier Lille à Lens et valoriser notre patrimoine

Premiers pas sur la Route du Louvre

Vu du ciel, le site du Louvre-bis. À 300­m du stade Bollaert, avant le musée, le village d’arrivée y plantera ses tentes. Photo Philippe PAUCHETQu’est-ce qui peut bien pousser deux hommes à porter un projet de marathon dont le tracé relie Lille à Lens ?
Primo, ce n’est pas une question de calendrier sportif. Entre Maroilles, le week-end du 1er mai, et la course lilloise de la Déesse du 27 mai, sans parler du meeting de Villeneuve-d’Ascq, le 11juin, la région était pour le moins servie en la matière.

Secundo, ce n’est pas non plus une question politique ou financière. Si, effectivement, Jean-François Caron est maire de Loos-en-Gohelle, Philippe Lamblin, président de la Ligue Nord-Pas-de-Calais d’athlétisme n’est ni un ténor d’hémicycle, ni un homme d’affaire avéré.

La réponse? Elle tient en deux lignes, se résumant aux termes de Philippe Lamblin. «Avec Jean-François Caron, nous réfléchissions à ces monuments de la région qui sont en train d’être inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous voulions créer un événement autour de ces reconnaissances, unifier le territoire en organisant le plus simplement des marches et des courses.»

Dans l’esprit des deux hommes, elles devaient toucher dans le meilleur des cas un petit millier de personnes. Mais l’idée a fait son chemin depuis la fin de l’année 2004. Elle a convaincu, aussi, les politiques comme les entrepreneurs du Nord-Pas-de-Calais qui ont petit à petit décidé de soutenir le projet. Massivement.

Il y a huit mois, les premières réunions d’organisation débutaient. Avec, en plus de ce coup de projecteur sur la richesse patrimoniale régionale, l’objectif de faire partie du top 5 des plus grands marathons français dès la première édition.